WERLER Georges

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 25 mars 2012

WERLER Georges

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Georges WERLER est venu très tôt, au début des années soixante. Nous avions quelques  affinités qui nous avaient rapprochés et il est devenu assez vite un ami très cher. C’était un garçon racé, intelligent et cultivé. Il était  comédien et malgré les difficultés du métier, il se débrouillait déjà pas trop mal, pour un « débutant »! Il faisait partie de la troupe du Centre dramatique de l’Est et jouait au théâtre de l’Ambigu, une pièce de Victor Hugo, « Mille francs de récompense », mise en scène de Hubert GINIOUX, bien connu à l’époque. Il était galement dirigé par Roger PLANCHON, dans une pièce de Christopher MALOWE, « Edouard II, au Théâtre des Champs Elysées. C’était en 1961.

Un soir, Georges est arrivé avec deux garçons, Jean BANY et Jean Signé. Il les a présentés comme étant les partenaires d’un groupe qu’il avait monté, appelé « les Poèmiens ». Je leur demandai de nous en donner un aperçu. Ils s’exécutèrents sans se faire prier. 

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Ce fut une révélation. Ce n’était ni du théâtre, ni de la poésie débitée à l’ancienne, ni du mime et surtout pas un numéro de cabaret ou un tour de chant de variété! D’ailleurs, il  n’y avait le soutien d’aucun instrument de musique. Seulement trois garçons qui jouaient génialement avec des mots qu’ils se renvoyaient comme des balles de ping pong, plus une mise en scène sobre et efficace! Et ça donnait un spectacle tout-à fait inédit, de force, de beauté, d’émotions et de drôlerie! C’était du jamais vu, surtout à la Scala qui en était encore à ses débuts! Les garçons interprétaient de grands poètes connus, mais aussi leurs propres créations, en y apportant une originalité hors du commun! 

Georges WERLER revint souvent à la Scala, parfois avec ses partenaires qui n’hésitaient pas à se produire avec simplicité, dans un coin improvisé, exempt de lumières ou d’une scène qui n’existaient pas encore! Ils devinrent, très vite, appréciés et chouchoutés par les spécialistes de la poésie parisienne, tels Jean Pierre ROSNAY, Luc BERIMONT, grands spécialistes en la matière. Les « Poèmiens » enregistrèrent quelques disques, mais je ne sais pas si, seulement avec le son, cela les mettait aussi bien en valeur que leur spectacle en « live » (comme on dit aujourd’ hui!) De toute façon, pour les Poèmiens, c’était plutôt bien parti!

Au bout d’un moment, pris par le succès naissant et les engagements des « Poèmiens » , on ne vit  plus notre ami Georges et ses partenaires. Les années passèrent et je me demandais parfois ce qu’ils étaient devenus ! Toujours est-il que, quelques années plus tard, très désireux de revoir Georges WERLER et de lui proposer de monter une pièce, dans le cadre du café-théâtre de la Scala, je tentai de le recontacter. Hélas, la collaboration tant espérée ne s’est pas réalisée! Georges avait, entretemps, « brûlé les étapes » et était devenu quelqu’un d’important et de très occupé par son métier de comédien et de metteur en scène! Depuis, nous avons appris qu’il était devenu professeur au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique et également professeur au Conservatoire National de Musique et de Danse de Paris! Qui dit mieux? Inutile de préciser que Denise et moi sommes ravis de la belle réussite de notre ami Georges WERLER!

Même si nous ne nous sommes pas (encore)  »retrouvés »! 

   

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DUDAÏM (les)

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 23 mars 2012

 DUDAÏM (les)

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Un groupe de chanteurs et musiciens israéliens, « les DUDAÏM », a fait  irruption à la Scala, un soir de 1964. amenés je ne me souviens pas par qui! Peut-être par les « MIMINES », deux soeurs inséparables, habituées de la Scala et dont je parlerai plus tard! Deuxième probabilité, comme les DUDAÏM venaient de sortit un disque chez « PHILIPS », en France, c’est peut-être par Michel NOIRRET ou Stan WIESNIAK, qui avaient probablement appris à ces derniers, l’existence de la Scala. Enfin, troisième source envisagée, pourquoi pas par Hagaï PUTERFLAM ou Ezra BOUSKELA, eux aussi, israéliens et musiciens? Mais, même si le mystère reste complet, le plus important, c’est que ce soir là, les DUDAÏM firent un véritable « tabac », dont on s’est souvenu, à la Scala, longtemps après! Ce fut la totale: voix magnifiques, accompagnement génial, rythme endiablé et dansant, voire qualité des chansons!

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Tout comme les étudiants de COÏMBRA, autre groupe merveilleux, les DUDAÏM revinrent plusieurs fois à la Scala et ce fut  toujours avec un grand talent et une énergie débordante! Au point que nous eûmes droit à une « fermeture administrative », offerte obligeamment par la Préfecture de Police.Mais cela n’entama nullement notre plaisir et notre fierté d’avoir connu les DUDAÏM et surtout, d’avoir  démontré, une fois de plus, l’universalité des artistes qui défilèrent à la Scala! Ceci valait bien cela!

Et puis, quand je vous aurais révélé que « DUDAÏM » veut dire, en hébreu  « Fleur d’Amour!!

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Les DUDAÏM existent encore, d’autres ont du prendre la relêve, mais l’esprit doit certainement rester le même. Si les DUDAÏM vous tentent, faites le pas pour les écouter. Vous ne le regretterez pas! 

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CORNEVIN Pierre

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 18 mars 2012

CORNEVIN Pierre

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Pierre était un ami (plus âgé que moi) que j’avais rencontré, bien avant la Scala, dans une association de musiciens. C’était un excellent violoniste qui participa à quelques orchestres réputés. Mais, très eclectique, il n’hésitait pas, en dehors du classique, à faire des « plans studio » pour l’accompagnement de disques de chanteurs à la mode, jouer dans des orchestres de variété, ou être présent dans les fosses d’orchestres de comédies musicales dans les théâtres. Il vint, aux débuts de la Scala et, quand il le pouvait, pour nous soutenir dans nos nouvelle fonctions de « bistrottiers ». Il fit cela, avec une rare simplicité et une totale  décontraction, qui auraient pu surprendre, pour l’homme de qualité qu’il était et la vie qu’il avait, par ailleurs, dans le  »milieu » musical. A la Scala, il fut unanimement adopté, car, en plus, il était doté d’une vive intelligence et d’un humour certain! Il nous parlait souvent de son ami Jean WIENER, génial compositeur qui lui ressemblait dans son eclectisme musical et qui, en 1973, composa  spécialement  pour lui, une sonate et une ballade, dont il était très fier! Connaissant mon intérêt pour la musique classique, Pierre m’entretenait souvent sur ce sujet qu’il connaissait à fond. J’en tirais toujours un réel plaisir et beaucoup d’enseignements. Il avait une attention particulière pour les guitaristes classiques qui commençaient à venir et montrait, à chaque fois, un grand intérêt à les écouter, quand ils se produisaient à la Scala.

J’aurais encore des tas de chose à dire sur Pierre CORNEVIN, mais elles sortiraient du cadre de la Scala, qu’il fréquenta un bon bout de temps! Je veux surtout simplement affirmer ici, la grande  reconnaissance et le souvenir attendrissant que je, que nous gardons de lui, Denise et moi! Et qu’il soit présent ici, nous conforte sur l’Amitié qui nous a fraternellement unis pendant de longues années!  

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ZARAMELLA Arlette

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 12 mars 2012

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ZARAMELLA Arlette dite « Bérangère »

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Ah, les soeurs ZARAMELLA! Elles furent certainement de véritables  »égéries » de la Scala. Pourtant, au départ, cela ne s’est pas très bien passé! C’était un soir de Noel, au début des années soixante. Arlette, qui était mineure, est entrée toute seule à la Scala, on ne sait trop comment. Sa soeur, Anne Marie ZARAMELLA (Voir son nom), son aînée, a rappliqué, une heure après et nous a copieusement sermonnés pour « détention abusive d’une mineure, dans un lieu inconnu, pour ne pas dire douteux »! Ensuite, les choses se sont tellement bien arrangées, qu’elle revinrent ensemble pendant des années, devenant de fidèles habituées! Elles habitaient le quartier et tenaient, dans la rue Monge, tout près de chez nous, une boutique de cadeaux et décoration. Ce qui était bien commode pour venir tous les soirs à la Scala! Il va sans dire que, si nous sommes tristes d’avoir appris la mort de sa soeur, nous sommes ravis d’avoir « retrouvé » Arlette! Cela fait une compensation.

Voici ce qu’Arlette nous a confié, par téléphone: 

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Chers Jacky et Denise!

Quelle heureuse surprise, Jacky, de t’entendre au téléphone, après toutes ces années. Ta voix n’a pas changé et tu parais toujours aussi dynamique! Bravo, c’est un miracle de m’avoir retrouvée!  Pour vous parler un peu de ma vie, après la Scala, j’ai été costumière de théâtre, à Paris, pendant vingt six ans. Ce fut un milieu riche et très passionnant! Puis j’ai vécu un moment, dans les Cévennes, (pas très loin de chez vous), avec ma soeur, Anne Marie, qui y a fait sa vie. Elle est, hélas, décédée, il n’y a pas longtemps. Ensuite, ayant eu un peu d’argent de la vente de mon appartement parisien, j’ai acheté une propriété dans la Sarthe, où je vis toujours et où je suis, ma foi, heureuse. Je m’occupe de chambres d’hôtes, une activité qui marche assez bien. J’ai été mariée et j’ai des enfants et des petits enfants dont je m’occupe aussi!

Parlons un peu de la Scala. Quelle excellente idée  de réunir des habitués qu’on a connus et appréciés!  Ma soeur Anne Marie et moi, y avons passé, tellement de bons et inoubliables moments!  Et nous connaissions tout le monde! Comment oublier aussi tous ces artistes, chanteurs, guitaristes et musiciens en général, qui sont venus tellement nombreux à la Scala, pendant des années! Et tous ces personnages intéressants joueurs d’échecs ou étudiants à la fac de sciences! Et surtout, cette ambiance exceptionnelle qui régnait à la Scala! Dois je vous avouer que vous y étiez pour quelque chose! Au fait, je revois toujours Denise MARCHETTI, qui est restée une amie chère et qui fut la compagne de Roger DELVOYE. Roger, un bon guitariste classique, a été un fidèle pilier. Il a marqué la Scala durablement ! Je garde le souvenir de beaucoup d’autres habitués, même si je n’ai plus tous les noms en tête! Mais je les vois encore si bien!

Jacky, je t’envoie incessament la photo de moi que tu me de mandes. Je suis heureuse de participer à nos souvenirs communs, même si je ne pratique pas l’ordinateur! Tu m’apprends que ma soeur y est déjà! J’en suis heureuse .Je tâcherai, par Denise ou des copains qui sont sur internet, de regarder votre « blog » de la Scala retrouvée! 

Grosses bises à vous deux.

Arlette. (Aujourd’hui, on m’appelle « Bérangère ») 

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Chère Bérangère,

« Notre blog » est, maintenent, aussi le tien!

Bisous aussi à toi!

Merci de la rapidité, pour la photo!!

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OSWEN dit « le breton musulman »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 10 mars 2012

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OSWEN(De LORGERIL)  

dit « le breton musulman »

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OSWEN dit

OSWEN et la Mosquée de Paris

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Le 23 03 2014- Nous apprenons, par les bons soins et l’efficacité

d’ Hélène CRAMESNIL, que le nom de famille d’Oswen est:

de LORGERIL!

 

OSWEN, (nous n’avons jamais connu son nom de famille)(C’est fait, voir plus haut!)  fut un des personnages les plus énigmatiques et les plus originaux que nous ayons connu! Etudiant, en convalescence à la post-cure, il rappliqua dès l’ouverture de la Scala, en 1960!  Il fut le premier à avoir un  comportement atypique, précédant d’autres phénomènes, tels Guy LARRAS, « CHICHOUNE« , Vitold TYROVITCH, le baron Eugélico DI LIMA et quelques autres. Mais OSWEN n’avait rien à voir avec eux! Comme la post-cure se trouvait dans la même rue, tout près de la Mosquée de Paris, OSWEN s’était converti à la religion musulmane! D’où le surnom dont je l’avais affublé! Et comme la Scala se trouvait tout près de la post-cure et de la Mosquée de Paris, je suppose qu’il  avait trouvé son « nirvana » dans ces lieux rapprochés mais différents du quartier. Peut-être trouva-t-il, aussi, à la Scala, un public en or, « public » toutefois  partagé entre la  moquerie (jamais méchante) et une certaine inquiétude à son égard. D’autant plus que moi-même, alors débutant dans la « profession », je ne savais pas trop quelle attitude adopter, en face de ce  breton têtu, qui était parfois violent. Un soir, pour amuser la galerie, j’eus la mauvaise idée de plaisanter sur sa « conversion »! Je lui dis: « Pas la peine d’aller à la Mosquée, ici, tu es aussi alah Scala! ». (En forçant, bien sùr, sur le mot « Alah!). Furieux, il me demanda de sortir. Je n’étais pas timoré et je sortis derrière lui. Sur le trottoir, contre toute attente, il tapa amicalement sur mon épaule et me dit: »Allez, offre moi un thé à la menthe! » A partir de ce moment là, il sembla entrer dans une normalité de rapports avec les autres habitués et moi même. Ce qui ne l’empêcha nullement d’avoir parfois de violentes colères et de venir, à la tombée de la nuit, prier sur le trottoir, devant la Scala, accroupi sur un petit tapis qu’il portait en permanence, la face vers le sol et l’arrière train tourné vers le ciel! Cela donna aussi et pour la première fois, l’occasion, au voisinage, de manifester un début de mécontentement à l’égard de la Scala, qui allait durer longtemps!

Cerise sur le gateau: OSWEN avait un frère qui venait de temps en temps le voir à la Scala. Il portait en permanence un chapeau de cow boy et, à la ceinture, deux pistolets (factices). Il se  tenait toujours près de la porte d’entrée. Comme je lui en demandais la raison, il me répondit, sans rire: »C’est au cas où les indiens arriveraient! » (Atavisme familial?). Cela parait énorme, pourtant, quelques  résidents de la post-cure de l’époque, le Grand Bernard, Philippe NAHON, le géant basketteur Jean Claude LEFEBVRE, ou Roland GRÜNBERG, peuvent ou pourraient encore  témoigner sur ce que je relate ici.

J’aimerais, pour finir, dire que Denise et moi n’avons jamais, à la Scala, détesté ou méprisé personne, dans le sens où cette détestation ou ce mépris auraient pu être le fruit d’une injustice ou d’un excès quelconque. Certes, il y eut quelques rares brebis galeuses, qui s’éliminèrent toujours d’elles-mêmes. Non pas que la Scala y fut  pour quelque chose, mais simplement parce que ces « brebis galeuses » n’y trouvaient  jamais ce qu’ elles recherchaient, soit la violence, soit le non respect des autres. C’est pour cela que la Scala a gardé, jusqu’à la fin, un esprit de convivialité et de camaraderie. OSWEN en est un exemple! On s’est souvent gaussé de lui, peut-être un peu bêtement et à tort, mais il ne fut jamais rejeté! Raison de plus, pour affirmer la diversité des personnages, habitués ou pas, qui fréquentèrent la Scala! Et qui, presque toujours, se fondirent si harmonieusement dans le moule « familial!   

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WATINE Hervé

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 6 mars 2012

WATINE Hervé

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C’est signé DARY, (voir à son nom), notre pote de toujours, dont nous connaissons le désintéressement et le sens profond de l’amitié! Mais il se trompe, toutefois! C’est bien ma modeste personne, qui, à la suite de la visite de Bertrand CASTELLI, que je ne connaissais pas, ai envoyé DARY, JOLI COCO, GERMINAL et quelques autres, dont Anne Marie WEILLER, au théâtre de la Porte Saint Martin. J’avoue, n’ avoir pas trop cru, au départ, monsieur CASTELLI, que j’avais  pris pour un mythomane! Ce n’est qu’après coup, quand nous fûmes invités à la première du spectacle de « HAIR », que je réalisai ma méprise! En revanche, je n’en avais pas parlé à Hervé WATINE, pour la bonne raison que je ne savais même pas qu’il chantait! On comprendra que ce fut une surprise  pour nous, de découvrir, ce même soir, qu’Hervé tenait un des premiers rôles, dans cette comédie musicale! Il était venu quelques fois à la Scala et faisait plus ou moins partie de la « bande » à DARY-GERMINAL. Si ces derniers tenaient, à la Scala, le « haut du pavé », Hervé était plutôt discret et ne se montrait pas beaucoup. J’ai appris, par DARY, qu’Hervé WATINE avait enregistré,  à cette époque, plusieurs disques! Et nous ne le savions pas!

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 Après l’épisode de « Hair », qui dura pas mal de temps, DARY, GERMINAL et la bande, restèrent toujours fidèles à la Scala, et ce, jusqu’à la fin. La preuve? Après la fermeture définitive, JOLI COCO et sa femme reprirent le local de la Scala, pour en faire une boutique de cadeaux! Quant à Hervé WATINE, on ne le revit plus. Mais nous sommes néanmoins heureux de le retrouver, avec les autres, sur notre site!

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COIMBRA (les étudiants de)

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 2 mars 2012

COIMBRA (les étudiants de)

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Comment ne pas se souvenir et ne pas parler de la présence à la Scala des étudiants de COIMBRA? Elle se produisit un beau soir de 1963 (ou 1964?). Soudain, une dizaine de jeunes garçons fit une irruption remarquée. Je ne me souviens pas comment ils étaient arrivés là ou qui les avaient amenés! Ils étaient vêtus d’une grande cape noire qui traînait jusqu’à leurs pieds et chacun tenait une guitare dans ses mains. Sans prévenir, ils se mirent à jouer et ce fut un enchantement. Que dis je, un éblouissement! Car c’était de merveilleux musiciens et chanteurs. Nous sûmes après coup, qu’ils interprétaient des chants traditionnels d’étudiants de l’Université de COIMBRA, au PORTUGAL et appelés justement « fados de COIMBRA ». Ce qui n’avait rien à voir avec les fados d’Amalia RODRIGUES, chanteuse, à l’époque très populaire et qui chantait plutôt les malheurs et les douleurs du « petit » peuple. Autant le chant d’AMALIA était triste et désespéré, autant celui des étudiants de COIMBRA était joyeux et festif! Les garçons nous apprirent que ce chant, spécifiquement estudiatin, s’appelait « tuna » et faisait l’objet de nombreuses fêtes, au cours de l’année, dans la cité de COIMBRA. Chaque discipline de l’Université donnait lieu à arborer une couleur différente. pour chacune d’elle, par exemple, violet, pour la faculté de pharmacie etc.. Touchante coutume: chez certains étudiants, le bas de la cape était passablement raccourci! Il nous fut expliqué, qu’à chaque fois qu’une conquête féminine se présentait, on coupait un morceau du bas de la cape! Inutile d’expliquer le sens du symbole de cette amusante et un peu sexiste pratique! (Tiens, cela me fait penser qu’il n’y avait aucune fille dans ce lot de garçons! Il parait que cela aurait changé depuis?) 

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Aujourd’hui! 

Chose extraordinaire, cette visite impromptue des étudiants de COIMBRA nous donna l’heureuse occasion, par la suite, de recevoir d’autres étudiants (car ils s’étaient donnés le mot), toujours aussi joyeux, talentueux et heureux de vivre! Et cela devint, à la Scala, presque une tradition qui dura plusieurs années! Ce fut, chaque fois, un grand honneur et une immense joie de les recevoir. Je suis sûr que pas mal d’habitués s’en souviennent encore!

COIMBRA-guitare1

Qu’il me soit permis de rappeler, une fois de plus, s’il en était besoin, que l’internationalité musicale fut souvent de mise à la Scala! Même si la guitare en fut, souvent, le point commun!

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   COIMBRA-vue-générale 

COIMBRA (PORTUGAL)  

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