JOLIVIERE Jean Claude

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 30 mai 2009

JOLIVIERE Jean Claude

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.et dragueur, avec ça!

Mon cher Jean Claude.

Tu fus le plus fidèle des fidèles de la Scala et ce, du début à la fin! Tu étais là comme chez toi et rien ne t’échappait. Tu connaissais pratiquement tout le monde et tu te faisais un plaisir certain à nous raconter les dernières nouvelles de chacun, amours, ruptures, travail, santé, voire changements d’adresses,  en savourant d’avance les commentaires que tu nous distillais, toujours avec  drôlerie! Au point que nous t’avions familèrement  surnommé « la gazette »! Si nous nous inquiétions, parfois, de l »absence de l’un ou de  l’ autre, c’est systématiquement à toi que l’on s’adressait! C’est dire que tu faisais plus que partie des « meubles » , au point d’être devenu une figure incontournable de la Scala!

Après la fermeture de la Scala et jusqu’à ces derniers temps, nous nous sommes revus, fréquentés, reçus et les rapports étaient parfois tendus ou vifs, mais cela était le signe d’un attachement  réciproque, d’une amitié dont, à la longue,  on ne se rendait même plus compte! 

Mais je fus, malgré tout, surpris et peiné de ton attitude, quand je te demandai de participer à ce blog, pensant que pour toi, ce serait une évidence tellement naturelle, après ce lien si fort qui nous avait réunis durant toutes ces années Scala! On s’attendait, certes, à avoir un refus ou deux de n’importe qui, mais de toi, ça reste incompréhensible, même si tu m’as dit que ce blog « arrivait trop tard »!! Je ne sais pas s’il m’arrive de « bien faire », mais je pense qu’il n’est jamais trop tard pour faire ce que l’on croit important pour et avec  le coeur! 

Alors ne nous en veux pas si l’on te publie, malgré toi, quoique le fait de nous avoir fait parvenir ta photo, nous a semblé, déjà, être le signe d’une acceptation tacite! Et puis, franchement, je trouverais, nous trouverions presque incongru, le fait que tu ne figures pas dans ce tableau de famille, même si c’est trop tard (‘ah ah!)! 

En te publiant, je pense accomplir un devoir d’honnêteté envers notre histoire commune et, surtout, crois le bien, eu égard à notre amitié. de toujours!

 Gros bisous de Jacky et Denise.  

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PRECHAC Claude

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 17 mai 2009

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PRECHAC Claude

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Voici une photo récente de notre Claude. Encore beau, non?

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Claude PRECHAC en 1965

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Claude, aujourd’hui, toujours sur la brèche!

 Ah, p’tit Claude!

Qui ne l’a pas connu? Et qui ne s’en souvient pas? Toujours accompagné de sa maîtresse-guitare, il ne parlait jamais musique mais en faisait  du matin au soir! Quand il jouait seul ou avec un comparse, aussi allumé que lui, on écoutait, en silence et ravi ! Il faut dire que Claude était le plus doué parmi les doués. Il faut dire, aussi,  qu’il  n’a jamais eu vraiment conscience de ce qu’il avait dans les doigts! Il vaut mieux ne pas lui en parler, il se fâcherait!

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Jacques SERIZIER

Claude ne travaillait qu’avec des gens qu’il aimait bien, par exemple, Jacques SERIZIER, que nous aimions aussi !!

Pour le reste, il n’a pas changé: toujours aussi mordu de musique! Aujourd’hui, encore, il donne des cours de chant, il dirige une chorale, il fait du « piano bar…!

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Chers Jacky et Denise!

Permettez moi de vous dire que j’ai mis plusieurs années à essayer de me débarrasser  du sobriquet de « p’tit Claude »! Mais en souvenir du passé, je vous permets de le mentionner ici! 

Je suis venu, pour la première fois,à la Scala, en 1963, amené par Sammy. Avant,  nous fréquentions « la Méthode » et sommes devenus, par la suite des habitués de la Scala jusqu’à la fin, avec, pour ma part, des périodes entrecoupées de quelques voyages professionnels aux Etats Unis, en Australie, mais je revenais toujours vers mon cinquème arrondissement, la oû était ma famille, la Méthode et la Scala! Cette dernière était pour moi l’occasion de rencontrer, certes,  des musiciens tels que Lucien FOUCART, un génie de la guitare et un remarquable compositeur, mais aussi et surtout, d’autres personnages qui n’étaient pas forcément des artistes mais qui étaient humainement très interessants et surtout, pas conventionnels, comme Vitold, Robert HANNARodolphe, Etienne YANZI. A l’époque, j’habitais le même hôtel que Sammy et Rodolphe, c’est dire qu’on était plus qu’intimes! A la Scala, je draguais aussi pas mal. J’aimais bien voir les filles papoter, assises devant le comptoir! A chaque fois que je revenais d’un voyage, je trouvais Jacky toujours impliqué dans une nouvelle aventure artistique, les Flingou, Nadia Jiji, directeur(!) de café théâtre, réalisateur de disques, musicien pour le cinéma et que sais je encore! On a travaillé ensemble sur plusieurs projets, notamment un disque de musique pour le cinéma, « guitares naïves « que nous avons co-signé. Ce disque enregistré par Jacky sur son fameux « Revox », a fait le tour du monde, avec les Flingou comme musiciens. Malheureusement, le producteur du disque, en plus de ses prestations, nous a pris 50 pour cent sur  »nos » droits d’auteur! Jacky a aussi écrit de la musique classique et m’a demandé de jouer la partie « mandoline », alors que ce n’était pas du tout mon instrument!(Cela, c’est tout le génie de Claude: il s’en est tout de même remarquablement bien sorti! Note de Jacky). J’aimerais bien retrouver ce morceau, le réécouter et le rejouer un peu mieux! Alors, Jacky, je vais même plus loin, si tu as encore la partition et si tu es d’accord, envoie la moi, je te reconstitue tous les instruments, sur mon « Cubase », ça serait sympa, tant d’années après! (Je te l’envoie incessamment. Note de Jacky)

Au début, j’avais pris quelques cours de guitare avec le concertiste José Maria SIERRA, une sacrée pointure. Ensuite, je me suis débrouillé tout seul. J’ai eu la chance d’accompagner pas mal de chanteurs, dont la plupart, d’ailleurs, venait à la Scala: Bernard LAVILLIERS, Georges MOUSTAKI, Maurice DULAC, Lise BELIN, Jean Luc JUVIN, COLUCHE… J’ai aussi accompagné Marc de LOUTCHEK à la basse russe! Et puis d’autres, comme SAGEL, Gribouille. J’ai aussi collaboré avec Allain LEPREST.

Au fait, tu as oublié de citer Richard PREZLIN, dans ta rubrique: « les grands de la guitare »!

Des souvenirs? D’autres vont certainement me revenir! Par exemple, je me suis beaucoup amusé, en mai 68, en voyant une bonne partie des « gentil  musicos » jouer les grands résistants et les guérilleros, en faisant de la Scala, un camp retranché et un poste d’infirmerie! Même les filles y allaient de leur « révolution »!

J’ai aussi le souvenir d’un garçon sympathique et anarchiste, Bob NADOULEK, dit « GLUCKMUCH », qui était un pilier de la Scala!

Pour finir, j’avoue que j’aurais trouvé impensable et incongru de ne pas figurer dans le blog de « la Scala retouvée », ayant fait partie, avec Jacky et quelques autres, de ceux qui l’animèrent, durant de longues années!

PS. Je vois que nous avons suivi le même parcours : Nous travaillons tous deux notre musique sur ordinateur et  surtout le fameux logiciel « Cubase »que j’attendais depuis de nombreuses années!!

Bisous à vous deux

Claude.

Et oui, Claude, en écoutant les trois remarquables morceaux que  tu viens de réaliser (justement, sur Cubase)et de me les faire parvenir, je me dis qu’il est temps, pour moi, de remiser mon Cubase et d’arrêter mes chansonnettes! Après ce que je viens d’écouter, je me dis aussi, que, parodiant BRASSENS, le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est…doué, on est doué. Aujourd’hui, après tant d’années, je te dis encore, chapeau! 

Et comme ce n’est que du bonheur, j’en fais profiter ceux qui t’ont connu et…les autres! Y en a-t-il?

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« Have umeet miss Jones »

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Si j’ai bien compris, tu m’obliges à reprendre du collier! A mon àge!!

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« Wes blues »

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Extrait des « Souvenirs » de Claude PRECHAC

« besame mucho »

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Extrait des « Souvenirs » de Claude PRECHAC

 

   

  

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LAVILLIERS Bernard

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 9 mai 2009

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LAVILLIERS Bernard

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Bernard LAVILLIERS, à la Scala (67- 68)

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OGUSE photo Lavilliers et MOSE

Photo prise par Alain OGUSE en 1967

On reconnait à gauche , Francis MOZE! ‘MAGMA)

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De tous les artistes débutants qui venaient « s’essayer » à la Scala, Bernard était, de loin , le plus sérieux, le plus appliqué, le plus motivé, voire le plus hargneux! Il chantait toujours comme si sa vie en dépendait! Son air de dur,  son côté « baraqué » , sa réputation de boxeur, les colère, les provocations, les aventures viriles, qu’il mettait dans ses chansons, tout cela n’ était pas forcément prisé par tous! Certains le trouvaient prétentieux,  Ce qu’il n’était pas ! Derrière cette façade de dur, il était très sensible.Seulement, à l’encontre de beaucoup d’autres chanteurs, il savait ce qu’il voulait!, J’avais décelé cela très tôt et c’est pour ça que je l’aimais bien et croyais en lui. Au point que j’imposais souvent le silence quand il chantait, ce qui me valait quelques reproches sur mon soit-disant favoritisme à son égard!

A la Scala, il avait quelques amis fidèles, Germinal, Dary….et surtout des filles! Je me souviens d’Anne Marie WEILER, Jenny  ou Nelly, essayant de l’aider dans sa course au succès, en allant déposer son premier disque chez les programmateurs radios télés! A l’époque oû ce n’était pas gagné pour lui, je l’ai présenté à un ami qui tenait une boite dans le quartier de la Castellane, à Marseille, oû il est resté, je crois, plusieurs mois. Ensuite, dans un cabaret, à Bordeaux, que tenait un autre de mes amis. Ce n’était certes pas le grand départ, mais je pense que cela lui donna un coup de pouce!

Bernard s’accompagnait déjà très bien à la guitare,  sur des rythmes sud américains (salsas, capoeiras), qui, là aussi, surprenaient un peu! Bref, il n’était pas dans le moule de la chanson française et encore moins de l’esprit « rive gauche ». Ce qui, d’ailleurs, ne l’empêchait pas d’avoir une réelle admiration pour Léo Ferré, qui n’était pas davantage « rive gauche », mais lui-même anar et révolté! 

Après la fermeture de la Scala, nous nous sommes revus à deux reprises. A la fin des années soixante dix, avec Denise et bernard LENGEN, nous avons été au spectacle qu’il donnait aux halles de la Villette. Il commençait à bien marcher et, après le spectacle, nous avons eu du mal à le joindre, ses gardes du corps étant plutôt pointilleux, Heureusement, il nous a reconnus dans la foule et les « retrouvailles » ont été  chaleureuses. La deuxième fois, c’était dix ans après, il était venu faire un gala tout près de chez nous, dans le Gard, à Lézan, qui est un peu, en province, le pendant de la fête du Parti Communiste à LA COUR NEUVE. C’était en plein air et il pleuvait à verse, ce jour là et des milliers de personnes attendaient Bernard, qui , à cause d’un violent orage, était fort en retard! Nous étions, Denise et moi, perdus  dans une marée humaine, quand il est, enfin, apparu. Dans un brouhaha indescriptible, j’ai crié : »Bernard! » Il a entendu et nous a fait sauter par dessus la barrière qui protégeait le staff et les musiciens d’une foule  impatiente et grondeuse d’avoir trop attendu! Pendant qu’il se préparait dans une caravane, il a, avec chaleur, évoqué la Scala et parlé de pas mal de copains qu’il y avait rencontrés. Sur scène, à mon étonnement ravi, il m’a gentiment présenté au public et m’a proposé de rester au pied  de la scène, pendant le spectacle qui fut très réussi! A la fin de celui ci, je lui ai proposé de venir boire un verre à Vézenobres, mais il avait rendez vous avec son frère qu’il n’avait pas vu depuis longtemps. Il me promit, cependant, de venir un jour avec son fils, nous visiter. Mais cela ne s’est pas fait! 

Peut être, pour bientôt, cher Bernard, un petit témoignage sur tes années Scala?

Cela nous ferait vraiment plaisir! 

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NYEL Robert

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 6 mai 2009

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NYEL Robert

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 Nous avons, jusqu’à présent,  dénombré trois sortes d’ex habitués:

Les premiers, après un premier contact, ont répondu assez vite à notre désir de les voir figurer sur le blog.

Les seconds, après plusieurs contacts, « traînent un peu les pieds » pour déposer leur petit témoignage.   

Quant aux troisièmes,  hélas, les plus nombreux, nous n’avons toujours pas leurs coordonnées! Se posait donc, pour nous, le dilemne d’en parler, sans qu’ils soient, au moins, prévenus! Scrupule d’autant plus grand que certains d’entre eux sont, aujourd’hui, connus. Mais aussi, envie irrésistible de les évoquer, pour la bonne raison  qu’ils ont été, à nos yeux, importants dans l’histoire de la Scala.

Après tout, cette  histoire est aussi un peu la leur! 

Nous prenons donc la liberté de les publier, en espérant qu’ils nous pardonneront cette audacieuse précipitation qui n’est mue que par notre amicale impatience de les avoir sur le blog! 

Robert NYEL est venu aux débuts de la Scala. Il passait à la « Méthode » et nous ramenait souvent d’ autres artistes qui se produisaient dans ce cabaret. Parmi eux, une sculpturale suédoise du nom de Dorte OLOE. Pour amuser la galerie, je lui disais invariablemet : »Il faut qu’une dorte soit ouverte ou fermée ». Tout le monde rigolait, sauf elle, vu que son français était nettement en deça de cette douteuse citation qui se voulait littéraire! Et ce, d’autant plus navrante, que j’enfonçais le clou, en lui assénant: « On s’est bien amusset » , alors que la galerie se gondolait de plus belle, et que Dorte OLOE leur disait, avec un accent suédois et un peu désemparée : »Che ne comprens pas cha qu’il dit! » Mais Robert n’était pas en reste. Nous parlions, entre nous, le langage de notre midi, lui, le provençal et moi, le niçois. Au grand dam des rigoleurs qui ne rigolaient plus et qui se demandaient quel charabia on pouvait bien parler!

Robert venait, aussi, assez souvent avec son ami Antoine SIMEONI, coiffeur de son état, qui pratiquait l’humour avec un grand talent et une constance méritoire. Il était, en quelque sorte, le mentor de Robert et on sentait que ces deux là s’entendaient comme larrons en foire!Nous avons passé de bonnes soirées, en riant de tout et rien et Antoine n’était jamais à la traîne! 

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Les deux compères, au cours des années 63 64

Ces photos sont restées des années sur les murs de la Scala!

J’aimais, surtout, entendre Robert chanter « Magali », qui, à l’époque fut un succès plus qu’estimable, apportant, dans le froid parisien, une culture d’un Midi qu’il n’avait pas oublié! J’aimais surtout, une chanson, qui, je crois, resta inconnue du public: »Il aimait tant la mer ».

Robert était plus auteur qu’interprète, mais sa voix était d’une grande sensibilité méridionale. A l’époque  il venait de rencontrer Gaby VERLOR, que j’avais connue, avec Jacques DEBRONCKART, sous le nom d’un numéro de duettistes, VERLOR et DAVRI. Je pense que Gaby a beaucoup apporté à Robert, notamment  cette dimension qui lui manquait, peut-être, vu qu’il était, à ce moment là, plutôr « rive gauche ». Ce qui n’est pas une insulte! Avec « le petit bal perdu » et, surtout, « déshabillez moi », Robert est devenu, un peu plus tard, un « monsieur » de la chanson!

Il exerça, par la suite, la profession de minéralogiste et, grosse cerise sur le gâteau, il est, depuis pas mal d’années, un peintre reconnu. Bref, des talents diversifiés qui ne surprennent pas ceux qui l’ont connu alors! 

Robert a été, dès le début, un de ceux qui ont installé, sans forcément en avoir conscience, d’ailleurs,  cet esprit particulier qui fut celui de la Scala et qui a perduré jusqu’à la fin, même quand  il venait moins souvent, pris dans le tourbillon de la chanson! Je suis sûr qu’il serait étonné, aujourd’hui, d’apprendre cela!

Il n’y a pas si longtemps, en passant dans un village du Midi, nous sommes tombés, par hasard, dans une galerie oû exposait Robert. Nous avons laissé un message amical, malheureusement, il n’y eut jamais de suite!

Peut-être, bientôt?

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