DIRMIKIS Steve

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 27 juin 2011

DIRMIKIS Steve

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(Commentaire inattendu de Steve! Surprise et bonheur, reçu le 20 07 2011!)

Salut mon petit Jacky, heureux de voir ton site et chapeau pour ta mémoire.

Harry (Steve) DIRMIKIS

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(Nous espérons que « Steve » nous apportera des éclaircissements sur ma mémoire, peut être, parfois, un peu défaillante!!)

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Nous n’avons, hélas, pu retrouver la moindre trace de Steve DIRMIKIS et de son père « Tatos« , que ça soit en France ou en Grèce. Et nous le regrettons, car ils eurent, pour nous, une certaine importance, au début des années70! Steve était un jeune garçon sympathique. Il faisait des études à Jussieu et avait rappliqué à la Scala,  amené par le charmant couple Patrick et Muriel LACHAUD, dont on n’a jamais eu de nouvelles, non plus. PatrickMuriel et Steve ne se quittaient pas à la Scala et parlaient beaucoup entre eux. Cela n’empêchait pas Steve d’écouter avec plaisir les chanteurs et guitaristes et, petit à petit, de devenir notre ami! Il nous parlait souvent de la musique de son pays, en nous  expliquant les subtilités et la richesse des rythmes envoûtants et lancinants, notamment du sirtaki, qu’il essayait de reproduire sur une guitare de service. Sa famille habitait à Athênes et ce n’était pas facile, sous les colonels, de faire des études à l’étranger, même si c’était en beau pays de France! Il nous parlait de son pays avec tant de chaleur, que cela nous donna envie d’y aller voir! Il nous procura d’utiles adresse et notamment nous révéla l’existance d’un petite île, dans la mer Egée, appelée Ios et totalement inconnue, à l’époque, Il n’y avait pas de route et par conséquent, pas d’autos. Le paradis, quoi! 

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Devant l’enchantement des découvertes, nous y retournâmes plusieurs fois, avec toujours autant de plaisir et de passion. Par la suite, nous découvrîmes d’autres régions de la Grèce. Ce fut une révélation! Petite anecdote en passant, étant attablés à la terrasse d’une typique « taverna » à Ios, nous eûmes l’agréable et étonnante surprise d’entendre parler de la Scala et notamment de « Jacky », par des consommateurs français, assis à côté de nous! Quand je me retournai vers eux, je découvris un ou deux visages connus! Inutile de dire qu’ils furent encore plus surpris que nous! En Grèce, nous vîmes plusieurs fois Steve et son père « Tatos« , (personnage passionnant), ravis de voir l’intérêt que nous portions à leur  magnifique pays et à ses habitants!

Steve est venu pratiquement jusqu’à la fin de la Scala et nous amena quelques amis grecs qui vivaient en France, notamment un certain KALAMATA, que nous n’avons connu que sous le nom de sa ville natale, Kalamata, située dans le Péloponèse et grouillante de monde, Là, encore, l’exemple des grecs atteste, une fois de plus, l ’évidente vocation de la Scala à être « internationale. C’est pour cela, aussi, que nous gardons de Steve, son père « Tatos«  et les amis grecs qu’ils nous amenèrent, un souvenir ému et chaleureux. 

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La plage de Mylopotas, à Ios, à quelques kilomêtres (à pied!) du bourg!

(On y allait deux fois par jour!)  

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HUBERT Michelle

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 23 juin 2011

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HUBERT Michelle

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Deux scrupules me tiennent à coeur:

1°) J’ai la vague impression, un peu douloureuse, que dans mes souvenirs, et par conséquent, sur le blog, les filles sont loin d’être majoritaires. (Alors qu’il y avait autant de filles que de garçons qui fréquentaient la Scala.) Serais je amnésique ou macho sans en être conscient?  Je précise que Denise, tout en ayant largement son mot à dire, n’est pas responsable de ce choix qui pourrait paraître arbitraire. J’en revendique néanmoins, la totale responsabilité. 2°) On peut comprendre que l’eau ayant coulé sous le pont du temps, les contacts, cinquante ans après, ne puissent pas toujours être idylliques! Plusieurs raisons à cela, les aléas et duretés de la vie, la maladie, le cheminement de l’âge et autres facteurs, peuvent engendrer l’oubli, volontaire ou pas, du passé. Cela dit, en ce qui concerne Michelle, je n’ai pas réussi à la contacter car, par le biais de son frère, Michel HUBERT, qui fut pilote à AirFrance et que j’ai lui-même contacté assez difficilement, qui m’apprend que la santé de sa soeur est précaire. Bien entendu, j’en ressens, avant toute chose, une amicale et profonde compassion!

Michelle fut indéniablement un personnage attachant! Elle était mariée, au début des années soixante avec Manou ZURINI. Tous les deux faisaient partie de la bande à BELTOISE, Jean Michel GIORGI, Jacques GODREUIL, dit « Béru » et quelques autres, Elle était hôtesse de l’air et il fallait la voir, à la Scala, juste avant de prendre son poste dans un avion en partance à Orly, en tenue bleue très chic de grand couturier, se déplacer avec souplesse et vivacité, car elle était très svelte et avait un corps très affuté, comme on dit chez les sportifs. Toujours prête à rouler à tombeau ouvert dans les rues de Paris, avec, bien sûr, Manou au volant! Toujours prête à rire et participer aux canulars, aux lectures du fameux San Antonio! Toujours prête à prendre sa part aux facéties de la bande qui ne s’en privait pas! Elle avait pas mal d’amis, telle Lise BELIN ou des relations professionnelles, comme France MENINGAND, hôtesse de l’air comme elle ou Michel GUTH, steward à Air France. Bref, tout ce beau monde s’envoyait en l’air, si j’ose dire, joyeusement! C’était un peu l’époque pionnière oû l’on se découvrait sans arrière pensée, tout en construisant, sans le savoir, un solide avenir de « l’esprit scalaesque »! Je n’ai pas encore réussi à me procurer une photo de Michelle, pour les raisons invoquées au début. J’ai donc piqué, faute de mieux, une image approximative de ce qu’elle était, en ce temps là. En espérant qu’elle ne m’en voudra pas! Surtout que j’ai un très bon souvenir d’elle et décidé d’atteindre la juste parité sur ce blog!

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HILLER Eugène dit le baron Eugelico DI LIMA

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 21 juin 2011

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HILLER Eugène dit « le baron Eugelico DI LIMA » 

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Photo de notre ami Alain HEISSE.(1968, à Saint Tropez)

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Quitte à passer pour un méridional exagérateur ou mythomane, j’affirme qu’ Eugelico DI LIMA fut un personnage inouï à plus d’un titre! De plus, je ne suis pas le seul et de loin à penser cela! D’origine Suisse allemande (de Bâle, exactement), dont il avait le parler rocailleux et un accent indéfinissable, le « baron DI LIMA  promenait, avec une nonchalance qui se voulait aristocratique, un corps maigre et anguleux. Habillé de vêtements colorés, chaussé de bottes façon chevalier, le cheveu en bataille et très long! Il collectionnait avec passion les  cannes à pommeau d’or ou d’argent, qu’ il changeait pratiquement tous les jours. Il avait toujours l’air de recevoir, à la Scala ou ailleurs, « ses sujets », avec une certaine majesté qu’il avait mise au point. Il se partageait entre l’hiver à Paris et l’été à Saint Tropez ou Juan les Pins. De quoi vivait il exactement? On ne l’a jamais vraiment su. C’est, d’ailleurs ce « mystère » qui faisait son charme dont il usait abondamment! On disait qu’il avait hérité d’un confortable magot, grâce à une  baronne beaucoup plus âgée que lui et avec laquelle il avait vécu quelques temps et qui payait, bien sûr, toutes les notes d’hotel de Monsieur et autres dépenses princières! Héritage  qui lui permettait, semble-t-il, d’inviter royalement pas mal de monde, amis ou inconnus. Car il était fort généreux! En fait, sans être certain qu’il en vivait vraiment, DI LIMA, était, parait il, un excellent peintre. (Voir ce qu’en dit plus bas, notre ami  Alain HEISSE). Celui ci, qui l’a bien connu, affirme qu’il avait créé, auparavant, « Expression libre« , une sorte d’école de peinture dont il ne parlait jamais. 

DI LIMA fréquentait, entre autres mondanités parisiennes de la rue, le fameux Aguigui MOUNA, qui, en son temps, eut son heure de gloire. Mouna fut souvent présent au quartier et notamment à la faculté de Jussieu, à deux pas de chez nous. DI LIMA n’allait donc pas très loin pour le rencontrer. Mouna  passa quelques fois à la Scala, perché sur son tricycle orné d’un immense téléphone rouge. Mais ça, c’est une autre histoire!  

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Qu’il me soit permis d’évoquer à nouveau, tous ces gens  uniques qui venaient se fondre dans un esprit typiquement Scala, sans pour autant perdre leur originalité! On peut mettre dans la même catégorie que « le baron », quoique dans des registres différents, Rodolphe KARSENTY, Guy LARRAS, « CHICHOUNE, XHEMIL, DARY et quelques autres, qui ne se sont pas forcément connus, ne venant pas à la même époque. Mais, comme le dit Alain HEISSE, « on se serait cru, parfois, dans un film de Fellini!  »

Pour en revenir à DI LIMA, voici comment Alain le voit et en parle après tant d’années:

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Ah oui, j’allais oublier! DI LIMA se baladait toujours (aussi) avec une multitude de bagues passées à tous les doigts de ses mains. C’est pour cela que je l’avais surnommé « bagouse »! Il ne les fabriquait d’ailleurs pas, mais en faisait, parait-il, un trafic commercial douteux entre l’Afrique et la France. Mais cela, est ce encore une légende? 

Mystère!

En tous les cas, un sacré personnage ce « baron » DI LIMA qui en a marqué plus d’un à la Scala!

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DESCLEZ Henri

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 15 juin 2011

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DESCLEZ Henri

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Henri DESCLEZ avait une vingtaine d’années quand il est venu à la Scala pour la première fois, amené par Michel NOIRRET. C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’il débuta dans la bande dessinée, travaillant pour le journal « Pilote« , quelques années plus tard, c’est à dire en 1967 1968.

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DESCLEZ  était dessinateur et NOIRRET était devenu, pour la circonstance, ( ou la force des choses), scénariste. Michel, déçu par le milieu parisien de la chanson et peut être un peu pour raison familiale, alors qu’il semblait voué à une grande carrière de chanteur, était parti, à cette époque, vivre en Belgique. en espérant une reconversion professionnelle heureuse. D’origine belge, Henri DESCLEZ l’avait probablement influencé pour rester dans ce pays et changer totalement de vie!

A la Scala, Henri DESCLEZ montrait déjà, tout jeune, un réel talent et une évidente ambition pour la B.D., dont la Belgique avait le monopole. C’était un garçon drôle et plein d’humour, qualité que l’on retrouvera plus tard dans ses oeuvres. En revanche, il ne parlait jamais métier et se comportait comme n’importe quel autre habitué! J’ai relaté par ailleurs, le fait qu’il avait connu Patrice DARD à la Scala et qu’ils avaient, par la suite, beaucoup travaillé ensemble. Je peux dire simplement qu’il fit une énorme carrière dans la bande dessinée, dont il exploita toutes les facettes, directeur des studio DESCLEZ, rédacteur en chef de l’édition belge de « Pilote« , rédacteur en chef de « Tintin » (version belge). Exilé au Canada, (mais revenant souvent en Europe), il monta sa propre maison d’édition, et fonda plusieurs magazines… Bref, une carrière bien remplie.

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etc etc…..(cliquer pour agrandir)

 

Une seule petite ombre au tableau qui m’est personnelle:la grande amitié qui liait à la Scala Michel NOIRRET et Henri DESCLEZ semble faire, hélas, partie du passé! Mais ne soyons pas trop exigeant! Même si je les aime bien tous les deux!

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VILLAIN Jacques-Henri

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 12 juin 2011

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VILLAIN Jacques-Henri

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JACQUES HENRI! (Un double prénom en lettres majuscules). C’était la seule information que nous possédions sur lui. C’était  un peu court et pourtant il a marqué (à sa façon) la Scala. Mais grâce à Claudie ROLDAN-ELOI, nous avons retrouvé son nom de famille!

Jacques-Henri est venu dès les premiers jours, toujours flanqué d’une certaine Katia, belle brune au regard ténébreux. On ne savait pas s’ils étaient mariés, amants ou amis, mais cela importait peu. Ils furent pratiquement les premiers rares   »clients ». Je ne parle pas, bien sûr, de Pâris, Manou, Gabriel ZURINI , qui faisaient déjà partie des meubles et quelques embryons de la « bande à BELTOISE. Mais ceux là ne s’occupaient, pour l’heure, que de leurs bagnoles et motos!  Il est vrai, qu’à première vue, Jacques_Henri et Katia  n’avaient pas vraiment le profil des futurs habitués (cela, je ne le savais pas encore), mais ils rassuraient, tout de même, mes projets d’avenir. Jacques-Henri était entré par hasard, au cours de la journée (passablement désertée), pour boire un Ricard. Je l’avais convaincu de revenir le soir, affirmant qu’il y avait une ambiance du tonnerre, ce qui était un gros mensonge, car je prenais mes désirs pour des réalités! Mais Jacques-Henri joua le jeu et rappliqua le soir avec Katia. Il avait un bagout de bonimenteur, il était, d’ailleurs représentant de commerce. Katia était aguicheuse mais sans excès ou vulgarité. Je m’en rendis compte, notamment, quand les premiers « gratteurs de guitare » rappliquèrent, avec lesquels elle eut quelques petites aventures. Le statut de  »tout premiers clients », semblait donner au couple un avantage dont il profita amplement! En fait Jacques-Henri était un garçon très sympathique et surtout serviable, quand il en avait l’occaion. Je me surpris à l’aimer bien. Puis arrivèrent Dominique FOREST, Hubert SERVAT, la famille PREVOST et quelques autres, avec lesquels le couple sympathisa.

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Jacques-Henri, Dominique et Hubert à la Scala, 1960.

Je ne fus pas en reste, car sur la photo, la main sur l’épaule de Jacques-Henri est la mienne. C’est dire!

Voila, cela pour prouver, s’il était nécessaire, que déjà, il n’était nul besoin de figurer dans le bottin mondain ou de révéler son nom de famille, (youpi, on l’a retrouvé!) pour être admis dans le cercle des habitués. Il y en eut d’autres, par la suite dont nous n’eûmes jamais la curiosité de connaitre le blaze de famille! Un simple prénom ou un surnom firent souvent l’affaire! Et cela n’altère nullement  le bon souvenir que nous gardons de Jacques-Henri et Katia!

Et puis, grâce à Claudie, on a retrouvé son nom, alors, hein?

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DARD Patrice

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 9 juin 2011

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DARD Patrice

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Nous en avions déjà parlé dans ce blog. Au début des années soixante, la « bande » à BELTOISE-ZURINI et consorts tenait le haut du pavé à la Scala. On y parlait bagnoles de course ou motos, on déconnait pas mal et l’on vouait aussi un véritable culte au fameux commissaire San Antonio héros dont la gloire, à l’époque, était due à son illustre géniteur littéraire, à savoir l’écrivain Frédéric DARD.

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Frédéric DARD

Jacques GODREUIL, Jean Michel GIORGI, Manou ZURINI, Alain et Jean Pierre BELTOISE plus quelques autres, se relayaient, à chaque sortie d’un nouveau titre, pour lire à haute voix, des passages entiers des aventures dudit commissaire, devant un public conquis d’avance et qui s’esclaffait à chaque bon mot cité dans le livre. Et dieu sait qu’il y en avait! L’engouement fut tel que, pendant toute la période Scala, Jacques GODREUIL se fit appeler « Béru » et surnomma sa propre mère, « Félicie« ( mère de San Antonio dans le livre)!  » C’est dire!

O destin malicieux! Voila-t-il pas qu’un beau soir rapplique, amené par je ne sais qui, peut-être par Manou  Jean Pierre BELTOISE, ou Jean Michel GIORGI, ou le surnommé « Béru », un certain Patrice, fils de Frédéric DARD! C’était un tout jeune garçon qui devait avoir 18 ou 19 ans .Il semblait bien connaître la « bande » et avait l’air de réagir naturellement à toutes ces lectures et même d’y prendre un certain plaisir. Apparemment on n’avait pas l’impression qu’il digérait mal le succès de son père. Il fut présent à la Scala un temps assez court, mais je dois dire qu’à l’époque, plutôt discret, il ne nous marqua pas spécialement. Pourtant il avait affirmé à certains qu’il continuerait, plus tard l’oeuvre de son père. Ce qui nous porta sur le moment à l’incrédulité. Mais pas méchante!

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Mais notre sceptissisme ne nous donna pas forcément raison. Par la suite le souhait de Patrice se réalisa plutôt bien. Eh oui!

Notre ami Michel NOIRRET nous avait amené Henri DESCLEZ, un belge qui devint un habitué de la Scala et qui avait déjà un nom dans la bande dessinée. Il était illustrateur chez DARGAUD, leader mondial incontesté de la bande dessinée belge, Or, je viens d’apprenre par internet que Patrice DARD, en tant qu’auteur et Henri DESCLEZ, en tant qu’illustrateur, avaient collaboré ces dernières années à de très nombreux ouvrages de bande dessinée! Se rencontrèrent ils à la Scala? C’est fort probable.

Alors, je ne m’interdis donc plus de penser que la Scala fut, parfois et souvent malgré elle, une croisée des rencontres, à défaut d’être une croisée des chemins.

Quoique!

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Le but n’est pas de citer toute l’oeuvre (importante)  que Patrice DARD et Henri  DESCLEZ réalisèrent en commun. Mais il ne nous est pas interdit, non plus, d’éprouver une certaine fierté de les avoir eus, tous les deux, à la Scala!

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CSISKY Attila de

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 5 juin 2011

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CSISKY Attila de

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J’ai déjà parlé de la tendance internationaliste de la Scala. Cela venait par vagues et par époque, sans qu’on l’ait spécialement voulu. Tout comme les styles musicaux qui défilèrent, folklore andin, (Amérique du Sud), flamenco, (Espagne), fado de Coimbra (Portugal), musiques russes, israéliennes, gitanes, blue grass, blues (Etats Unis), etc.. 

En ce qui concerne Attila de CSISKY, il ne s’agissait pas de musique, mais d’un personnage hors du commun, qui portait bien son prénom:Attila! Heureusemenr qu’il ne poussait pas d’herbe à la Scala, elle aurait trépassé en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Grand, fort et impressionnant, Attila avait le verbe haut et les bras comme des jambons: il était sculpteur et taillait la pierre avec une vigueur exceptionnelle. Mais malgré son aspect rude, il avait le coeur sur la main! Il nous arriva d’assister au vernissage de ses oeuvres! Ce n’était jamais triste, tant le bougre le marquait de sa forte personnalité! Sa générosité n’était pas moins proverbiale!

D’origine hongroise, je pense qu’il avait du partir de son pays à la suite de la révolution de 1958 qui fut écrasée par les russes. 3000 hongrois furent tués et 200.000 prirent la fuite. Je pense qu’Attila en faisait partie. Il s’était retrouvé en France avec d’autres hongrois. Quelques uns, dont Attila, avaient attéri à la Scala, je ne sais trop comment. Nous n’avons jamais abordé le sujet sur les « réfugiés » avec eux. De toute façon, qu’ils soient  »réfugies » ne  changeait rien pour nous, car sitôt le pas de la porte franchi, ils étaient entrés dans la grande famille de la Scala. 

Attila possédait  un énorme dogue allemand tout noir qu’il amenait toujours à la Scala. Le chien restait couché sagement à même le sol. C’était étonnant de voir ses pattes avant et arrière prendre presque toute la largeur de la salle! Une fin d’après midi, en mai 68, Denise voulut aller chercher notre fille Sylvie, à l’école, située près de chez nous. Mais, devant l’entrée de la Scala , une compagnie de CRS, manifestement sur les dents, car ça chauffait dans le quartier à ce moment-là, lui intima l’ordre de rebrousser chemin! Denise eut la bonne idée de prendre le dogue par la laisse et de sortir fièrement avec lui, bravant la gente policière qui se garda bien d’intervenir, vu la taille du molosse. Et toute la Scala de rire, qui regardait la scène au travers de la vitrine!

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 Sultan? Brutus? J’ai un trou de mémoire! 

Malgré la « révolution » qui se déroulait dans le quartier, nous avons passé de bons moments avec les hongrois, toujours joyeux, souriants et aimés de tous. Bien sûr, leur leader était Attila! Ce qui n’empêchait pas les musiciens de jouer, les chanteurs de chanter, les joueurs d’échecs de mater et les autres de bavarder ou de s’aimer! Les accents se mélangeaient, ainsi que les cultures, voire les corps et c’était réconfortant et  réjouissant. Il y avait parmi le groupe, Emilie A., une belle hongroise, qui, à chaque fin de mois, la larme à l’oeil, se plaignait auprès de nous, que le chêque de son « ami » parisien, (prénommé Gilbert et au demeurant marié et des enfants), tardait à venir. C’était aussi l’occasion d’en rire et on n’en voulait pas à la belle Emilie d’accepter cette situation, car il n’était pas évident d’avoir un emploi quand on était, il faut bien le dire, « étranger ».

Oui, Attila fut un personnage marquant de la Scala, Ses amis hongrois  furent attachants et enrichissants. Que sont-ils devenus? Internet n’est pa très bavard à leur sujet! Ca ne nous empêche pas de penser encore à eux.

    

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SKITRI Aaron

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 4 juin 2011

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SKITRI Aaron

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MATISSE. « Le luth »

Aaron SKITRI était d’origine turque. Il vint  à la Scala au début des années soixante, amené par Roger DELVOYE. Aaron était alors tout jeune et passait (déjà)  en concert au « Club Plein Vent« , tenu par Gilbert IMBAR, en compagnie de Roger, Ramon CUETO, José Maria SIERRA, Jörgen KLATT, Jean DOMENECH de CELLES, et bien d’autres concertistes qui fréquentaient aussi la Scala à ce moment là, A l’époque, il jouait de la guitare classique. Malgré sa jeunesse, il était très présent, déluré et drôle, n’étant pas en reste de facéties et de bons mots qui fusaient habituellement à la Scala. Pendant toute cette  période, il fut un fidèle habitué, Et pui, vers la fin des années soixante, il disparut, non pas seulement de la Scala, mais aussi du quartier!

En 1976, la Scala étant définitivement fermée, nous apprîmes incidemment qu’il donnait des concerts de luth baroque et de théorbe, notamment au « Carré Thorini-Sylvia MONTFORT« , à Paris. Au programme, GAUTIER, GALLOT, Robert de VISEE, BACH.

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Le luth dans l’histoire

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Nous fûmes très surpris de cette reconversion dont nous n’avions jamais été au courant! (Jean DOMENECH DE CELLES, lui aussi, se reconvertit plus tard, en adoptant la viole alto et ténor.) Ces années là, à partir de 1976, le public découvrait le grand talent d’Aaron SKITRI. Mais ce ne fut pas le cas de certains érudits français, dont la seule remarque fut: »Il joue avec les ongles ». (A cette époque, il y avait une vraie rivalité, du moins chez les  la guitaristes, entre ceux qui jouaient avec la pulpe des doigts et ceux qui jouaient avec les ongles) Cette réputation ne le quitta plus. Déçu, il quitta la France, pour le Canada, à TORONTO, plus précisément, oû il enseigna à « l’Université de Queen’s Kingstone » et dirigea le « Collesium Musicum«   Mais il ne trouva pas davantage un public à la mesure de son talent. On dit qu’il y mourut de désespoir en 1998. 

Nous n’arrivons pas, aujourd’hui, à faire le lien avec le garçon apparemmant insouciant, impétueux et surtout talentueux que l’on connut à la Scala. Et notre déception est grande qu’il n’ait jamais été reconnu par ses pairs! Mais notre tristesse ne nous fait tout de même pas oublier ce qu’il fut réellement:

Un artiste de grand talent

Cela s’ajoute à notre fierté de l’avoir sur ce blog!

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Référence de l’un des rares disques réalisés  par Aaron SKITRI.

Le trouve-t-on encore?

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BERTHOMME Luce

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 2 juin 2011

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BERTHOMME Luce

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Il y a des (rares) personnages, qui, n’ayant jamais été des habitués-types de la Scala, l’ont néanmoins profondément marquée. Ce fut le cas du couple Luce BERTHOMME et Christian LEGUILLOCHET. La raison en est qu’ils faisaient, si j’ose dire, le même « métier » que nous! Enfin, presque! Comme je l’ai dit par ailleurs, ils avaient, avec courage et talent, « monté » un café théâtre, dans le quartier de Montparnasse, le Lucernaire, qui allait devenir mythique. Nous étions en 67-68 et avions nous mêmes le désir d’en créer un, sans trop savoir comment. Luce et Christian, au courant de nos intentions, nous avaient rendu visite à plusieurs reprises et nous avaient judicieusement donné d’excellents conseils. Cela sans ostentation ou prétention, simplement parce que ils avaient le sens de la solidarité et de l’altruisme.Bien sûr, par la suite, nous avons toujours gardé le contact en nous rendant mutuellement visite quand nous le pouvions!

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Luce BERTHOMME eut une part importante dans la direction du Lucernaire. Son prénom de « Luce », (qui inspira le nom du café-théâtre), la prédisposait à trouver la lumière dans sa passion des planches et des gens. En effet, elle brilla à plus d’un titre, en étant à la fois cofondatrice, codirectrice, comédienne, auteure de pièces de théâtre, métteure en scène, abordant toujours avec bonheur, la télévision, le cinéma et le théâtre! Surtout, elle dirigea un atelier-théâtre, écrivant ses propres pièces et oû son sens de la pédagogie et son amour des autres firent merveille. Luce et Christian formèrent un couple exemplaire qui apporta beaucoup dans un domaine qui, à l’époque, en était encore à ses balbutiements!

(Une chose dont je suis plus que fier. Au cours d’une participation à un « off » au festival d’Avignon, Luce et Christian présentèrent, (dixit Christian ),  »un spectacle, oû se mêlaient, à l’exemple de ce que faisait Jacky, à la Scala, guitaristes classiques et comédiens de café-théâtre! ») 

Luce BERTHOMME s’eclipsa de son monde merveilleux, le 21 janvier 2004, à l’âge de 54 ans. Christian la suivit il y a quelques mois. En publiant enfin Luce, je suis heureux d’avoir reconstitué le couple dans nos souvenirs!  

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