EL CHATO José

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 30 mars 2013

EL CHATO José

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José EL CHATO était un chanteur, danseur et guitariste flamenco, qui vint à la Scala, au début des années soixante! S’il n’eut pas souvent l’occasion de danser, la salle étant trop exigüe pour cela ou plutôt trop pleine de monde, il put montrer par ailleurs ses qualités de chanteur et éventuellement celles de guitariste accompagnateur. En tant que « cantaor », il pratiquait le  « Cante Jondo » (champ noble) de la meilleure façon! Il était assez petit et rondouillard. Il avait un visage agréable, malgré que « CHATO »  veuille dire, en espagnol, « nez écrasé »! Il fit partie des nombreux flamencos, qui, avec les guitaristes classiques et quelques auteurs compositeurs interprètes débutants, inaugurèrent la formule qui consistait à se produire « gratuitement »à la Scala, faisant ainsi de ce lieu, sans le savoir, peut-être, un centre de rencontre d’artistes chanteurs et musiciens internationaux. Je rappelle que, dans ces premières années, étaient déjà présents: Ramon CUETO, José Maria SIERRA, Jürgen KLATT, Roger DELVOYE, Kléber BESSON, Jean DOMENECH de CELLES, etc.. pour le classique. José RENATO, Pédro FORTÈS, Pépé TOVAR, « El TORO, « KIKI » CAMPAGNE, dit « le bonze, etc.., pour le flamenco. Maurice DULAC, Jacques SAMMY, Michel NOIRRET, Frank THOMAS, etc.. pour les variétés.Sans oublier Alex ELMALEH, Claude ROUSSEAU et PAULO pour le jazz manouche!

Depuis un un bon moment, je cherchais quelques informations sur José El CHATO et cela me chagrinait beaucoup de n’en point trouver, parce que je l’aimais bien et considérais qu’il possédait un sacré talent! Et je n’étais pas le seul ! Sur internet, figurent, hélas, plusieurs « El  CHATO. Mais tous sont  beaucoup trop contemporains, pour que je puisse y déceler la moindre trace de notre José « El CHATO! (Nous n’avons jamais connu son nom véritable).De guerre lasse, j’ai eu l’idée de téléphoner à l’ami José RENATO .qui a bien connu José El CHATO à la Scala et ailleurs, car à l’époque, ils partageaient la même passion pour le flamenco et jouaient souvent ensemble. Malgré le plaisir d’avoir RENATO au bout du fil, j’ai été déçu par ce qu’il  m’a appris! En fait, pas grand chose de positif, sinon qu’il avait totalement perdu de vue El CHATO depuis longtemps! Il avait appris plus tard  que celui ci  avait tenté de faire une carrière en Espagne, mais en vain! Il aurait même changé de « métier », abandonnant ainsi, ses rêves de gloire et de là, sa passion pour le flamenco! Inutile de dire notre tristesse et notre déception! Mais il nous reste, après tout, tellement de bons souvenirs du passage  d’El CHATO  à la Scala!

Ce n’est déjà pas si mal !

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CHAZAUD Jean Pierre

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 24 mars 2013

CHAZAUD Jean Pierre

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Jean Pierre au fond, près de joueurs d’échecs.

Au premier plan, « Momo » DULAC. Photo, Stan WIESNIAK

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Jean Pierre CHAZAUD est venu à la Scala dès 1963 et y a trainé ses guêtres pendant un bon bout de temps! Comme beaucoup d’autres, il fut l’exemple  parfait de l’ habitué classique de la Scala, Je veux dire par là, qu’il n’était ni  baladin ni auteur-compositeur-interprète, ni comédien, ni écrivain, ni journaliste, ni musicien, ni directeur artistique! Même si j’avais pour ces derniers un faible plus ou moins avoué, je reconnais que certains habitués « lambda » ont souvent marqué la Scala, même si leur présence était moins voyante que les « artistes »! Jean-Pierre  travaillait dans la publicité et cela se sentait, car il avait un esprit très vif et toujours une longueur d’avance sur toute chose. Garçon charmant et drôle, il  participait à toutes les conversations, débats ou discussions chaudes, qui pouvaient surgir au fil des soirées! Malgré une différence sociale évidente, il était devenu l’ami, voire le complice des musicos et chanteurs, qui, pourtant, restaient souvent entre eux pour refaire le monde de la musique ou de la chanson! Question rigolade et bonnes histoires, sans être un chef de file comme Manou ZURINI, Rodolphe KARSENTY , Jacques GODREUIL dit « Béru » ou Jacques SAMMY, il tint son rang plus qu’honorablement, contribuant ainsi et à sa manière, à créer cet esprit particulier que l’on veut bien, aujourd’hui, accorder à la Scala!

Devant ma feuille (presque) blanche, j’avoue avoir un peu de mal à rassembler des anecdotes précises sur Jean Pierre CHAZAUD. Celui ci  se rappelle à mes souvenirs, plus dans une généralité que dans des détails! Panne de mémoire? Pourtant, j’aimais bien le personnage, avec qui j’avais plaisir à discuter de tout et de rien! Et surtout, je n’oublie pas son amical soutien, lors de la « fermeture administrative » de la Scala, en 1964! 

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FRANCOIS Jacques

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 20 mars 2013

FRANÇOIS Jacques

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Jacques FRANÇOIS est venu à la Scala en 1968, pendant la période du café-théâtre. Il connaissait Clara MALRAUX qui avait écrit la pièce ‘l’Impermanence », jouée à la Scala, au début de cette année là. Jacques FRANÇOIS était un homme mince, racé et élégant. Autrement dit, il « en jetait »!Mais c’était aussi un homme cultivé et qui s’exprimait néanmoins simplement.Il avait déjà une carrière bien remplie en tant qu’acteur de cinéma, ayant tourné avec Jacques BECKER, Louis DAQUIN, Marcel L’HERBIER, André HUNEBELLE, Sacha GUITRY et René CLAIR, pour ne citer que les plus connus. En réalité, c’était le théâtre qui l’intéressait le plus. A ce moment là, il jouait une pièce de Françoise SAGAN, « le cheval évanoui ».

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Il est revenu plusieurs fois à la Scala, voir la pièce de Clara MALRAUX. Il s’attardait, après le spectacle, en écoutant les habitués-musicos avec un intérêt qui m’étonnait, me surprenait et, je l’avoue, me flattait un peu ! Les habitués, eux, affectaient, comme toujours, une attitude qui se voulait de rejet envers ce qu’ils considéraient comme issu d’un « esprit rive droite »!  Ce qui n’avait pas l’air de troubler outre mesure Jacques FRANÇOIS! Mon attitude était plus nuancée, dans le sens où je commençais à être plus ou moins pris par le milieu du théâtre, fut-il issu de la rive droite! Mais, sans entamer une thèse sur le café-théâtre, reconnaissons que celui ci apporta au petit monde des auteurs et des comédiens, une « décontraction » qui n’était pas toujours de mise dans le milieu du théâtre! (Et cela ne choquait pas monsieur Jacques FRANÇOIS). J’oserai dire qu’heureusement, pour le café théâtre « la  Scala », mai 68 vint balayer ma belle vocation de directeur de salle!! Était-ce un bien, était-ce un mal? En tout cas, la Scala redevenait ce pourquoi, je crois, elle était destinée: un lieu familial de baladins, d’amitié et de rencontres diverses!

Quant à Jacques FRANÇOIS, on ne le revit plus à partir de ces évènements. Je garde néanmoins un bon souvenir de ce personnage, à la fois poli et intéressant, venu pour un temps, se perdre, dans le modeste lieu de la Scala!    

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BESSON Jean Lou

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 18 mars 2013

BESSON Jean Lou

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 Jean Lou BESSON, toujours en activité,  le 03 10 2011, lors d’un jubilé!

(doc Facebook)

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Jean Lou BESSON (aucun rapport avec Kléber BESSON) est venu à la Scala au début des années soixante dix. Mais lui, à la différence du merveilleux guitariste et luthiste classique, n’eut jamais l’occasion de jouer à la Scala! Et pour cause, il était batteur! Difficile de transporter une batterie, comme une guitare! Sans compter le problème du bruit qui nous était reproché par les autorités policières du quartier!  Toutefois, Jean Lou marqua son passage à la Scala par le fait  qu’il connaissait parfaitement le milieu des groupes des années soixante, auxquels il participa parfois. Notamment avec Pierre ALARCEN, qui n’est, à ma connaissance, jamais venu à la Scala.

besson-jean-loup.-document1 dans BESSON Jean Lou 

En fait, je n’ai pas grand chose, hélas, à dire sur lui, si ce n’est qu’il fréquenta pas mal d’habitués, qui évoluaient alors dans le cadre du show bis, comme on ne le disait pas encore! Il y avait là, Maurice DULAC, le talentueux Claude DEJACQUES, directeur artistique chez PHILIPS, la bande de « HAIR », DARY, GERMINAL, Michel ZACHA (prononcer ZAKA),  l’inévitable Robert GRETCH, qui connaissait tout le monde et quelques autres!

Ce manque d’informations sur Jean Lou me désole un peu Mais je compte sur ma bonne étoile, car je viens de « retrouver » sa trace sur « facebook ». Peut-être m’apprendra-t-il quelque anecdote sur son passage qui m’aurait échappé! De toute façon,  le nom de Jean Lou BESSON était marqué depuis longtemps sur mes registres, dès la fermeture de la Scala, en 1975! C’est déjà une bonne raison de le faire figurer sur ce blog! Même si, comme le dit la chanson « j’ai (parfois) la mémoire qui flanche! »

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CHAZAL Jean Paul

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 14 mars 2013

Jean Paul CHAZAL

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Durant les différentes époques de la Scala, il y eut toujours un amuseur de service, qui, quel que soit le « menu » de la soirée, (musique, discussions, tournois d’échecs, conférences sur le folklore ou débats politiques), venait invariablement détendre l’atmosphère! C’était devenu une habitude, presque un rite, qu’à un moment donné, la Scala toute entière devienne un lieu de franche rigolade, d’un délire qui pouvait durer une bonne partie de la soirée! Il faut dire que les « trente glorieuses » passaient par là et que le chômage ne menaçait que ceux qui le voulaient bien ou presque!Parmi les spécialistes de ces franches rigolades,  je citerai Manou ZURINI, un orfèvre en la matière, Robert GRETCH, de loin le plus fou, Jean Paul SEVRESSerge MALYANNE ou moi-même, qui en faisions un véritable spectacle professionnel. Il y avait aussi un certain » ÇA CRAINT  » ou le sud américain « RICHARD »,   amuseurs malgré eux et à leurs dépens, etc..!

Jean Paul CHAZAL qui vint dans le milieu des années soixante, aurait pu faire partie de ces derniers, mais il fut, malgré son très jeune âge, sauvé par sa…calvitie! Selon mon habitude, je l’avais un peu titillé, non pas  sur l’absence de sa tonsure mais sur les bons mots que je pourrais en tirer, style »  Souris, Jean Paul, car tout homme chauve sourit« , ou  » Tu es très intelligent, car ton jugement n’est pas à tifs... »  (Je vous fais grâce du « chauve qui peut!) On voit le niveau! Jean Paul, avec humour, me répondait du tac au tac sur mon abondance capillaire. En quelque sorte, cela nous avait rapprochés et sitôt l’arrivée  de Jean Paul, à la Scala, nous avions pris l’habitude de nous envoyer quelques vannes qui réjouissaient l’assistance! Au demeurant, Jean Paul était un garçon intelligent et un brillant étudiant. De plus, il aimait les « baladins » avec lesquels il faisait bon ménage. Il avait donc tout pour me plaire, ainsi qu’à beaucoup d’ habitués!

Pour ces raisons et quelques autres, j’éprouve une certaine jubilation à le faire entrer dans nos meilleurs souvenirs!

P.S. Malgré les appas rances, la tête de la photo n’est pas celle de Jean Paul!

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MIRO le sitariste

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 12 mars 2013

MIRO

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Miro n’était pas le seul artiste étranger à faire partie des habitués de la Scala. En ce début des années soixante, beaucoup de pays y étaient déjà représentés: l’Espagne, avec Pépé TOVAR, Ramon CUETO, José Maria SIERRA avec tous les flaminquistes, l’Italie, avec Bénito MERLINO, Luigi LANI, l’Amérique du Sud et surtout, les pays de la Cordillière des Andes, avec une quantité impressionnante de groupes folkloriques, trop longs à citer ici, la Russie, avec les LOUTCHEK et les musiciens drainés par eux, Israel avec les DUDAÏM, le Québec avec MOUSTIQUE et compagnie, l »Angleterre, la Belgique, etc…

Bref, une « Société des Nations en réduction », comme le dit si bien Gabriel ZURINI!

Originaire de la République fédérative socialiste de Yougoslavie, proclamée en 1963, Miro débarqua à la Scala, justement au cours de cette année là! Qui l’amena à la Scala? Peut-être bien Pâris ZURINI, qui parlait, je crois, une langue yougoslave! Laquelle, je ne l’ai jamais su. En ce temps là, la Yougoslavie était (déjà) divisée en six républiques et cinq nationalités reconnues! Un vrai casse tête pour nous, de savoir à quelle république Miro appartenait. Pour moi c’était à la Croatie, Mais comme il n’en parlait jamais, nous nous contentions de le qualifier de « yougoslave »!

En revanche, on avait parfois du mal à comprendre pourquoi il avait opté pour un instrument si bizarre à nos yeux ou plutôt à nos oreilles! Et certainement aussi, à nos esprits! Pour nous, le sitar était réservé essentiellement à des spiritualistes orientaux!, Certes, Georges HARRISON avait déjà habitué le monde à ces sonorités nouvelles, que les Beatles avaient finement utilisées dans certaines de leurs chansons. De plus, Ravi Shankar était très à la mode.

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Mais à la Scala, où la guitare était reine, Miro faisait office de martien! Toutefois, en bons démocrates, les habitués respectaient le musicien et sa musique, même si, parfois, il leur arrivait de se moquer gentiment. Néanmoins, Miro le sage faisait tranquillement son petit bonhomme de chemin, en s’isolant toujours au fond de la salle. Là, il continuait inlassablement à faire ses gammes, en dépit du bruit ambiant, souvent involontaire. Malgré son visage taillé en coups de serpe et un parler plutôt rude, Miro était timide et assez solitaire. A ma connaissance, il n’eut jamais, à la Scala, une quelconque relation sentimentale. Pourtant, certaines demoiselles ne demandaient que ça! (Il était  assez beau garçon!) Pas davantage, on ne lui connut  une amitié masculine réelle ou suivie. Miro semblait irrémédiablement ne vivre que pour son sitar. En bon samaritain que j’étais, parfois, j’exhortais l’assistance à faire silence pendant que Miro jouait. Mais j’avoue n’avoir eu que rarement l’occasion d’être entendu, si je peux dire! Mais bon, il faut croire que cela ne dérangeait pas Miro outre mesure!

En résumé, je pense que Miro avait certainement des choses à dire, même et surtout avec un sitar. Peut-être que, trop habitués à notre culture occidentale, n’étions nous pas capables de saisir les subtilités d’une musique qui nous dépassait? En voulant m’en assurer, j’ai consulté internet. Je n’ai rien trouvé sur une éventuelle carrière du sieur Miro! Mais comme je n’avais qu’un prénom à me mettre sous la dent, je reste optimiste. MIRO a peut-être fait une brillante carrière, sous un nom que je ne connais pas! Mais quoiqu’il en soit et comme le disait Coubertin, qui lui, n’était pas sitariste:  « l’important c’est de participer« ! C’est bien ce que fit l’ami Miro à la Scala, pendant plusieurs années! En cela, il reste cher à nos souvenirs!

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