ALSACIEN joueur d’échecs

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 28 avril 2014

 

ALSACIEN joueur d’échecs

 

Alsacien joueur d'échecs 2 

Avec la chanson, la musique, la guitare et les mariages, le jeu d’échecs fut une spécialité très prisée à la Scala. Cela commença, je ne sais trop comment, peut-être bien, grâce à Robert HANNA, qu’on connaissait déjà comme un bon joueur de cette discipline plutôt ardue et mystérieuse, du moins pour ceux qui ne la pratiquaient pas! En ce début des années soixante, Robert était déjà « classé ». (En première série, je crois). Ce qui suscitait, d’ailleurs, une certaine admiration de la part des autres habitués. Robert portait sur lui en permanence un petit échiquier sur lequel il s’exerçait, assis sur le coin d’une table. Un soir, quelqu’un (peut-être Pâris ZURINI, ou Vitold TYROVITCH) lui proposa de faire une partie. De fil en aiguille, Claude ELOIdit le « beauf », frère de Denise, Henri de LAUZENGHEIN, Chloé CHARBONNIER, Michel SADANOWSKI et quelques autres, se piquèrent, si j’ose dire, au jeu… Inutile de dire que la plupart fut immédiatement écrasée par le jeu dévastateur de Robert! Excepté, peut-être « le beauf » et Henri.

Bref, voila comment, en gros, s’écrivit l’histoire des « pousseurs de bois » de la Scala! Curieusement, ces derniers prirent l’habitude d’occuper les mêmes tables, placées au milieu de la Scala, sous un tableau peint par Robert MÉRÉDIEU. Et ce, pendant des années! Ça permettait à chacun d’avoir son « coin », sans se gêner mutuellement, les gratteurs et chanteurs occupant le fond de la salle, où sera érigée, un peu plus tard, une vrai scène! Il n’était pas rare de voir des musicos s’intéresser à une partie d’échecs acharnée comme de voir un joueur, en pleine partie, s’arrêter pour écouter un air de guitare!

Sur ces entrefaites, un drôle de bonhomme fit, un soir, une discrète apparition. Mince, le corps taillé en coups de serpe, les cheveux blonds et le visage émacié, il repéra très vite le coin des échecs, s’y installa, non moins discrètement, pour ne plus jamais le quitter! Il parlait rarement et quand il le faisait, c’était avec un très fort accent alsacien. Côté échecs, il se révéla un honnête « pousseur de bois » Il joua souvent avec Vitold. Ce qui occasionna parfois des échanges verbaux d’anthologie!  

TYROVITCH vitold pour alsacien

Vitold n’aimait pas perdre et quand c’était le cas, il se mettait ostensiblement à somnoler, ce qui désolait l’alsacien qui venait (toujours aussi discrètement) se plaindre à moi! Il est à remarquer que les plus âgés, Pâris, Vitold et quelques autres, étaient souvent les plus mauvais perdants. Ce qui amusait la galerie!

J’eus alors l’idée d’organiser des tournois d’échecs, ce qui renforça l’intérêt des passionnés de ce jeu.

tournois d'échecs 2

Quelques habitués de « Chez Adèle » vinrent y participer. Bien entendu, je refusai catégoriquement l’enjeu de l’argent, ce qui fut unanimement admis! Seul le plaisir de jouer comptait!

« L’alsacien », dont je n’eus jamais la curiosité de savoir nom et prénom, a, malgré cela, sa place parmi les personnages marquants de la Scala. Comme quoi, il n’y avait pas obligation d’être artiste pour être « reconnu », surtout tant d’années après!     

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PERLET Jean

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 25 avril 2014

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PERLET Jean

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Je ne crois pas me tromper en choisissant ce qui, dans ma recherche, me paraissait le plus authentique, le Jean PERLET, décrit ci dessous par internet. J’avais conservé de lui une adresse (Courbevoie) et un métier (en 64, il travaillait dans l’édition). Il était un peu plus âgé que les étudiants d’alors et venait, le soir, se distraire, en écoutant, avec attention, les artistes musiciens et chanteurs. Surtout les guitaristes classiques qui passaient à la Scala! Jean a donc forcément connu José Maria Sierra, Ramon CUETO, Roger DELVOYE, Jean François MASSON, Jean DOMENECH DE SELLES et Jûrgen KLATT. Je sais que Jean était sensible au talent de ces artistes.

Jean me racontait parfois les travaux qu’il réalisait dans le cadre de la maison d’édition, et qui concernaient de savantes recherches sur une finalité qui me paraissait, à l’époque, assez nébuleuse! A la lecture de ce qui suit, je reste toujours sur cette impression peu flatteuse pour moi! Ma seule consolation est que cela semble affirmer que c’est bien le Jean PERLET que j’ai connu à la Scala!        

perlet jean bio 1

perlet jean bio 2

Au risque de me répéter pour la énième fois, je souhaite qu’un petit miracle se produise et que Jean PERLET ou l’un de ses proches, tombe sur les pages désormais célèbres de notre blog adoré!! Et qu’il nous apporte une confirmation bienvenue!

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PETIT Jean Louis

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 23 avril 2014

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PETIT Jean Louis

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Petit Jean Louis

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Je mentirais, si je disais que j’ai un souvenir bien précis de Jean Louis PETIT. Il faisait partie des jeunes étudiants de la Faculté de JUSSIEU qui venaient l’après midi, entre deux cours, faire une pause, boire un café ou flirter avec une petite amie récemment rencontrée. On était en 64 et la Scala se cherchait encore. Au point que j’incitais souvent ces jeunes gens à venir le soir, leur promettant mille artistes chanteurs musiciens pour le prix d’un café. Ce qui était nettement exagéré, non pas pour le prix d’un café mais pour le nombre d’artistes cités. Même si cela, par la suite, devait être presque confirmé!

Mon absence de mémoire envers Jean Louis PETIT et de quelques autres venant l’après midi, est aussi justifiée par les tracas occasionnés à cette époque, par les plaintes du voisinage et le harcèlement du commissariat du 5e arr. Autrement dit, je n’avais pas le coeur à m’occuper vraiment de la « clientèle » d’habitués. (Ce qui ne dura pas longtemps!)

Il y a quelques temps, j’ai redécouvert le nom de Jean Louis, par le biais de la pétition qu’il avait signée contre la fermeture administrative de la Scala!

Petit Jean Louis Signature    

Cela a tout de même réveillé en moi quelques souvenirs bien vagues sur Jean Louis PETIT. Notamment qu’il me parlait de politique et qu’il était aussi passionné par son futur « métier » de toubib, pour lui, presque un sacerdoce! Si j’avais des doutes, internet me le confirme, par ce que Jean Louis est devenu par la suite: 

Petit Jean Louis bio brêve

 

Si Jean Louis PETIT tombe sur cette page, j’espère quil nous apportera quelques éclaircissements sur sa présence à la Scala!

C’est tout le mal que je nous souhaite!  

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MELAMEDE Hélène

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 19 avril 2014

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MÉlAMÈDE  Hélène

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Hélène est venue s’encanailler à la Scala au début des années soixante. Je dis « s’encanailler », parce qu’elle habitait le 16e arrondissement de Paris, ce qui, pour nous, correspondait à un esprit bourgeois-rive droite. C’est en tous les cas, ce que l’on voulait faire croire à qui voulait l’entendre. Bien entendu, je considère aujourd’hui que c’était une boutade amicale et sans conséquence, car Hélène était une institutrice de la république qui était bien loin d’avoir des pensées ou un maintien bourgeois!

MELAMEDE Hélène école communale

Je crois qu’elle exerçait son métier dans le quartier, mais je n’en suis pas sûr! Ce que je peux dire c’est qu’elle revint souvent, apparemment avec beaucoup d’assiduité, voire de plaisir. C’était une fille intelligente et sensible, au contact facile, (en tout bien tout honneur) qui aimait discuter de tout et de rien. Je crois que la Scala fut, pour elle, un havre de repos et de détente, d’autant plus qu’elle écoutait avec plaisir les premiers chanteurs-gratteurs-de-guitare qui commençaient à rappliquer à la Scala!

Je pense qu’un jour Hélène fut nommée ailleurs, car on ne la revit plus à la Scala. Je me demande aussi si Jacqueline Couturier (voir ce nom), également institutrice, n’a pas connu Hélène, car elles vinrent à la Scala pratiquement à la même époque, sauf que Jacqueline y séjourna beaucoup plus longtemps! Tout cela est un peu nébuleux pour moi. D’où la nécessité  de me renseigne auprès de Jacqueline

Cela ne nous empêche pas d’avoir, aujourd’hui, une pensée amicale pour Hélène l’institutrice!           

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FENOT René

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 18 avril 2014

FÉNOT René

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René FENOT est venu à partir de 1964, à une époque où la Scala suscitait de notre part un désir de changement de décor, malgré nos moyens pécuniaires limités, pour ne pas dire totalement absents.

La Scala en 65 l'après midi

La Scala en 64. Modeste mais l’âme y était déjà!

René avait du mérite à venir tous les soirs à la Scala, car il habitait au fin fond de Pari, dans le 17 e arrondissement! Il faut dire qu’à l’époque, tout le monde ne possédait pas une bagnole comme Manou ZURINI, Jean Michel GIORGI, Michel FENEUX, Christian MONS, Jacques GAME ou la famille BELTOISE, tous dingues des voitures, que René connaissait bien. Certains, d’ailleurs, avaient parfois, si j’ai bonne mémoire, la bonté de le raccompagner chez lui à une heure plutôt tardive! René était photographe de métier mais il n’en parlait presque jamais, ainsi que de lui même. C’est dire qu’aujourd’hui, nous ne possédons pas grand chose sur lui, si ce n’est que c’était un garçon plutôt serviable qui, notamment, prit fait et cause pour nos ennuis de voisinage qui commençaient à se manifester. Je crois bien qu’il prit quelques photos de la Scala, justement au cours du fameux changement de décor. Mais rien n’est moins sûr!

Qu’est devenu ce garçon discret mais agréable? Ce serait sympa s’il se manifestait un jour!

Ne serait-ce que pour rafraîchir notre mémoire à son sujet.  

 

 

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ORLOFF Alexandre dit « Sacha »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 16 avril 2014

ORLOFF Alexandre dit « Sacha »

orloff alexandre photo

Paris ZURINI, je crois l’avoir déjà dit, fut un personnage hors norme à divers titres. Surtout par le fait qu’il parlait plusieurs langues et aussi celui d’avoir été capitaine au long cours, ce qui l’avait amené à faire des rencontres à travers le monde. C’est ainsi que nous lui devons la venue de pas mal de gens étrangers à notre pays, surtout des artistes de toutes disciplines! Je ne compte plus le nombre de chanteurs, musiciens sud américains, espagnols, italiens, portugais, israéliens ou russes, que Pâris a drainés à la Scala! Il en fut le « public-relation » incontestable et privilégié! Bien entendu, c’est lui qui nous présenta avec chaleur son ami Sacha!

A l’instar de Pâris, Sacha avait déjà un âge canonique, quand il est venu à la Scala, au début des années soixante. Artiste peintre, il avait acquis un certain renom dans le milieu de la colonie russe et la « gentry » parisienne, comme en témoigne internet: 

ORLOFF Sacha bio

Denise et moi sympathisâmes particulièrement avec lui, au point qu’il se mit en tête de réaliser mon portrait. Je posai donc pour lui. Pour me remercier, (je ne sais trop de quoi), il m’offrit un des tableaux de sa composition. Ce qui me flatta tant soit peu! Denise me suggéra insidieusement qu’il était peut-être amoureux de moi. Mais jamais je ne crus à cette compromettante éventualité. Je me souviens néanmoins que Sacha était un homme plaisant et intéressant, car très cultivé! Comme beaucoup de russes, il avait le verbe haut et persuasif! Ce qui le rendait, plutôt sympathique, voire populaire, auprès des habitués-gratteurs-de-guitare de la Scala qui, pourtant, en avaient (déjà) vu d’autres!

Moralité: Son Excellence (eh oui!) Alexandre ORLOFF reste pour nous un souvenir vivace qui nous rappelle qu’il fit aussi partie de la grande famille de la Scala!               

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PIERRE MARCEL

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 7 avril 2014

PIERRE MARCEL

PIERE MARCEL trompette

Quelle tristesse! Encore un merveilleux habitué sur lequel il y a tant de choses à dire et dont, hélas, on n’a jamais su le nom de famille. Et pourquoi aurait on su le blase de Pierre Marcel? Au temps de la Scala, ce double prénom nous suffisait amplement! Aujourd’hui, comme pour certains autres, on regrette amèrement cette « carence nominale » qui rend plus difficile la recherche, sur internet ou ailleurs, de certains habitués perdus de vue. Bien sûr, reste l’espoir d’un miracle toujours possible!

Denise avait rencontré Pierre Marcel à Orly, où ils travaillaient tous deux pour le compte de l’armée américaine. C’était vers la fin de l’année 1960, Denise lui avait parlé de la naissance de notre  petit bistrot. Heureux hasard, Pierre Marcel  habitait 2 ou 4 place du Puits de l’Ermite, à côté de la Mosquée de Paris, donc à deux pas de la Scala! Autre hasard heureux, en dehors de son gagne pain chez les amerloques, Pierre Marcel était musicien et jouait de la trompette! Notre rencontre fut naturellement facile et riche en amitié, avec beaucoup de points communs. C’était un bon musicien de jazz où il excellait dans les improvisations. Je crois qu’il initia pas mal de guitareux classiques ou de variétés, en les incitant à l’accompagner dans des « jam’s » qui restèrent mémorables à la Scala! Entre temps, Pierre Marcel avait changé de boulot. (A Orly, on ne savait pas ce qu’il faisait!) Il était devenu spécialiste de la  postsynchronisation de films et du doublage, c’est-à-dire qu’il traduisait le texte anglais en français. C’était un beau garçon, charmant et toujours souriant. C’est dire que les conquêtes féminines ne lui auraient pas manquées s’il l’avait voulu. Mais il resta toujours très sobre à cet égard et les habituées ne lui en voulurent jamais! Miracle de la vraie camaraderie entre gens de sexe opposé!

Pierre Marcel voyageait souvent dans un mini car aménagé. En compagnie de son chien, dont j’ai hélas oublié le nom(décidément!), il nous raconta, qu’en traversant les États Unis, il s’était endormit trop près d’un domaine. Au milieu de la nuit, il avait eu la désagréable surprise d’être brutalement réveillé par le propriétaire, en compagnie de ses deux fils (il le sut après), tous armé, qui l’avaient menacé de l’abattre s’il ne déguerpissait pas sur le champ! (c’est le cas de le dire). Bizarrerie de la loi américaine! Mais Pierre Marcel nous racontait cela avec un beau sourire amusé. Entre deux voyages, il revenait et jouait et rejouait inlassablement de la trompette, à s’en faire rougir les lèvres ! Il fut, parmi tant d’autres un des meilleurs « animateurs » de la Sala, participant toujours avec plaisir à des « boeufs » endiablés et appréciés! Et cela, jusqu’au dernier jour, avant la fermeture définitive de la Scala! C’est dire qu’il traversa toutes les années de celle ci. C’est pour toutes ces raisons qu’il est toujours si présent dans nos souvenirs.

PS. Peut-être que les yeux de Pierre Marcel ou de l’un de ses descendants tomberont sur le 2 ou 4 de la place du Puits de l’Ermite!

Qui sait?               

   

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