WAERA Taoufik

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 29 avril 2011

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WAREA Taoufik

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Dans un premier temps, j’avoue m’être demandé qui pouvait bien être Taoufik WAREA. Sylvie, notre fille aînée est venue à notre secours. Elle nous a rappelé que Taoufik faisait partie d’un groupe de très jeunes musiciens.à qui nous avions donné l’autorisation de venir répéter dans la cave. Sylvie et Marie Claude GIOVANNONI les connaissaient bien, car ils habitaient le quartier.

Ce que ne dit pas Taoufik, c’est que, par la suite, il fit partie, en tant que guitariste, d’un autre groupe, sous le nom de « ALARM« . A l’époque de la cave, je n’avais pas trop fait attention à ce qu’il faisait musicalement. Mais nous sommes touchés de la façon dont  il parle de ce temps là, que, je l’avoue, j’avais un peu oublié!

Apparemment, Taoufik n’a pas continué dans la musique. Il vit aujourd’hui dans le sud ouest, oû il a monté une affaire de services du bâtiment qui a l’air de ne pas trop mal marcher. En tous les cas, nous sommes heureux de sa présence sur le blog. En espérant une photo de lui!

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Chers Jacky et Denise!

Le saviez vous? Mes premiers accords de blues eurent lieu, non pas sur une scène quelconque, mais dans votre cave, à la Scala! Dans ce lieu, ou j’ai fait de nombreuses rencontres intéressantes qui m’ont permis d’évoluer musicalement. Je me souviens encore des odeurs de la cave, du talent de tous ces artistes et surtout de vous, Jacky et Denise, qui m’avez permis de passer des moments inoubliables et qui m’ont fait aimer la musique et tous les gens qui fréquentaient la Scala!

Pour tout cela, je vous remercie!

Taoufik WAREA 

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NETTER Jean Jacques

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 25 avril 2011

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NETTER Jean Jacques

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Photos de VEZENOBRES prises par J.J. NETTER, fin des années 70 

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A la fin des années soixante, Jean Jacques NETTER était un jeune architecte et venait très souvent à la Scala. Il faisait partir de la « bande » à Jan BRZOZOVSKI, UlysseLAUGIER et quelques autres, tous dingues de l’animation cinématographique. Ce fut une période très prospère pour la Scala, oû l’on cogitait pas mal sur le domaine de l’animation « image par image  » , « fondus enchaînés » ou autres techniques, qui étaient encore loins du numérique d’aujourd’hui! Jean Jacques contribua largement, en tant que scénariste-dessinateur-monteur, à la création de « la tête« , dont Jan BRZOZOVSKI était le réalisateur principal et dont, moi même, j’écrivis la musique électronique fort à la mode, à l’époque! Cette oeuvre gagna un prix d’animation qui nous ravit tous! Cela resséra les liens qui étaient déjà forts entre nous!

Quand l’époque de la Scala fut derrière nous, Jean Jacques et sa femme, vinrent nous voir à VEZENOBRES, à plusieurs reprises. En compagnie du fidèle André FITOUSSI qui fit plus que de mettre  »la main à la pàte » , il nous conseilla très utilement sur la façon de « retaper » notre maison, qui, à l’époque n’était qu’une (belle) ruine! Il fit d’admirables photos de celle ci, que nous gardons et regardons encore, avec toujours beaucoup de plaisir.

Puis, « Dédé «  FITOUSSI étant décédé, nous ne revîmes plus Jean Jacques, sans trop en comprendre ,  d’ailleurs, les raisons. Nous avons essayé de le recontacter à plusieurs reprises, mais en vain! En dehors de notre grande amitié du passé, nous ne possédons ni photo, ni témoignage de lui! Et c’est fort dommage!

Mais l’espoir fait vivre. Alors….

 

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SUCHY Jean

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 20 avril 2011

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SUCHY Jean

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Jean SUCHY à l’émission « Apostrophes » de Bernard PIVOT, le 20 février 1981

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Jean SUCHY est venu pratiquement au début de la Scala. Bien avant l’ouverture, nous l’avions rencontré  plusieurs fois, lors des fameuses soirées organisées par Pâris et Huguette ZURINI, rue Cabanis, Robert et Denise MEREDIEU faisaient partie des invités. Nous pensons que c’est par eux que Jean a atterri à la Scala. Nous n’avions aucune idée de ce qu’il faisait dans la vie, à l’époque, En revanche, il semblait s’intéresser à la météorologie. Sitôt arrivé à la Scala,  il s’approchait de Denise et moi et, avec un air mystérieux, il nous susurrait à l’oreille: » Je vous conseille de faire une grande provision d’eau, car une exceptionnelle  sécheresse s’annonce sur Paris et  la région parisienne! » On ne savait pas s’il plaisantait ou non. Mais il réitéra plusieurs fois ces mêmes recommandations, sans que la fameuse sécheresse et la pénurie d’eau ne se produisent! Avec une pointe d’ironie, nous prîmes l’habitude de l’interroger sur sa « marotte » et à chaque fois, il nous prédisait une nouvelle catastrophe. J’eus alors l’idée de le surnommer  »le faiseur de pluie ». Cela dura un bon moment, sans que Jean SUCHY ne change d’attitude! Longtemps après que nous l’ayons perdu de vue, nous évoquions encore son étrange comportement!   

Quelle ne fut pas ma surprise, en consultant récemment internet, de tomber sur une émission de Bernard PIVOT, « Apostrophes », qui présentait, en 1981, un livre, qu’un certain Jean SUCHY avait  écrit, en collaboration avec Chantal CINQUIN. Le passé nous rejaillit soudain à la figure. Nous étions nous trompés à ce point sur Jean, le « faiseur de pluie »?   

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Après mûre réflexion, je décide qu’on n’efface pas le passé. Je continue donc à penser, (avec d’ailleurs, une certaine tendresse), que Jean SUCHY fut, au temps de la Scala, un doux poète illuminé! Ce qu’il a pu devenir par la suite, n’enlêve rien à notre jubilation d’antan! En revanche, ce n’est certainement pas lui qui nous apportera des éclaircissement sur son « dada » de l’époque, car aux dires de notre délicieuse amie Denise HOURCADE-LAMARQUE-MEREDIEU, qui fut aussi son amie, il n’est plus de ce monde!

Contentons nous donc de nos souvenirs!

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LICART Jean Louis

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 14 avril 2011

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LICART Jean Louis

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Au début des années soixante, Robert GRETCH me tarabustait, en ne cessant de me parler d’un certain Jean Louis qui le faisait, parait-il, mourir de rire, tant il était drôle et, en fait, complètement « givré ». Il le connaissait de chez BARCLAY, la fameuse maison de disques, oû il était employé comme directeur artistique. Bien sûr je fus impatient de connaître le fameux Jean Louis! Puis un soir, je vis arriver, avec Robert, Jean Louis LICART, plutôt sympathique, mais rien de particulier. Il m’appri qu’il avait été guitariste de plusieurs groupes de rock, « Les Pirates », « Les Champions  » et qu’il avait même fait partie de l’orchestre d’Eddy MITCHELL ! Malheureusement, dixit Robert, il n’avait jamais tenu bien longtemps, à la même place, soit parce qu’il arrivait en retard aux répétitions et même sur scène, soit parce  que son comportement était plutôt bizarre et imprévisible. Résultat, la maison VOGUE ne voulut plus en entendre parler! C’est ainsi qu’un peu plus tard, on lui avait réservé, en guise de voie de garage et certainement par compassion, une minuscule soupente, oû il exerçait, tant bien que mal, sa fonction de « directeur artistique »! Le hic, c’est qu’il passait son temps à élever de gigantesques plantes exotiques, dans le « bureau » oû même une souris n’aurait pu entrer! Avec Robert, on riait beaucoup des facéties de Jean Louis LICART!

Jean Louis revint irrégulièrement à la Scala, toujours en compagnie de Robert! Mais il ne fut jamais un habitué. Pourtant, j’ai toujours eu l’impression de bien le connaître, comme un intime. C’est curieux, comme, avec le recul du temps, on réalise mieux ce que fut la vie de certaines personnes. A l’époque, quand on pensait à Jean Louis LICART, c’était toujours la rigolade assurée. Pourtant, je pense, aujourd’hui, qu’il souffrait d’une grande instabilité qui l’empêcha de se réaliser pleinement et c’est fort dommage, car le bougre avait un sacré talent de musicos. Et j’ai de la peine à en rire!

Jean Louis LICART est décédé en 1999. Bien trop jeune, à mon avis.

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KALAFATE Hadi

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 14 avril 2011

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KALAFATE Hadi

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Dans ce début des années soixante, les artistes présents, (il y en avait encore peu, à la Scala), avaient opté, sans aucune restriction, pour la « bonne » chanson, avec des textes qui « voulaient dire quelque chose ». Ce choix avait aussi été fait pour les guitaristes classiques de talent, dont la plupart, il faut le reconnaître, venait de  l’ »Académie de Guitare« , ou « ClubPlein Vent », tenu de main de maître par Gilbert IMBAR. Cette attitude artistique était, d’ailleurs, approuvée dans l’ensemble de notre  quartier de la « rive gauche », oû on y contestait fortement la vague dite « yéyée »  qui commençait à déferler un peu partout en France et surtout sur la rive droite de Paris. Il n’empêche que certains de ces « yéyés »  venaient tout de même à la Scala, en sages observateurs et on sentait qu’ils étaient souvent impressionnés par la solide culture musicale des guitaristes classiques! En revanche, je ne sais trop ce qu’ils pensaient des chanteurs « rive gauche »!

Hadi KALAFATE venait toujours en compagnie de Jacques DUTRONC, dont il était (et est certainement encore)  l’ami d’enfance. Avec ce dernier il était en contrat, chez « VOGUE », une maison de disques à la mode à cette époque, Il était un bon bassiste et avait déjà participé à plusieurs groupes, les fingers, avec Dick RIVERS, également à l’enregistrement des énormes tubes « Et moi et moi« , « Paris s’éveille« , « Plays boys, avec DUTRONC. Et surtout, avec le groupe « El Toro et les Cyclones » qu’il avait reconstitué en 1963. Hadi n’en parlait presque jamais à la Scala et le peu que l’on savait de lui nous revenait par le biais  de Robert GRETCH, qui était, à l’époque au courant de tout ce qui se passait un peu partout dans le métier, mais aussi chez VOGUE, car Robert  travaillait, lui aussi, dans cette boîte oû il était directeur atistique-adjoint de Leo MISSIR, si j’ai bonne mémoire!

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En revanche, Hadi était un déconneur invétéré et, avec Robert GRETCH, ils ne se privaient pas de nous faire profiter de leurs réjouissantes et éternelles facéties! Alors que le dénommé DUTRONC était plutôt réservé!  

C’est curieux, mais malgré le manque apparent d’affinités avec ces purs produits de la « rive droite », nous recevions régulièrement leur visite, que ce soit celles de Jean Louis LICART ou Claude CIARI ( neveu de Robert GRETCH), ainsi que quelques autres!

Décidément, la Scala sans en être le berceau, abrita tout de même, quelques « yéyés », pourtant honnis de notre univers! Mais ce fut aussi cela, la Scala: la tolérance et la diversité!

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Hadi en 2010

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PS. Il est juste de reconnaître, avec le temps passé, qu’il ne faut pas confondre les chanteurs »yéyés d’alors qui ne connaissaient, au mieux, que trois accords de guitare, avec certains groupes de rock, dont sont issus de vrais musiciens, devenus aujourd’hui, des grands, par exemple, André CECARELLI, dans le jazz! Ou Hadi KALAFATE et bien d’autres! Il faut dire, qu’à l’époque, on était plutôt rigides sur nos détestations, même si certaines étaient parfois justifiées!

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XHEMIL

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 14 avril 2011

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XHEMIL

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XHEMIL dans XHEMIL xhemil-21

Depuis pas mal de temps, j’avais une irrésistible envie de parler de XHEMIL! Quel personnage! Celui ci rappliqua un beau soir, un étui de guitare en bandoulière et l’air complètement ahuri. Il avait un visage rigolard et le cheveu hirsute, qui prêtaient à rire au  premier abord. Personne ne le connaissait et on ne savait comment et par qui il était venu. L’air imperturbable, il tira une guitare du vieil étui passablement élimé, se campa devant l’assistance plutôt médusée et se mit à chanter d’une forte voix de crécelle, tout en battant vivemement la mesure du pied et en hachant ses mots avec beaucoup d’excitation:

« On m’appelle la gamelle 

Je suis pas d’ceux qui ensorcellent

Les demoiselles

Qui pourtant tombent dans mon escarcelle 

Comm’ des hirondelles…. »

Je cite de mémoire ! S’ensuivit, alors, un époustouflant chapelet de phrases plus ou moins farfelues dont on avait du mal à savoir si le gars chantait sérieusement ou s’il essayait de faire de l’humour!Evidemment, quand il eut fini sa chanson, quelques habitués, Manou ZURINI, « Béru » et Etienne BERTHELOT en tête, dont on connaissait d’avance la critique goguenarde, se mirent à l’applaudir à tout rompre, ! Puis ils lui demandèrent, sans rire, s’il avait l’intention de faire carrière dans la chanson. Mais le gars, qui nous dit s’appeler XHEMIL, acquiéça simplement et nous avoua même qu’il hésitait à faire un choix entre plusieurs offres alléchantes de maisons de disques. Il semblait, d’ailleurs, ne pas s’apercevoir des moqueries qui n’osaient s’exprimer ouvertement à son égard, mais bien réelles. Je dois dire que ce n’était jamais foncièrement méchant! 

Quoiqu’il en soit, il faut croire que le lieu convint quand même à XHEMIL,  car il revint les jours suivants, chantant toujours «  la gamelle«  avec la même assurance et la même conviction. Ce qui provoquait une hilarité croissante. Au point que, petit à petit, et l’habitude aidant, on finit par s’habituer au « comique » de l’ami XHEMIL et à oublier même de se moquer.  Alors XHEMIL entra dans le statut  d’habitué normal! Par la suite, il chanta d’autres chansons, tout aussi surréalistes, voire débiles que la « gamelle » ! Mais celle ci  resta incontestablement, son « tube » de prédilection qu’on lui  redemandait sans cesse! Cela étonnait les nouveaux arrivants qui  se demandaient le pourquoi de cette unanimité à trouver géniale cette chanson pour le moins bizarre!

Oui, je tenais à parler de XHEMIL! Il fut, à la Scala, une sorte de vedette, loin de passer inaperçu. Ce fut   aussi le cas de CHICHOUNE, pour des raisons bien différentes! Et surtout pour notre ami Jean Paul SEVRES, qui joua beaucoup sur la notion du « bide ». Cela lui réussit plutôt bien!(N’oublions pas que le fait de « ramasser une gamelle » est synonyme de « bide », dans le jargon du métier de baladin!). XHEMIL, lui, ne fit pas carrière, mais je pense que la Scala lui apporta, malgré tout, une chaleur familiale et, pourquoi pas, une sorte de rêve de gloire à sa mesure, même si je crois qu’il ne fut jamais vraiment dupe du personnage qu’il représentait!

Si XHEMIL lit un jour ces quelques lignes, j’espère qu’il ne s’en offusquera pas. Qu’il sache, au contraire, que pas mal d’ex habitués gardent encore de lui un souvenir festif et ému de son passage à la Scala et de son éternelle et réjouissante bonne humeur!           

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DOUMENJOU Alain

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 7 avril 2011

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DOUMENJOU Alain

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SALTA, en Argentine

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Chère Denise, cher Jacky!

Merci de votre message auquel je réponds avant d’aller sur le blog dont vous m’avez donné le lien.

 Je suis ravi d’avoir ainsi de vos nouvelles après tant d’années, ce qui nous ramène les uns et les autres à ce temps passé de notre jeunesse! (Cela dit, sans nostalgie exessive!)

Que devenez vous et oû jouissez vous (du moins je l’espère) d’une retraite bien méritée?

Comme vous l’avez sans doute appris, depuis bientôt deux ans, je vis dans le nord ouest de l’ Argentine, à SALTA, ce qui était sans doute déjà inscrit à mon insu dans ma destinée dès la « grande époque » de la Scala, dans les années soixante.J’y suis comme un poisson dans l’eau et y profite pleinement de ma retraite, après vingt trois ans, pendant lesquels je n’ai cessé de voyager dans cette région du monde et d’y forger de solides et fidèles amitiés.

Après avoir raccroché  ma robe d’avocat, je puis enfin donner libre cours au chant et à la guitare, qui, ici, font partie intégrante de la vie quotidienne, et celà au pied des Andes et à deux pas de la BOLIVIE et du CHILI.

A bientôt sur le blog

Très amicalement.

Alain. 

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Et bien voilà, tout est (à peu près) dit! Qui doutera encore que la Scala eut une influence musicale sur certains de ses habitués? Surtout quand il s’agissait de musique sud américaine et plus précisément du riche folklore de la Cordillère des Andes! (Alain en était déjà à l’époque amoureux fou!) Mais quel bonheur de l’avoir « retrouvé », même si c’est au bout du monde!La musique, si elle adoucit les moeurs, rapproche aussi les coeurs!  

Cher Alain, je suis trop impatient, je ne résiste pas à la tentation de te publier sur le chant… pardon, sur le champ!  

De toute façon: A suivre!

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RICHOMME Jean-Marie dit BAMBINO

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 6 avril 2011

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RICHOMMME Pierre-Marie dit BAMBINO

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Le 14 02 2014. Je viens d’apprendre, par Anne THOMAS et Magali TE PASS, que « BAMBINO » s’appelle en réalité Pierre-Marie RICOMME! Donc acte! Le début de ce qui suit n’est plus valable mais je le laisse pour mémoire: 

Quand j’essaie d’ouvrir mes « tiroirs aux souvenirs », je tombe invariablement sur deux cas. Le premier, c’est celui de personnages dont les aspérités humaines furent suffisamment en avant  pour que je puisse les reconnaître et les faire plus ou moins revivre tels qu’ils étaient, (du moins, à mes yeux), dans le contexte de la Scala. Ce n’est pas pour autant facile, mais ça me permet de me rappeler certaines anecdotes les concernant. C’est le cas, par exemple de « CHICHOUNE« .

Le deuxième cas est plus complexe. C’est celui de ceux qui sont venus pendant des années mais dont, hélas, je ne retiens que des images floues. C’était au début de la Scala. BAMBINO faisait partie de la bande à la famille PREVOST. dont il fréquentait l’une des filles. Laquelle? Je ne m’en souviens pas. Comme les PREVOST, « BAMBINO » habitait le quartier et il était constamment présent à la Scala. Il a du vivre des petits drames ainsi que des petites joies, comme il est normal d’en trouver dans toutes les concentrations de jeunes du monde! Il est vrai que BAMBINO était un garçon plutôt charmant, au visage agréable. Il faut reconnaître, tout de même, qu’il était assez effacé, à côté des filles PREVOST, Martine, Danielle, Françoise, ou Alain et « BIBI » etc..qui brillaient par une forte personnalité! Ceci pourrait expliquer cela! Par ailleurs, je ne sais qui lui trouva le sobriquet de BAMBINO, lequel surnom fut en vogue, à l’époque, grâce à la chanson  interprétée par DALIDA! C’est peut être ce mythe que je retiens inconsciemment, aujourd’hui! Toujours est-il que personne ne l’a jamais appelé autrement. J’ai demandé dernièrement à Alain PREVOST s’il se souvenait de BAMBINO! A ma grande surprise et déception, il m’a répondu qu’il ne le connaissait pas! Cela me rend perplexe, à me demander si mes « tiroirs à souvenir » n’auraient pas sérieusement pris l’eau! Ou, peut être, ceux d’Alain, s’il en a!

En fait, je suis incapable de me souvenir d’une quelconque anecdote sur BAMBINO. Ah, si, après avoir traîné à la Scala pas mal de temps, il monta ou reprit un établissement à bières, nommé le May Flower, si ma mémoire est bonne! Il déserta définitivement la Scala. Mais c’est drôle, je ne m’en aperçus presque pas! C’est dire que je ne lui en ai jamais voulu!

Malgré tout, j’ai la solide conviction que BAMBINO doit impérativement figurer dans ce blog. Après tout, malgré sa discrétion, à la limite de l’effacement, il fit partie jntégrante de la grande famille de la Scala! Il ne me reste  plus qu’à attendre un miracle:

Que BAMBINO se manifeste!

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BESSON Kleber

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 4 avril 2011

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BESSON Kleber

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Kléber vint, en compagnie de son plus jeune frère, dans les premières années de la Scala. Il n’était pas spcialement timide, mais plutôt réservé, voire un peu distant. En fait, il était nettement plus jeune que les autres guitaristes classiques, tels Ramon CUETO, Jörgen KLATT, José Maria SIERRA, Betho DAVEZAC ou  Jean DOMENECH DE CELLES. Je crois qu’il était impressionné devant tous ces maîtres qui se comportaient d’une manière décontractée avec les habitués! En revanche, quand Kléber jouait, il se métamorphosait et plus rien d’autre ne comptait que son instrument. On sentait déjà, en lui, malgré son très jeune âge, une énorme maturité d’interprètation. En dehors de cela, je ne l’ai pas connu très liant avec les autres. Au demeurant, quand on s’adressait à lui, il était plutôt sympathique. Dans mes souvenirs, je vois, depuis toujours, Kléber élève de Roger DELVOYE, qui fut, pour moi, son tout premier professeur. C’était le temps oû Roger donnait des cours dans la cave de la Scala. Il avait, aussi, un cours au Conservatoire Municipal de Musique de L’Hay les Roses. Aurais-je, à ce point, un trou de mémoire? Je ne le crois pas! Pourtant, je commence à douter, car je ne trouve nulle part sur internet, (voir ci dessous), le nom de Roger DELVOYE, concernant les débuts de Kléber BESSON! J’avoue que cela me chagrine un peu! Car j’ai toujours eu une grande estime et une grande admiration pour mon ami Roger, parti de rien et tellement modeste sur tout ce qui touchait sa personne! Cela n’enlève en rien, bien sûr, le talent de Kléber BESSON et la belle réussite qu’il a amplement méritée!  

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Si Kléber BESSON tombe, par hasard ou pas, sur ce blog, il pourra m’ôter ce doute qui me  chagrine tant!

Nous sommes tout de même fiers de son passage, pendant un bon bout de temps, à la Scala!

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CHICHOUNE

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 2 avril 2011

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CHICHOUNE

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Par moments, je m’en veux un peu de ne pas avoir retenu le nom de tous les habitués de la Scala! Il faut dire qu’ on n’y faisait pas attention, à l’époque! On demandait rarement son nom à un habitué. Cela s’expliquait, par notre désir, peut-être inconscient, de laisser à chacun une totale liberté. Un nom, quelle importance? C’est ce qu’on voulait croire! La vraie raison, c’est que j’adorais donner des surnoms! Je pensais que cela faisait plus intime, plus familial. C’est ainsi que j’appelai le nouvel arrivant :  « CHICHOUNE ». Il avait, en effet, l’habitude de ponctuer ses phrases par de tonitruants : »Oh, fan de chichourle« ! Expression bien connue du côté de Sète. Par la suite, ça s’est transformé en « CHICHOUNE »! 

Robert GRETCH a dit, quelque part, dan ce  blog:«  Quand on arrivait à la Scala pour la première fois, on n’était rien. Puis, quand on en ressortait, on était devenu un personnage! » Je ne sais pas si c’était la réalité à la Scala ou un peu éxagéré, de la part du facétieux Robert, mais ça illustre bien  le cas de CHICHOUNE! Il se pointa à la Scala, un beau soir, vers la fin des années soixante. Il venait de son PEZENAS natal, embauché comme manoeuvre sur un chantier parisien. Comment et par qui est il arrivé à la Scala? Mystère! Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’au départ, CHICHOUNE  n’avait aucunement le « profil »  des « artistes » ou de la majorité des autres habitués de la Scala. Il était petit, pas très beau et portait de grosses lunettes aux verres épais, car il était très myope, Il était toujours vêtu, du moins au début, d’un bleu de travail, qui était, je dois le dire, d’une impeccable propreté. Il parlait fort, avec un accent prononcé du mid. On considéra, alors, que sa  »culture générale » était plutôt limitée. Ce qui n’était pas totalement vrai. Il faut dire qu’il était, surtout, d’une rare  naïveté pour toute chose! Ce qui, là, aussi, n »était pas tout à fait exact, mais qui faisait néanmoins sourire plus d’un habitué! Pourtant, petit à petit, le personnage de CHICHOUNE nous parut moins primaire qu’on le pensait au début! Observateur, il comprit vite que son accent et son bagout plaisaient à l’assistance!  Surtout aux filles, qu’il faisait rire, en leur racontant des histoires, qu’il améliorait progressivement. En plus, il était généreux et, en fin de mois, quand il touchait sa paye, il invitait tout le monde à boire un verre, à la Scala ou ailleurs. Il se mit, aussi, à s’intéresser à la musique et aux chanteurs. Certes, il ne devint jamais un specialiste de la musique ou de la chansont, mais ce fut suffisant pour qu’il soit adopté par tous, y compris par les « artistes ». Il fit même, un certain temps, de louables efforts pour nous persuader que Georges BRASSENS et Boby LAPOINTE, issus de la même région que lui et qui étaient déjà connus, à cette époque, faisaient partie de ses intimes! Pour ne pas le décevoir, nous jouiions amicalement le jeu. Ce dont il n’était pas dupe! Mais son but était d’être intéressant à tout prix! Toujours petit à petit, il fit son  bonhomme de chemin, changea de tenue vestimentaire et devint plus couleur locale. Bref, malgré son handicap supposé, il s’enhardit et fréquenta quelques filles, ce qui le hissa au rang de pilier incontournable de la Scala! » Embauché sur un autre chantier, il resta à Paris et devint au fil du temps, un « personnage« , tout comme l’a si bien  dit  Robert GRETCH ! Au cours des années 70, sans prévenir, il disparut, comme il était venu et on ne le revit jamais!

Ne souriez pas, beaucoup le regrettèrent! CHICHOUNE fut un exemple heureux de la diversité des gens qui passèrent à la Scala. Et cela me fait plaisir  de le faire entrer dans ce blog! Au fait, à défaut d’avoir, un jour, son « témoignage », j’aimerais bien que ceux d’entre vous qui l’ont connu, viennent apporter un complément à mes propos!

  

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