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PICASSO Claude

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 29 janvier 2011

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PICASSO Claude

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A peu près l’âge qu’il avait, quand il fréquentait la Scala !

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Je me suis longtemps posé la question de savoir si oui ou non, nous avions le droit moral de publier des ex habitués  devenus ultra connus et ce, bien après leur passage à la Scala!. C’était le cas pour Claude Picasso. Quoique l’on savait déjà ce qu’il représentait, par rapport à son illustre père, mais, chose curieuse et rassurante, nul n’en faisait vraiment cas! (Au fond, à la Scala, cette  absence de conventions sociales ou de classements arbitraires, était (déjà) bien agréable et quelque part, réjouissante! ) Afin de me débarrasser de tout scrupule, je me dis, finalement, que l’on ne refait jamais l’histoire. L’important, c’est d’avoir l »honnêteté de la reconstituer fidèlement et sans arrière pensée.

En 1964, Claude a fait partie de ce que j’appelais la « bande des fils à papa ». (Cette appellation  n’était pas péjorative, loin s’en faut). Il devait avoir dans les dix sept ans, âge non règlementaire, pour une « interdiction aux moins de dix huit ans » qui était imposée (parfois injustement)  à certains établissements « douteux! Dont nous faisions, hélas, partie! Heureusement que 1968 allait un peu bousculer cette vertueuse morale! Faisaient partie de cette équipe, le fils (dont je ne me souviens pas du prénom) de Jean VILAR, créateur du  Théatre National Populaire et du Festival d’Avignon en 1947. Il y avait, également, le fils du mime MARCEAU, énorme vedette, à l’époque et  un ou deux autres que j’ai oubliés. Je pense que c’est Michèle HUBERT, petite amie de Manou ZURINI et surtout notre  MOUSTIQUE,qui ont amené Claude PICASSO à la Scala. Je ne jurerais pas qu’il n’y ait jamais eu, entre ces deux derniers, un petit flirt! Avouons que c’était plutôt mignon et pas de quoi attenter à la respectabilité future des deux amoureux du moment!   

Tout ce petit monde écoutait ou faisait de la musique, en sympathisant avec les « artistes » et autres habitués du lieu. 1964 était l’époque oû la Scala se cherchait encore et toute cette petite bande sympathique (y compris les « fils à papa ») contribua certainement à l’évolution de cet esprit d’amitié et de tolérance mutuelle qui a régné, par la suite, à la Scala et que presque tous les ex habitués présents sur ce blog, s’accordent à reconnaître! 

Ce n’est pas le poids écrasant de l’héritage familial, devant lequel il est aujourd’hui confronté, avec les bons et mauvais côtés, qui me feront changer d’avis, Claude PICASSO fut,  à la Scala, un garçon charmant! 

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A 9 ans, peint par son père!

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MURTY Michel

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 29 janvier 2011

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MURTY Michel

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Michel MURTY fut amené par MIREILLE, en 67-68, à l’occasion de la pièce de Clara MALRAUX « l’Impermanence oû il faisait la voix chantée, en compagnie de Frida BOCCARA.Il faisait partie des élèves du « Petit Conservatoire« , dirigé par Mireille. Il y avait rencontré la comédienne Monique BRIENNE qui devait devenir sa partenaire. 

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Ils avaient enregistré deux disques sous le nom de « Michel et Monique ». Il avait, lui même, débuté dans la vie comme peintre et réalisait déjà, tout jeune, de bien belles peintures!

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M. MURTY « l’église de Sevran »

Mais c’était la chanson qui l’attirait davantage. Ce qui ne l’empêcha pas, plus tard, de monter des spectacles dans lesquels il insérait des diapos monumentales! On ne le vit pas souvent à la Scala, car il « tournait » déjà pas mal avec sa partenaire, Monique. Je garde de ce charmant garçon un souvenir agréable.

PS. Il continue, aujourd’hui, à participer à des spectacles de vieilles chansons françaises. Nous avons donc un point commun!

(Documents pris sur le Site de Michel MURTY: http://michel.murty.free.fr)

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HOURCADE-LAMARQUE Denise

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 28 janvier 2011

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HOURCADE-LAMARQUE Denise

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Durant toute sa vie, Denise fut un perpétuel ouragan. Nous l’avons connue en 1960, par l’intermédiaire de son premier mari, Robert MEREDIEU ! Comme je l’ ai expliqué, par ailleurs, autant Robert MEREDIEU était introverti et réservé, autant Denise était un ouragan d’idées et d’actions! Ce matin, je repère sur la messagerie du téléphone, un numéro inconnu que je rappelle sur le champ:

- »Allo, je vous présente mes excuses, je m’appelle Jacky Scala et je ne sais pas qui vous êtes! »

-  »C’est de la part de qui? »

- « Je suis Jacky Scala, est ce que mon nom vous dit quelque chose? Vous m’avez appelé et comme vous n’avez pas laissé de message, je ne sais pas qui vous êtes. »

-  »Moi? Je n’ai appelé personne! »

- »Enfin, ce numéro n’est pas arrivé tout seul. Quelqu’un m’a bien appelé de chez vous! »

-  »Ah?  C’est peut être moi! Mais, dis donc, c’est toi, Jacky, je te reconnais, tu pouvais pas le dire plutôt? »

- »Mais je… »

- »Parle plus fort, je t’entends mal! Au fait, il est rudement bien ton blog! »

- »Mon quoi? Tu…vous connaissez le blog? Vous êtes qui, au juste? »

- »Ca fait trois fois que je te le dis. Je suis Denise HOURCADE-LAMARQUE! » Autrement dit: Denise MEREDIEU

- »Ah! Quelle surprise! Denise MEREDIEU! Dis donc, ça fait une paye... »

- « Que je te dise d’abord, je veux bien figurer sur ton blog, mais je t’avertis, pas de photo, j’ai assez d’ennuis comme cela. Je te raconte tout ce que tu veux sur la Scala, mais, surtout pas de photo! »

- »Ah, bon

- »Tu ne peux pas savoir comme on me persécute. J’ai soit disant commis des écrits tendancieux en militant pour l’euthanasie! Ca ne plait pas à tout le monde. Depuis, insultes et menaces me poursuivent sans cesse. Je n’ai pas intérêt à me montrer! » La justice ne m’a pas à la bonne! Donc, pas de photo!

- »D’accord, mais le fait de…. »

- »J’ai aussi écrit un bouquin, sous le nom de Denise REY, avec mon grand ami de toujours Pierre MARCAIS, que tu connais, sur l’ésothérisme et le symbolisme, Là, aussi,tu ne peux pas savoir les critiques que j’essuie depuis des mois! On m’en veut à mort, en haut lieu. C’est pour cela que je ne tiens pas à me montrer en photo..! »

- »figurer sur le blog… » 

- »Oui oui, je suis heureuse d’y figurer, pas de problème! Je t’envoie une lettre pour t’en parler! Parce que, tu sais, moi, l’ordinateur! Ah, la Scala c’était une chouette époque, on rigolait bien, on a passé de bons moments et je m’entendais avec tout le monde, même avec les artistes!

- »C’est aussi compromettant et voyant qu’une photo.. » 

- »Bon, je vais raccrocher, parce que je ne t’entends plus du tout! Je t’écris tout ça dans une lettre, parce que tu sais, l’ordinateur ce n’est pas ma tasse de thé ! Je t’embrasse. Et, surtout, pas de photo!… »

- »Ben, je…

Clic, coupés!!!

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Denise HOURCADE-LAMARQUE-MEREDIEU-REY a toujours été comme ça! Déjà, à l’époque, elle avait, en permanence, l’air de sortir d’un cataclysme. Mais elle était « vivante », sympathique, généreuse et fidèle en Amitié. En plus, elle était dotée d’une vive intelligence et d’un coeur gros comme ça, qui  l’ont toujours conduite à s’investir dans des combats  incroyables, où l’humanité primait sur tout! C’est en cela que Denise (l’autre, la mienne) et moi l’aimons profondément depuis longtemps. Petit détail en passant: Denise-l’ouragan, va allègrement sur ses 86 printemps!!!

Et on attend sa lettre!

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C’est peut être un ouragan, mais ça, ce n’est pas du vent! 

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VARE Michel

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 27 janvier 2011

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VARE Michel

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Michel VARE dans l’Impermanence , pièce de Clara MALRAUX

Mise en scène de Yves LAURENT

Michel VARE (prononcer:ré, avec un accent aigu, car celui ci est impossible à trouver sur la »police » du blog) fut le premier comédien (avec Jacqueline DORLIER, Anne CLEMENT, Yves LAURENT.) à jouer au café théâtre naissant de la Scala! Cela lui procura (à lui et aux autres) un semblant d’avantage, car, aux yeux des habitués-chanteurs-gratouilleurs-de-guitare, il furent immédiatement considérés comme des privilégiés! Vous pensez, on était obligé de les écouter jusqu’au bout, quoiqu’ils fassent ou disent! Alors qu’il était coutume, à la Scala, d’interrompre un chanteur, ou un guitariste, simplement pour critiquer, féliciter ou discuter technique. On considérait aussi ces « nouveaux venus »comme des descendants d’une autre planète, sous le falacieux prétexte  qu’ils étaient rétribués »! Bref, on l’a compris, Michel, comme les autres,  essuya les plâtres, comme on dit et il s’en tira plutôt bien. Il resta souvent, après le spectacle et se fit, bon an, mal an, quelques amis , Mais plutôt avec les « intellos » qu’avec les « artistes ».Il y avait, tout de même, déjà là, les LAVILLIERS, GERMINAL, DARY, MOZE, ZABU, Gérard THOMAS, Bernard LENGEN, Alain MONIERJean Marie REDON, « Mike LARIE et bien d’autres!Cette rivalité ne dura pas longtemps, car les dits habitués (re) prirent très vite l’habitude de rappliquer, sitôt le café théatre terminé. Si j’ose dire, tout rentra dans l’ordre!D’ailleurs, cette formule « café théatre-concert plût tellement à Christian LE GUILLOCHET, directeur du fameux  » Lucernaire« , (voir à son nom), qu’il l’a pratiqua, lors d’un off au festival d’Avignon. Il avoua même publiquement, qu’il avait pris exemple sur la Scala. C’était pourtant bien malgré nous. Mais j’en fus assez fier! Miche VARE, avec un , vint, en habitué, quelques temps, après « l’impermanence », mais, certainement pris ailleurs, par des engagements , il disparut et nous le perdîmes de vue!

En fouillant sur Internet, je n’ai pas appris grand chose sur lui. Si ce ne sont quelques apparitions, en tant qu’ animateur de créations collectives. Notamment, sur le film « le cloisonné« , exercice et analyse dans le cadre d’un atelier. Il a réalisé, je pense, (ça reste à confirmer) deux courts métrages: Les Demoiselles du Marais et Plitvice.Tout cela se passant  à l’espace Bernanos, 4 rue du Hâvre, 75009 Paris. J’espère avoir la chance de le « retrouver » à ou par cette adresse!

En tout cas, à suivre.

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BRUCE Jean

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 24 janvier 2011

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BRUCE Jean

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Jean BRUCE vint aux tout débuts des années soixante, amené, bien sûr, par l’ami Alain PUJOL! Je dis :bien sûr, parce que je n’ai pas envie, une fois de plus, au risque de devenir fastidieux, de citer tous les habitués qui ont été amenés par le très « relation publique », Alain PUJOL! (Voir à ce nom, si l’on a envie de les dénombrer!)  A l’époque, Jean était déjà un sacrée « pointure », comme on dit aujourd’hui. Il était, entre autres, directeur de collection aux Editions des Presses de la Cité. Il avait remarqué Alain, qui écrivait des romans d’espionnage. A l’époque des débuts de la Scala,  Alain est devenu le « nègre » de Jean BRUCE, qui se payait un énorme succès, avec ses bouquins sur OSS 117, que tout le monde ou presque, lisait, en ce temps là.

Jean ressemblait un peu à tous les gars amenés par Alain. Baroudeur, aventurier, voyageur, faisant de l’équitation, homme de radio, écrivain de pièces de théâtre, j’en passe!Il écrivait même des histoires érotiques!En revanche, je ne l’ai pas connu bagarreur, en tout cas pas à la Scala, ce qui n’était pas toujours le cas pour les autres loustics de la bande à PUJOL! En fait, c’était un garçon plutôt réservé, mais qui participait, parfois, aux facéties scalaesques de la bande en question!

Ah oui! J’allais oublier de dire que Jean était aussi amoureux fou des bagnoles. (Un de plus, hein, Manou?)En 1963 il s’est tué au volant de sa Jaguar 3.81 MK2. Il roulait à 200 km/h et sa course se termina, hélas, dans un arbre. C’est pour cela qu’il n’est pas venu très longtemps à la Scala!

Nous l’avons tous regretté!  

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THOMAS Gérard dit « joli coco »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 23 janvier 2011

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THOMAS Gérard dit « joli coco »

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Gérard THOMAS dit « joli coco », en juillet 2008.

Photo promise et promesse tenue par l’Ami DARY!

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Gérard était un très joli garçon, aux cheveux bouclés et aux grands yeux. Il rappliqua, si j’ai bonne mémoire,  en 67-68, avec  la bande à GERMINAL-DARY et compagnie. Je ne sais au juste, lequel amena les autres. Mais je sais qu’ils apportèrent un souffle nouveau, fait de talent, de dynamisme et d’humour, animé de main de maître par GERMINAL et DARY! On sentait une grande camaraderie entre eux, Je me souviens de soirées formidables qui partaient comme cela, sans concertation apparente et finissait invariablement en délire collectif! Bien sûr, Gérard « joli coco » participait à sa façon, ce qui ne déparait pas l’ensemble et l’unité du groupe, bien au contraire! Car il était plutôt acteur que chanteur et ne jouait pas de la guitare.Pourtant, il fit partie de la « fournée  » qui fut engagée, (Bertrand CASTELLI étant venu à la Scala pour « recruter des « guitaristes-chanteurs-comédiens-aux-cheveux-longs » ), pour la comédie musicale « HAIR », qu’il avait l’intention de monter au théâtre de la porte Saint Martin. C’était en 1970 et pris par les soirées « Hair », on ne les revit que certains jours de relâche! Puis, beaucoup plus tard, quand ce fut terminé, ils réintégrèrent naturellement leurs pénates scalaesques et ce, jusqu’à la fermeture définitive de la Scala.

C’est-t’y pas de la fidélité, ça?

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Gérard, Gaelle, fille de DARY et Satya, femme de Gérard 

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Pour en revenir à « Joli coco, voici comment DARY en parle:

Au début de « Hair », en 1969, j’ai habité avec mon ami Gérard THOMAS, dit « joli coco », c’est moi qui lui ai donné ce surnom, rapport à une carte postale reçue pour son anniversaire. Il m’a rejoint dans « Hair »,avec GERMINAL. Nos vies se sont souvent croisées, jusqu’au point que la même maladie nous a frappés. Moi, opéré en 93, je suis considéré comme tout à fait guéri.Lui se bat toujours avec courage et on partage nos expériences avec un humour précieux er nécessaire.

Anecdote symbolique: Quand la Scala a fermé, c’est Gérard THOMAS,  lui, l’habitué et son épouse, qui ont racheté le local pour en faire une boutique originale de cadeaux, appelée « AZIMUTH« . Je l’ai d’ailleurs aidé avec émotion pour les travaux. Mon coeur bat toujours très fort, quand je repasse devant le 4 de la rue Lacépède, oû tant de souvenirs se bousculent!

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Peut être que   »joli coco » voulait, inconsciemment, continuer à entendre, par le biais de la  »mémoire des pierres », le long brouhaha musical de l’histoire de la Scala, comme un disque sans fin?

Serait ce, quelque part, un symbole d’attachement à ce lieu et au quartier?

Nous voulons le croire 

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Les inséparables Amis, Gérard, sa femme et DARY!

« Association de mal fêtards » dixit DARY!

1er aout 2010 au « café des Arts » .! 

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CLEMENT Nestor

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 21 janvier 2011

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CLEMENT Nestor

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Nestor CLEMENT: « Les poètes »

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Nestor est venu tout aux débuts de la Scala. Je crois bien que c’est Pâris qui l’a amené. Il était professeur de dessin et devait fréquenter les réceptions  organisées par Huguette et Pâris , rue Cabanis, bien avant la Scala. Pedro et Jacqueline AZIM le connaissaient fort bien, car ils assistaient, aussi, à ces soirées artistico-littéraires. Nous aurions pu le rencontrer également, mais nous y allions moins souvent. Au fil des soirées, Nestor devint un habitué des lieux et un ami pour nous. Il était fort drôle et pince-sans-rire. Il avait, aussi, un don pour convaincre les gens, par des propositions souvent à la limite du farfelu. C’est comme ça, qu’il nous persuada d’acheter une ruine à LAGARDE ADHEMAR, pas loin de PIERRELATTE, oû se trouvait (et se trouve toujours) la maison familiale de Jacqueline AZIM. Hélas, en plus d’une chaleur suffocante, le vent soufflait  trois cent soixante cinq jours par ans, à LAGARDE ADHEMAR, malencontreusement située sur une crête des Côtes du Rhône, oû le mistral s’en donne à coeur joie! ( Il n’empêche que c’est un très beau village, aujourd’hui, bien « retapé »!) Nous nous en sommes heureusement débarrassés, car le travail qui nous attendait, à l’époque,  eut été colossal. Vous pensez, un labeur de forçat! Il n’y avait que des pierres et des pierres! Roger DELVOY en sut quelque chose, qui vint pendant plusieurs jours me « donner la main »! Et tout ça pour du vent, si j’ose dire!

Mais on ne pouvait pas en vouloir à Nestor! Même le jour, oû, nous baladant dans une petite ville de la Drôme, il s’arrêta devant un étalage de chaussures, et, avec un aplomb stupéfiant, échangea ses vieilles espadrilles contre des neuves rutilantes et gratuites qui  s’exposaien imprudemment à sa convoitise!

Nestor avait un réel talent de peintre, mais dans ce domaine, non plus, il semble qu’il ne se prenait pas au sérieux et refusait d’aborder une carrière professionnelle! Je ne me souviens pas avoir assisté à une quelconque exposition des ses oeuvres! Il nous fit même cadeau de trois tableaux, ainsi qu’à d’autres, probablement.

Dernièrement, Jacqueline AZIM nous a appris qu’il était décédé et cela nous a fait beaucoup de peine. Car  nous l’aimions bien et nous n’étions pas les seuls! A sa façon il a, lui aussi, marqué la Scala! C’est pour cela que nous pensons toujours à lui.

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Nestor CLEMENT: « le juge »

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FILIPPI Jean, Betty et Jean Marc

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 20 janvier 2011

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FILIPPI Jean, Betty et Jean Marc

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Ah! Quelle famille!

Bien avant la Scala, on s’était rencontrés banalement dans l’escalier de l’immeuble du 15 rue Linné, dans le cinquième arrondissement de Paris. Eux crêchaient au deuxième étage dans un confortable appartement et, nous dans une mansarde, sous les toits! Malgré cette différence de statut social, on s’était trouvé pas mal d’atomes crochus! Bref, on sympathisa. Jean avait une belle situation, comme on dit, Betty restait à la maison et Jean Marc le fils, faisait, des bonnes études, comme on dit aussi! Denise bossait en tant que secrétaire et moi, c’était la bohême précaire, comme on ne dit jamais assez!. Donc, rien, apparemment, n’était fait pour qu’on se fréquente. Pourtant, quand on leur a dit qu’on montait une « boite », ils vinrent dès les premiers jours, nous soutenir, avec chaleur et efficacité, dans nos difficiles débuts de bistrottiers. Ils découvrirent, comme nous, les premiers « artistes » attirés par la fameuse guitare dessinée au blanc d’espagne sur la devanture de la Scala. Ainsi que la famille ZURINI, Pâris, Huguette, Manou, Gabriel et autres amis de la première heure. Jean avait une gentillesse et une éthique de la vie tout à fait exceptionnelles. Il était physiquement petit et sa voix était fluette, pourtant, il en imposait par son intelligence et sa culture générale et, bien sûr, sa gentillesse, ainsi que sa profonde tolérance des autres. C’était un plaisir pour des musicos ou chanteurs débutants de converser avec lui, même s’ils était loins d’avoir son érudition! Malgré qu’ils ne soient pas des « artistes », Jean et Betty inaugurèrent, peut être sans le savoir, ce lien indéfinissable qui liait, à la Scala, des gens très différents! Betty avait une solide corpulence qu’elle faisait oublier par une forte personnalité. Elle était drôle et riait souvent très fort. Elle avait aussi, beaucoup d’humour. Bref, les FILIPPI étaient devenus des personnages qui faisaient partie des « meubles » incontournables de la Scala!

Cette période heureuse ne devait, en principe, jamais se terminer! J’ai du mal, encore aujourd’hui,  à évoquer l’immense chagrin qui frappa cette exemplaire famille, à la mort de leur fils unique Jean Marc. Nous vécûmes cela à la Scala avec beaucoup de chagrin. Malgré toute l’affection que quelques amis et nous mêmes, tentions de lui manifester, le couple ne s’en remit jamais. Betty quitta ce monde quelques temps après et Jean, malgré qu’il continua son travail et à venir à la Scala, erra dans la vie, et je le dis avec tristesse et respect, comme un zombie!

Puis il se fixa à Nice (nous avions décidément, beaucoup de points communs!) et j’avoue que nous nous perdîmes de vue, sans trop savoir pourquoi. Récemment, nous avons appris sa mort, survenue il y a quelques années, par sa nouvelle compagne, qui, connaissant sa vie passée, nous en a néanmoins parlé avec beaucoup d’émotion. Elle nous a promis de nous faire parvenir une photo de Jean. 

La présence de Jean, Betty et Jean Marc FILIPPI était ô combien indispensable sur le blog de la Scala retrouvée! Ceux qui les ont connus partageront, je suis sûr, notre émotion. 

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MORANGE Jean François

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 17 janvier 2011

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MORANGE Jean François

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Jean François MORANGE, aujourd’hui, dans ses oeuvres!

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C’est marrant! Pour moi, dans ces folles années sixties, Jean François MORANGE, c’était, avant tout, quelqu’un qui avait écrit un bouquin sur la poésie.

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Je ne le connaissais, du moins je le croyais, que sous ce jour là. Après avoir eu, il y a quelques heures, la joie de le retrouver, il m’apprend qu’il avait participé, à l’époque, au groupe « Rhesus« , avec le talentueux Alain MONIER et quelques autres (voir, par ailleurs, à MONIER Alain).

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Chose étonnante, il m’a rappelé le fait qu’ils répétèrent, pendant pas mal de temps, dans la cave de la Scala! Je l’avais totalement oublié! 

Depuis, Jean François a sorti pas mal de bouquins, pas forcément sur la poésie. Il a écrit beaucoup de chansons, a aussi sorti  quelques disques, fait du théâtre, Bref, une vie bien remplie. Le poète engagé et revendicatif avait plusieurs cordes à son arc ! Et pas toujours dans le « sérieux »! Je dirais que je suis, plutôt agréablement surpris de ce parcours tous terrains que je n’aurais jamais  imaginé.

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Car, apparemment le poète contestataire, (du moins, c’est comme cela que je le voyais), a fait place à l’humoriste échevelé. Il a réalisé, depuis pas mal de temps, dans son beau pays nantais, des spectacles chantés, saupoudrés d’humour et de gaité, voire d’esprit à la Marx Brothers, notamment le dernier, appelé : »les frères Dubois« .

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De l’humour, il semble y en avoir à revendre, dans les spectacles de Jean François. On est loin du « poète engagé et revendicatif » que j’imaginais encore!’ Comme quoi, les poètes, à l’instar des éléphans, ça peut tromper énormément.

Jean François m’a promis un « témoignage » très bavard. Ouille! Que nous réserve-t-il, encore?

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TAMAYO Antoine, dit « Théophile »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 15 janvier 2011

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TAMAYO Antoine dit « Théophile »

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Théophile a écrit les paroles sur les artistes du quartier. Presque tous sont sur ce blog!

C’est curieux!Théophile fut, à la Scala, l’ami de GERMINAL, Bernard LAVILLIERS, DARY, et bien d’autres! Pourtant, comment dire, je n’eus jamais des relations très directes avec lui. Ce qui ne veut pas dire que je m’en désintéressais! Mais mes souvenirs, aujourd’hui, sont assez vagues sur lui. Pourquoi? Peut-être qu’il rencontrait ces mêmes amis ailleurs qu’à la Scala? Ou bien, qu’à la Scala, il n’était pas lui même. Pourtant ce n’est pas ce qu’affirment, aujourd’hui, DARY ou GERMINAL, dont . je reçois , ce matin, un coup de téléphone. Le bougre m’assure que Théophile a bien traîné ses guêtres un bon bout de temps à la Scala et, ne serait-ce que pour eux, je me dois de le publier à ce moment même! Comme je respecte la démocratie du vote majoritaire et que je ne tiens pas à passer pour un débile qui perd la mémoire, je m’incline bien volontiers, et, pas folle, la guêpe, je vais donc m’appuyer sur le témoignage de GERMINAL. Commode, non?     

  »Théophile » représentait parfaitement le poète maudit, façon RIMBAUD.Il bossait dans une radio, connue des libertaires. Parfois, il prenait des cuites mémorables, mais jamais à la Scala (Soupir de satisfaction de Jacky, note de la direction). Avec LAVILLIERS et DARY, ainsi que Gérard THOMAS, dit »joli coco » (ou « le dahu« , (note de Jacky) on le ramassait, certain soir, complètement inconscient au milieu de la rue! Notamment, près des halles qui se trouvaient encore en plein centre de Paris.. (Bonjour, les rats!) Mais c’était un type extraordinaire, dont les parents russe et espagnole, avaient été déportés. Il lui en était resté un côté sombre et noir, qu’il savait parfois contraster avec une exhubérance spectaculaire. En tant que poète, il avait beaucoup de talent! Et d’humour (noir).

Jacky, je te fais parvenir incessamment quelques écrits de lui et des extraits de trois disques qu’il avait, à l’époque, enregistrés!

Il faisait aussi partie (ou il fréquentait, je ne sais plus) , d’un groupe de rock, appelé, je crois, « yellow homard » ou quelque chose d’approchant:

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Théophile Tamayo

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Bravo, Germi, tu t’es bien débrouillé, tout ce que tu dis sur Théophile, c’est ok! Partant du principe que plusieurs témoins valent mieux qu’un seul, (c’est la loi), je vais mettre tous les potes à contribution pour continuer le blog! Cela me reposera!Et j’attends de blog ferme, tes autres informations sur Théophile .

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