• Accueil
  • > Archives pour janvier 2009

ZURINI Emmanuel dit « Manou »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 31 janvier 2009

 

 ZURINI Emmanuel dit « Manou »

zurinimanou19611.jpg

Manou, formule 1 des années Scala!

 ZURINI Emmanuel dit

*

Il y a tellement de choses à dire sur Manou! Un grand bonhomme, haut en couleurs, un bagout et une répartie sans pareil, du charme à revendre. Des talents divers, pour la conduite des bagnoles de courses, pour la photo! La preuve? Il devint très vite le photographe le plus demandé sur tous les circuits du monde et ce, pendant de nombreuses années! Un foule incroyable d’amis, tous champions de motos et de formule 1, qu’il a amenés à la Scala, et qui sont devenus des habitués. Des noms? Jean Pierre BELTOISE, JABOUILLE, OFFENSTADT, SERRES, BEHRA,  BONNET, MAZET, des chroniqueurs de bagnoles de courses, tel Johnny RIVES, etc.., j’en oublie!… Un talent de musicien , le côté artiste de Manou, qui, un temps, se permit d’accompagner, au pied levé, si je puis dire, Robert GRETCH dans des tournées musicales!Un fabuleux talent de raconteur d’ histoires, et puis, plus tard,  un appréciable talent de sculpteur spécialisé dans les voitures, pas forcément de course, des expositions un peu partout dans le monde, activité artistique qu’ il pratique encore aujourd’hui, avec, bien entendu, une parfaite réussite!

J’allais oublier:une passion incontrolable pour le héros de Frédéric DARD, le commissaire SAN ANTONIO, passion qu’il partageait avec Jacques GODREUIL, surnommé, d’ailleurs, « Béru »,  Jean Michel GIORGI et un gars dont j’ai oublié le nom et que Manou avait surnommé: »la gonfle », plus quelques autres! Cela fit de très belles soirées de rigolades, car les loustics récitaient par coeur, de larges passages de ces mémorables bouquins!

Pour situer définitivement Manou, il rappliqua un soir, en compagnie de Jean Michel GIORGI, en tirant une remorque sur laquelle se trouvait une bagnole style formule 1 ou 2, dont je suis bien incapable de me rappeler la marque, mais qui avait, si mes souvenirs sont bons, gagné le grand prix de Monaco et que Jean Michel, bourré de fric, avait rachetée! Et les voila, à deux heures du matin, faisant pétarader l’engin, pour un tour symbolique du pâté de maisons! Je ne dis pas l’amour que m’ont porté, ce soir là, les flics du 5e arrondissement!! En revanche, je peux avouer qu’un soir, Manou, ayant, comme on dit, un peu « dépassé les bornes », Denise , d’un ton qui se voulait autoritaire, lui dit: » Prends la porte! » C’est ce qu’il fit, dans un grand éclat de rire de l’assemblée, en dégondant celle ci, je parle de la porte et en l’emportant « manou militari » dans la rue, malgré le zéro degré qu’il faisait dehors, car on était en hiver! J’arrête, parce que des anecdotes de cet acabit, concernant Manou, provoqueraient un embouteillage dans ce blog que je tiens à garder dans des conditions sereines. 

 J’ajoute qu’ en plus de toutes ces gesticulations bien  humaines et sympathiques,  Manou était pourvu d’ une grande sensibilité et avait le coeur sur la main! Comme nous nous sommes revus depuis, je peux affirmer qu’ il est resté le même… 

Et puis et puis…Manou était le fils de mon grand ami Pâris… C’est dire que tout cela se passait en famille! Voila ce qu’il a pondu, chéri:

                                                                                                                                                      *          

La Scala for ever!

La Scala, Jacky, Denise, la rue Lacépède, l’Inca, la Scala, succursale de la maison mère de Milan, chez Adèle, rue Linné, « Béru » (Jacques GODREUIL), Henri SALIS, les PREVOST, Rodolphe KARSENTY, Dédé FITOUSSI, que de souvenirs, que de personnages aussi différents les uns que les autres! Quelle époque! Passéiste, sùrement pas, car ce vivier de talents n’ est pas né par hasard! Sans le charisme de son géniteur, Jacky, cette formidable ambiance artstico-déconno-culturelle n’aurait jamais existé! Le proche voisinage du resto végétarien de Pâris ZURINI n’y était pas étranger, non plus.

Quel endroit, dans Paris, pouvait se targuer d’autant d’activités à la fois? Les joueurs d’échecs côtoyaient les poètes et les musiciens de tous poils. Cette faune variée cohabitait dans la plus grande tolérance et quand de nouvelles têtes passaient la porte, elles s’intégraient tout de suite ou bien on ne les revoyait plus jamais, nous trouvant certainement vulgaires ou bruyants. Pourtant, tous ces gens qui fréquentaient assidument l’endroit, n’avaient rien d’ordinaire ou vulgaire! De classes sociales différentes, tous se fondaient dans la masse. Les « cons », voyant qu’ils n’étaient pas à leur place, ne nous ennuyaient jamais longtemps, ils s’autoéliminaient!

Mes plus mauvais souvenirs viennent des jours de fermeture. Là, on se retrouvait orphelin, à poil et un peu paumé, tant ce climat familial nous faisait soudain défaut.

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de connaître ce lieu magique, je leur laisse le soin d’imaginer ces soirées interminables, avec des mecs comme Jacques DUTRONC, inconnu à l’époque, Maurice DULAC, Bernard LAVILLIERS, mêlés à des champions d’échecs, comme Robert HANNA ou àdes pilotes automobiles, comme Jean Pierre BELTOISE ou François CEVERT.

Quand, au hasard des rencontres, je tombe sur un vieux pote, et j’en ai quelques uns, c’est une fois sur deux, un ancien de la Scala! J’y ai, moi même, rencontré ma première femme Michèle en 1964 et quand, plus tard, je suis tombé sur Dominique, la deuxième, elle m’a présenté son ami d’enfance, un certain Serge LAMA, c’était en 1976. Il a été surpris quand je lui ai dit que je connassais son papa, (monsieur CHAUVIER, note de Jacky). En effet, cet homme fort sympathique qui fournissait la bière emblématique, j’ai nommé: la bière EKLA! Pour les amateurs de bons mots, dont Jacky a toujours été friand, quand un nouveau client se présentait au bar, au « tôlier »et demandait: « Vous avez de la bière? » Jacky répondait systématiquement: » de l’ EKLA oui! »

Voilà, il y a des centaines d’anecdotes comme celle ci, il faudrait un bouquin de cinq cent pags pour tout raconter, mais je ne veux pas m’accaparer le blog à moi tout seul!

Place à d’autres anciens!

Emmanuel ZURINI, appelé « Manou » par ses proches.

                                                                                                     

                                                       articlemanoupage1.jpg   

                                                             AUTO HEBDO du 10 septembre 2008 (page 1)

                                                                             Cliquez pour agrandir

                                                      articlemanoupage2.jpg

                                                                                    AUTO HEBDO (page 2)

                                                                                      cliquez pour agrandir

                                                                                                              

                                                                               

Publié dans ZURINI Emmanuel dit "Manou" | Commentaires fermés

LOUTCHEK Marc de

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 30 janvier 2009

*

LOUTCHEK Marc de

marcdeloutchek.jpg

*

 

 Beau comme un Dieu, talentueux comme un Grand, vêtu comme un Prince, gentil,  généreux, fidèle  et séducteur, tel était Marc et j’en passe! Il est venu du début jusqu’ au dernier jour de la Scala, où il jouait encore, ce fameux 31 mars 1975, au milieu de tous ses nombreux amis réunis !

 Combien de merveilleuses soirées avait il animées entretemps, à la Scala, dans ce lieu qui était devenu le sien,  je ne pourrais les compter! En compagnie de son inséparable troupe de musiciens et chanteurs russes, il  prenait toujours un plaisir fou à s’y « produire » ! Curieuse et flatteuse alchimie qui m’a toujours fasciné. Car Marc et sa troupe passaient dans les plus grands cabarets et hauts lieux musicaux de la capitale! Mais la Scala était leur fief naturel!

Et ce n’est pas le fait d’avoir appris, par le biais d’internet et par hasard, alors que je cherchais les coordonnées de son fils, que Marc était passé récemment au paradis des musicos, (le 20 décembre 2008), qui va changer quelque chose  à mon regard  jubilatoire et ému sur le personnage extraordinaire qu’ il fut! 

   

marcsonfilspascalbielkalaurentetigor.jpg

Pascal, fils de Marc, Marc, Bielka, Laurent, Igor, de merveilleux musiciens et chanteurs russes!

*

marcetsafemmeolgachezvodkaen1962.jpg

Marc, sa femme Olga, chanteuse de grand talent et musiciens tziganes, chez « Wodka »

   

Excuses: l’enregistrement de ces bandes a souffert de ses quarante ans  d’âge….

Mais le coeur reste le même!

Publié dans LOUTCHEK Marc de | Commentaires fermés

LAUZAINGHEIN Henri de

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 22 janvier 2009

*

LAUZAINGHEIN Henri de

 *

 henridelauzaingheim2lebon.jpg

Je l’ai toujours appelé: » blazer », car il en portait un en permanence. Je dois avouer que je donnais des surnoms à pas mal de potes, peut-être parce que j’avais la flemme de me souvenir de tous les blases, (sans jeu de mot)! Mais lui, garçon racé et bien éduqué, ne s »en est jamais offusqué. 

Ce n’était pas un « artiste » (dans le sens de « baladin » chanteur-guitariste, catégorie qui pullulait à la Scala), mais pas mal d’habitués avaient grand plaisir à discuter avec lui, moi le premier, car Henri était très cultivé et ses relations amicales étaient aussi nombreuses que diversifiées ! Peut-être parce qu’ il s’intéressait beaucoup aux autres et qu’il parlait très peu de lui! La preuve, c’est (excuse moi, Henri) que je n’ai jamais vraiment su ce qu’il faisait en dehors de la Scala!

J’allais oublier: c’était un très bon joueur d’échecs! 

*

Chers Amis!

Tout d’abord, pardonnez moi d’ avoir mis tant de temps à vous répondre. La Scala, pour moi, c’est toute une période de ma vie, presqu’une autre vie! Il y a une vie avant la Scala, une autre, pendant ma période Scala et une autre après! Toutes les trois totalement différentes.

Un mot du contexte: j’ai été au quartier à partir de 1960, jusqu’en 65, à peu près.. C’était la guerre d’Algérie, la période de l’ O.A.S., la nuit bleue, etc…A part ces « problèmes », petit rappel: il n’y avait pas la pilule, l’avortement était cher, dangeureux et, en plus, menait vite en prison!!! A cette époque, rien que ce sujet déclenchait une angoisse, chaque mois!

La Scala était un hâvre de paix et de tranquillité, on n’y parlait guère politique, l’argent n’était qu’un mal nécessaire et la plupart s’en foutait complètement!

Manou n’avait pas un sou, mais conduisait des voitures de sport, je n’avais pas un sou, moi non plus, mais je pilotais des avions!! C’est un âge extraordinaire, une époque extraordinaire, peut-être un peu les deux!

La Scala était « décorée » humblement, et sa surface limitée, mais on était mieux que partout ailleurs. Les amitiés étaient nombreuses, d’une variété invraisemblable et durable.

Je ne veux pas parler de tous les personnages de la Scala, mais seulement de quelques uns, car ce serait bien trop long!

Par ce blog, je viens d’avoir des nouvelles de Moustique et je suis bien aise qu’elle aille bien! J’ai souvent pensé à elle, en me demandant ce qu’elle était devenue. Je me souviens de sa minuscule chambre, (son placard à balai, disait-elle), de l »avenue de la Grande Armée, où je l’ai ramenée bien souvent.

Moustique, j’espère que tu me liras ici, c’est Henri qui pense à toi et t’embrasse!

Peter KAISER, un que je n’oublierai jamais et qui m’a rendu un service inestimable, comme cela, sans discuter, sans hésiter, sans même que je lui demande quoi que ce soit, simplement parce qu’il a su que j’avais besoin d’aide!

Tous parlent de Rodolphe, sa vie a été très dure, sa mère était marchande des quatre saisons, à la porte de la Chapelle. Il n’a jamais connu son père, son enfance, il l’a passée en totalité dans la rue. Il n’aimait pas l’école et comme on ne lui disait rien, il n’y allait pas! C’était son grand regret. Il n’en avait pas moins un coeur énorme et des qualités humaines que devaient bien lui envier des universitaires.

Un personnage différent mais extrêmement attachant, c’est Francis LEMARQUE. Au début, il venait de temps à autre et nous avons sympathisé. Je crois qu’il était un peu embarrassé de son vedettariat, mais je n’attendais rien de lui et lui, rien de moi, alors on parlait de choses et d’autres, ni de musique, ni de chansons. Je crois bien que cela le reposait. Il m’a invité deux ou trois fois chez lui. Je me souviens d’un jour où il se plaignait des « journalistes qui écrivent n’importe quoi ». Il me montrait des coupures de presse. Pendant ce temps, ses enfants couraient en tous sens, en faisant un boucan terrible. Alors, il m’a demandé:

« D’après vous, combien sont ils? »

Je lui réponds: « au moins cinq! »Il était ravi: » Ils ne sont que trois! »

Que ces trois-là sachent que leur père n’était pas qu’un artiste de talent, mais un humaniste, un homme de coeur discret et modeste, comme tous les vraiment grands!

Je me souviens, je me souviens, a-t-on le droit de se souvenir de tout?…. Pépé TOVAR, je lui demandais toujours: «  Pépé, joue moi une « buleria« , por favor! » Mais il ne voulait jamais tout de suite!

Elle était belle, belle, plus que belle, elle était de ces femmes qui sont éclatantes, elle riait, mais elle était mesurée, c’est peut-être idiot ce que je dis, mais je ne vois pas d’autres mots! Alain BELTOISE et elle arrivaient de Montlhéry, chacun avec une voiture identique qu’ils testaient. De petites voitures très basses. Ils ne restaient pas longtemps à la Scala et repartaient vers le sud de Paris, au delà d’Orly où habitait BELTOISE. Cette route lui faisait peur, parfois. Un soir, j’arrive à la Scala.. Un silence pesant et puis quelqu’un lâche: « Elle est morte ». Sa voiture avait décollé et s’était écrasée contre un pylone!! C’est, encore, aujourd’hui, un souvenir pénible. Pourtant, je la connaissais peu!

A la Scala, il y avait toujours un jeu d’échecs en place. Cela tombait bien, les années 60-65 sont celles où j’ai le mieux joué. Dans ces années, j’étais classé 40e joueur en France (étranger classé compris), En 1960, j’étais encore 46e! Après, j’ai arrêté la compétition. Parmi les joueurs de la Scala, Robert HANNA était le plus fort et le plus combatif. C’était, par ailleurs, un type exceptionnel, plus gentil et sympa, je ne connais pas! Claude, dit le « beauf« , le frère de Denise, était un assez bon joueur, quant à Vitold, il n’aimait pas perdre!!

Encore quelques mots sur deux personnages, dont on n’a pas  parlé: Souvenez vous de  »Jésus« , assez grand, très maigre, avec une vieille canadienne en loques et des cheveux qui lui tombaient sur les épaules? Il faisait des dessins sur les trottoirs du Boul Mich. J’étais stupéfait en le voyant, car je le connaissai bien! C’était certainement le plus riche des héritiers qui sont passés à la Scala! Son père, polytechnicien, possédait plusieurs usines et un hôtel particulier, avenue Foch. Je l’ai connu au lycée, en troisième et seconde. Il arrivait en Buick et chauffeur, en casquette et un vêtement ridicule, petit costume gris, avec gilet, pantalon court qui arrivait aux genoux, on rigolait un peu, il vivait hors du temps! Un jour, il a craqué, fugué et disparu! Il me l’a dit lui même. Il en avait assez de cette vie aseptisée. Malade, avec cette vie (bizarre) de bohème, je crois qu’il est mort, assez jeune. Etrange Scala!

L’autre personnage, c’est NADAUD, (Jean Michel GIORGI, fils de la créatrice des « cours Nadaud », note de Jacky), c’était un grand ami de Manou, avec qui il faisait des courses  de côtes. Parmi ses extravagances, on l’a vu arriver devant la Scala en Bentley, remorquant une Ford (que Jean Michel  et Manou avaient ramenée du Grand Prix de Monaco, si mes souvenirs sont exacts. Note de Jacky). Jean Michel courait avec la Ford, à Montlhery, mais il ne pouvait pas s’en servir sur route! Equipage étonnant! Il utilisait, aussi, dans ses tournées, une Alfa Roméo!

Les frères LENGEN, Bernard et Philippe, ma chère Betty, qui n’est plus, MOUSTIQUE, petit bijou humain, Rodolphe, au coeur d’or, Peter, Pâris, le magnifique, toujours souriant et au charisme peu commun, Gabriel qui peut être fier de son père!

                                   bettytruck21.jpg

          Betty TRUCK, journaliste et amie d’Henri et que personne n’a oubliée!

                                    Photo  fournie par Henri de Lauzainghein 

J’aimais beaucoup Maurice FANON, qui passait à la Méthode, mais rien de comparable, même de loin, avec la Scala! (Maurice FANON était un ami et venait « aussi » à la Scala, note de Jacky.)

J’aurais encore trop de choses à dire. Il se fait tard.

Jacky et Denise, vous le savez, sans doute, ce n’étaient pas seulement des clients que vous aviez autour de vous, mais une espèce de communauté disparate et amicale, sincère et attachante, et le lien, c’était nécessairement vous! J’ai décrit quelques personnages, en fait, cela ne veut rien dire. La Scala n’était pas une simple addition, c’était un monde à part, qui m’a probablement sauvé à une époque très difficile de ma vie!  Je vous remercie de ce petit monde que vous avez créé et porté pendant des années! 

                                                                 Souvenirs d’Henri.

 

Publié dans LAUZAINGHEIN Henri de | Commentaires fermés

MARGERIDON René

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 19 janvier 2009

 

*

MARGERIDON René

*

René faisait partie de la « bande à PUJOL« . Il y avait là, Jacques AUDOIR, Pierre ANDRO, Jean BRUCE, Michel DOUSSY, René MARGERIDON, Michel CARNAL, Christian DURANDET, Marc ILLEL, Jean Pierre MOGUY, Yves NOUCHI, Gérard PABIOT.. et Alain PUJOL, bien sùr!

C’était une bande d’énergumènes, baroudeurs à travers le monde, tous fous du micro baladeur, du stylo ou de la caméra, et qui n’avaient, comme on dit, pas froid aux yeux! Après une absence parfois prolongée, ils rappliquaient toujours ensemble, comme les dix doigts de leurs mains qu’ils n’hésitaient pas à foutre sur la gueule de ceux qui auraient attenté à l’honneur de la famille Scala! 

Je ne ments pas, c’est arrivé!

 *

La Scala retrouvée

C’est loin dans le calendrier de ceux qui comptent

Mais c’est seulement hier dans celui de ceux qui rêvent

Ils s’appelaient Alain, Christian, Michel, Pierre, René,

ces aventuriers que le bourgeois appelle « journalistes »

et que les femmes évoquent comme des « étrangers de passage ».

Ces reporters du bout du monde fantasmaient sur l’Ami

qui savait toujours allumer une lumière au bout de leurs errances.

Il s’appelait Jacky, un peu fou comme eux, bien davantage poète.

Avec Denise, sa bien aimée, il attendait le retour de ces oiseaux

qui ne faisaient que passer.

Alors, pour eux, lui, Bénito, et quelques autres

avaient construit un perchoir, la Scala.

Quelques minutes, quelques heures, quelques jours, 

presque quelques siècles, 

certains sont partis vers d’éternels rivages.

Les autres ont gardé dans leurs coeurs

le souvenir de cette joyeuse lumière.

René MARGERIDON. 

*

Reçu ce 23 09 2009, ce message de l’ami René. Sympa, non? 

margeridonrenemaildu23092009.jpg

 

   

 

Publié dans MARGERIDON René | Commentaires fermés

DAUMAL Denis

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 18 janvier 2009

*

 DAUMAL Denis

*

Il est le neveu du grand poète français René DAUMAL.

Il a promené à la Scala, pendant pas mal d’années, son charme flegmatique et son humour à froid. Grand connaisseur et passionné d’objets d’art, qualités qu’il possédait, déjà, à la Scala, (et ailleurs), il est, aujourd’hui, président de l’Alliance Européenne des Experts.

Et, comme il a de qui tenir, il n’oublie pas, en guise de « témoignage », de manier, à la fois, son fameux humour et son goût de la poésie !

 Et nous, ça nous ravit d’avoir Denis sur nos tablettes!

Avec ou sans larmes!

*

daumaldenisen1969.jpg

Denis en 1969

Chère Denise et Jacky.

J’ai jeté un coup d’oeil au blog, c’est très sympa, mais ce sera copieux quand tout le monde y aura été de sa « larme ».

J’ai envoyé un mail à Luc (DAUMAL, son frère, ndld) pour voir s’il avait gardé des enregistrements de ses chansons, au cas où…

A-t-il,  aussi, des photos d’époque, à voir…

Pour ma part, je sais que pour un blog, la concision s’impose, merci pour la vacherie!

Mais le défi m’intéresse et au diable la concision extrême! La cure de jouvence que cela apporte, mérite bien que l’on fasse fi des convenances informatiques.

Je vous embrasse  tous et vous souhaite une année 2009 à l’échelle de vos souhaits les plus intimes…

Bisous aux filles, je n’ose pas imaginer les femmes qu’elles sont devenues…

 *

J’ai retrouvé une photo de moi en 69! Et un texte amusant de la même époque..

Le pou et le poète.

Le poète rêve sur un banc

Le pou se prépare les dents.

Le poète cherche sa muse!

Pendant que le pou s’amuse.

Le poète vient de pondre un vers!

Alors que le pou s’affaire.

Le poète cherche une rime!

Le pou, le pou, il trime.

Le poète se gratte la tête!

le pou, le pou, il tête…

Le poète jette sa muse, ses vers, ses rimes!

Le pou, le pou s’escrime.

Le poète se griffe, éperdu!

Le pou, le pou…est perdu.

Le poète est calmé, il pleure.

Le pou, le pou..? il se meurt.

Un pou et un poète…

C’est bête.

Bien à vous deux,

Denis DAUMAL

 

Publié dans DAUMAL Denis | Commentaires fermés

JUVIN Jean Luc

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 11 janvier 2009

*

JUVIN Jean Luc

jeanlucjuvin.jpg

                                                                                                            *

Au moment où il fréquentait la Scala, Jean Luc avait déjà un « nom ». Il passait « chez Georges », à »l’Ecluse » à « la Contrescarpe, à « la Méthode »….Un peu plus âgé que les jeunes aspirants baladins qui s’essayaient alors, à la Scala, lui ne cherchait pas forcément à s’y « exhiber » .Il s’y produisait, tout de même, de temps en temps, Il venait à la Scala pour se reposer de ses activité professionnelles et échanger des propos amicaux avec les habitués, dont certains étaient ses copains. 

En 68, il obtint le Grand Prix de l’Académie Charles Cros, ce qui, dans la domaine de la chanson,  n’était pas n’importe quoi!

Jean Luc rejoignait Brassens, par la précision des textes qu’il ciselait, comme un graveur devant son eau forte, et Jean Vasca , dont il partageait les idées sur les valeurs de la « bonne chanson rive gauche », et aussi celles d’ Elbaz, Bertin et Brua,  qui formaient tous une « bande » de puristes!

Plus tard, Jean Luc s’installa en Avignon, en compagnie de sa charmante et fidèle compagne, Roberte.

                                                                                                        

                                   jeanlucjuvinetjackyvz3061994.jpg  

                                          Jacky avec Jean Luc à Avignon  (1994) 

Vézénobres n’étant pas loin d’ Avignon, nous eûmes l’occasion de les rencontrer à plusieurs reprises. C’était toujours riche et profitable, d’autant plus que Jean Luc, entretemps, s’était lancé dans la peinture, sous le nom de KRANEK, sans pour autant abandonner sa passion: la chanson! Comme il l’avait fait pour cette dernière, Jean Luc réussit tout aussi bien dans la peinture, avec le sérieux et l’ allant qu’on lui connaissait. 

                                     

                              vernissagekranekavignon94.jpg

                          Vernissage à Avignon du peintre KRANEK (1994)

Sa disparition en 2007  a laissés un grand vide dans sa famille, mais aussi  dans celle de la chanson, ainsi que dans celle de la Scala! 

Salut,l’artiste! 

                                                  

 

Publié dans JUVIN Jean Luc | Commentaires fermés

BELIN Lise

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 9 janvier 2009

*

BELIN Lise

*

lisebelin17ans.jpg

Lise à 17 ans

Egérie, s’il en fut, de la Scala, Lise y vint vers 1962. Pétillante, drôle, espiègle, elle chantait sans complèxe, en « amateur » mais avec beaucoup de conviction, ce qui fait qu’elle était admise dans ce milieu essentiellement composé de garçons où la critique, quoiqu’ amicale, n’était pas toujours tendre!

Elle vit, aujourd’hui, pas très loin de chez nous, dans une petie ville, où elle tient un restaurant, où il se passe des évènements musicaux souvent intéressants! 

Chère Denise, cher Jacky!

La première fois que j’ai mis les  pieds à la Scala, je devais avoir 17 ou 18 ans, amenée par Alain HEISSE. Très vite, j’ai été surprise et fascinée par le nombre de musicos, chanteurs et guitaristes qui s’y trouvaient et s’y produisaient, comme ça, pour leur plaisir et le plaisir de tous! Il y avait Roger DELVOYE, un très bon guitariste classique et prof de guitare, Lucien FOUCART, Jacques SAMMY, Petit Claude, (PRECHAC), Ninö GEMA, Robert NYEL qui chantait à la « METHODE », Jean MORLIER, chef d’orchestre et arrangeur connu, par la suite, Maurice DULAC, Michel NOIRRET, un chanteur auteur compositeur de grand talent qui, hélas, n’ a pas suivi ! Franck THOMAS, totalement inconnu, à l’époque et qui, plus tard, devint le parolier, entre autres de Jo DASSIN!  Tous ces artistes sont vite devenus des copains, car, à l’époque, j’étais pure, pas dragueuse, donc respectée et nos rapports restaient amicaux, comme entre garçons. Peut être, aussi, le fait que je chantais en « amateur », des chansons comme « file la laine », « du p’ tit gris que l’on roule », ou récitais des poèmes de RONSARD, j’étais des leurs, sans pour autant, être une concurrente! J’étais un peu leur égérie, comme le dit Jacky!

Mais j’avais aussi des amies, Mireille, Mike, qui le sont restées longtemps! Aussi des copains, comme Jean Pierre HUBERT, pilote de ligne, le frère de Michèle HUBERT, hôtesse de l’air, qui fut la petite amie de Manou, tous habitués de la Scala.

A la Scala, il y avait une grande diversité de personnes, certaines atypiques, comme Rodolphe, le « baron » DI LIMA, dit « bagouse » et Lucien FOUCART, un peu fou, malgré son grand talent de musico! Et puis aussi ,mes potes Alain HEISSE, Robert HANNA, avec lesquels je suis encore en relation, après toute ces années. C’est dire! A la Scala, je suis fière d’y avoir, aussi, emmené pas mal de monde! La plupart sont devenus des habitués. 

Je me souviens aussi, Jacky, que tu chantais souvent, des chansons comme  »monsieur Dudule » (écrite en collaboration avec Jacques DEBRONCKART, note de Jacky), ou « Brocéliande », dont le texte était de Denise.Tu avais une belle voix, Denise aussi, mais elle chantait rarement!

L’ambiance artistique, amicale, voire familiale de la Scala, tenait essentiellement à toi, Jacky. Tu étais toujours égal, souriant et gentil avec tout le monde, en un mot, pas « chiant », question profit  ou bissness, ça mettait tout le monde à l’aise et surtout, tu ne jouais pas les vedettes!Pour me résumer, je peux dire que la Scala a conditionné ma vie affective, mon sens artistique et, pourquoi pas, un certaine décontraction dans la vie, qui, je pense, m’est toujours restée! Un peu, à l’image de la Scala, j’ai ouvert dans le midi, il y a quelques années, pas très loin de chez Jacky et Denise, dans le Gard, une boite: « le TRIBOULET ». Mais où trouver, en province, autant d’artistes, et l’ambiance, dans les mêmes conditions miraculeuses qui régnaient alors, dans ce lieu mythique, à Paris et à cette époque!  

Bisous à tous deux.

Lise BELIN. 

                                                                                                                              vezejackyliserobertdenisesammyjeanclaude.jpg

 G. à dr. Jacky Lise Robert Denise Sammy Jean Claude

A Vézénobres en 1998

(C’est Alain Heisse qui prend la photo)

Publié dans BELIN Lise | Commentaires fermés

SCHNEEGANS Claude (Québec)

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 7 janvier 2009

 Reçu, hier, ce message surprenant: 

De: « Claude Schneegans »

A Jacques Scala 

Sujet: Souvenir de la scala

Bonjour,

Je suis tombé sur votre blog, plus ou moins par hasard et j’y ai retrouvé avec émotion, des souvenirs, de Sammy, Lucien FOUCART, Robert NYEL, la « mère » AUTREL, ti-claude (PRECHAC) et biend’autres!

J’ai fréquenté la Méthode au début des années 60, ensuite, on faisait le « boeuf » chez Bernadette, avec Lucien FOUCART.

En 66, j’ai émigré au Québec, où je suis toujours.

Mais voilà, j’ai beau remuer ma mémoire en tous sens, je n’ai aucun souvenir d’un estaminet nommé : la Scala!

Aurais-je manqué quelque chose?

Pouvez vous me le situer, à la fois  géographiquement et dans le temps?

Merci et bravo pour votre site, ça permet à des exilés comme moi, de retrouver leurs racines.

                                                                                                              *

Voici ce que j’ai répondu, par mail:

Cher ami, que l’on aurait pu connaître.

Les amis de nos amis, étant aussi les nôtres, permets moi de te considérer comme un « ancien », même si cela se passa hors des murs de la Scala.

Je te demande donc, la permission de te faire figurer sur le blog, en publiant ton écrit. Cele renforcera, peut-être, tes « racines » parisiennes!

La Scala était située au 4 de la rue Lacépède, laquelle part de l’entrée du jardin des plantes et remonte jusqu’à la Contrescarpe. La Scala fonctionna de 1960 à 1975. C’est, aujourd’hui, un restaurant de pâtes à l’italienne.

Merci de ton email et de te souvenirs de tous ces gens, que nous avons, nous même, connus!

Amitiés du passé!

Jacky et Denise SCALA 

                                                                                                                 *

Voici la réponse de « Claude »:

Sujet: Re souvenirs de la Scala.

Pour me faire figurer sur le blog, pas de problème.

Mais oui, je me souviens maintenant! J’ai fait ma propédeutique en maths à la fac, en 62, rue Gay Lussac, à deux pas! On se tenait, le plus souvent, dans un café: au Volnay. Je me souviens que certains allaient, en effet, également, dans un bistro, au début de la rue Lacépède, je ne me souvenais plus du nom, mais moi, je n’y ai jamais mis les pieds. J’aurais dû! Mais j’ai connu le même petit monde, à la Méthode et chez Bernadette.

Merci pour ces détails et cette retrouvaille.

PS. Je suis également entré en contact avec Guillaume FOUCART, le fils de Lucien

                                                                                                     *

Publié dans SCHNEEGANS Claude | Commentaires fermés

KORB-LEMARQUE Danièle

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 6 janvier 2009

*

 KORB-LEMARQUE Danièle

*

Il y a des jours où, en me levant, pas toujours du bon pied, ce qui m’arrive très rarement, je râle un peu d’entendre le téléphone grelotter!

Mais, ô bonheur, ce matin,  j’entends une voix féminine qui me sussure:« Allo, Jacky? Ici c’est Danièle LEMARQUE! »

Je dois dire que la veille, j’avais reçu un mail de Danièle, que nous n’avions pa revue depuis quarante balais. (Décidément, ça nous arrive souvent, ces temps-ci!) Dans le mail, elle me disait sa joie d’avoir été mise au courant de  l’existence de notre blog de « la Scala retrouvée »! Devinez par qui?… C’est notre Moustique (inter) nationale, qui du fond de son Québec natal, l’avait, bien entendu, rencardée! Et nous, qui cherchions vainement son numéro dans l’annuaire internet!

Bref, je dois avouer, en passant, que la Danièle,  question décision et écriture,  elle est le portrait craché de son papa, Francis LEMARQUE, ( une énorme pointure de la chanson française), elle « décisionne « et écrit plus vite que son ombre!

Résultat: quelques heures après nos retrouvailles, elle est déjà « couchée » (en tout bien, tout honneur), dans le blog!

Suprême bonheur, elle nous propose d’ associer notre blog avec le site qu’elle va ouvrir prochainement, dédié à l’oeuvre, ô combien importante, de son grand bonhomme de père!!

C’est-t-y pas de la grande famille, ça? 

  

  danilelemarque.jpg

Ci dessous: Danielle en 2009, le talent et l’amitié, ça conserve, non?

danileetpapalemarque.jpg

Ca y est, c’est fait, voici l’identifiant du site de Danièle:

http://www.lesamisdefrancislemarque.fr

Publié dans KORB LEMARQUE Danielle | Commentaires fermés

 

SAUVONS NOS ECOLES ! |
On nous prend pour des cons! |
En construction |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Délices et Saveurs
| La légende de Fecinu
| laroquebrou