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COLUCHE

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 16 octobre 2008

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COLUCHE

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                                                                                   *

Au moment où on reparle de COLUCHE, je ne résiste pas au désir d’en dire quelques mots, car, si ce n’est pas moi qui le fais, il est trop tard, pour qu’il nous adresse, aujourd’hui, un témoignage sur sa présence à la Scala, qui a duré plusieurs années. 

COLUCHE n’était pas ce que l’on pourrait appeler un habitué, mais il était toujours « de passage ». Sa guitare recouverte d’une housse molle, sous le bras, il allait, d’abord à « l’ Inca », manger un « falafel » ou une « socca, comme à Nice ». C’est, d’ailleurs par PARIS, qu’il avait rappliqué, un beau soir, à la Scala.

Ensuite, il venait prendre un verre, s’asseyant, quand il y avait de la place, sur l’un des tabourets du comptoir. Il ne parlait pas beaucoup, saluait un copain ou regardait une partie d’échecs. Mais surtout, il écoutait avec beaucoup d’ attention le guitareux ou le chanteur du moment. Quand je lui demandais, parfois d’ en pousser une, il me regardait, presque gêné et me disait: « Non mais ça va pas, mon gars, t’as vu comment il joue (ou chante). Après lui, j’aurais l’air d’un con! »

 Il lui est arrivé, tout de même, de s’exécuter, mais ce n’était jamais vraiment spontané. Il y avait, chez lui, comme une forme de réserve, peut-être devant tous ces bons guitaristes qui croisaient à la Scala? Il chantait du Bruant, du Couté ou du Ferré, s’accompagnant modestement à la guitare.  

A la Scala, il ne parlait jamais de ce qu’il faisait en dehors. On savait seulement que, pour « gagner sa croûte », il faisait la manche dans le quartier et la plonge le soir, chez Bernadette, un restaurant situé tout près de chez nous et qu’il passait parfois à « la Méthode », chez la « mère » AUTREL.

C’est par un habitué de la Scala, Jean Claude d’AGOSTINI, surnommé « le boeuf« , un bassiste, devenu, plus tard, musicien de l’équipe du VRAI CHIC PARISIEN et du « café de la gare », qu’ on apprit que Coluche (c’ était  le nom qu’il avait pris), montait un spectacle chez  « Bernadette »

 Un peu plus tard, en 68 69, il rencontra Romain Bouteille, déjà connu dans le quartier, qui cherchait à monter une boîte avec une équipe à demeure.

La boite s’ appellera « le café de la gare« , avec le succès que l’on sait!

                                                                                  

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 A la Scala, on avait nos déconneurs de service, tels Manou, « Béru« , Rodolphe, Alain HEISSE ou  Robert GRETCH et nos comiques, comme MENINGAND, XHEMILSerge MALYANE ou …moi même! Et on ne se privait pas d’en faire profiter les autres! C’était le jeu! Rien de tout celà, chez COLUCHE. Celui ci ne préfigurait vraiment pas, du moins à mes yeux et à ceux de certains habitués, ce qu’il deviendrait plus tard. Ce qui ne nous empêchait pas de l’apprécier pour sa gentillesse et d’avoir de bons rapports avec lui, car il faisait, comme beaucoup d’autres, partie de la « famille »!

(Il serait, d’ailleurs intéressant que ceux d’entre vous qui l’ont connu dans ce même lieu et à la même époque, puissent donner un  témoignage sur le Michel COLUCCI d’alors. Epoque, d’ailleurs, relativement occultée par les historiens de COLUCHE ! )

                                                     Voici ce qu’écrit Gabriel ZURINI sur Coluche

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Quelques temps après une longue absence, ô surprise, Coluche nous invita, Denise et moi, à la première de « Thérèse est triste », dans un théâtre de la rive droite et au premier rang, ma chère!Complètement transformé, à nos yeux, il sembla ravi de notre venue et nous, agréablement surpris de sa « prestation » et celle des autres comédiens, que nous connaissions pour la plupart, au moment où tous étaient totalement inconnus!

                                                                                    Jacky Scala

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                                 COLUCHE, en compagnie de  Robert HANNA et CARLOS

 

 

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SCALA Sylvie

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 16 octobre 2008

                                                           

 SCALA Sylvie

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Sylvie à la Scala en 1961 

Mes chers parents.

Je suis heureuse, aujourd’hui, d’ouvrir toutes ces pages qui me replongent dans mon enfance. De revoir tous ces visages (bien enfouis dans ma mémoire), me donne envie de participer à ces retrouvailles.

Certes, j’ai, en quelque sorte, passé des soirées à la Scala, mais mon statut de petite fille (du moins, dans les premières années), ne me permettait pas de vivre intensément les moments magiques que vous avez du vivre, tous.

Il est certain que mon regard était bien différent du votre. Quelquefois, je me suis dit que j’aurais aimé être plus grande pour vivre tout celà avec vous.

Mais quand je réfléchis bien, il me parait clair que cette enfance passée au milieu de vous tous, m’ a considérablement enrichie. Et je ne doute pas un instant, que ce que je suis devenue, aujourd’hui, je le dois à tous ces moments vécus à la Scala. Celà n’a pas été toujours facile, ni pour moi, ni pour mes parents, d’ailleurs.

Mais quoiqu’il arrive, tout cela est mon histoire, aussi.

Je voudrais vous dire, aussi, que vous avez beaucoup de chance d’avoir pu vous construire ce lieu 

d’ échange, de musique, de poésie, de rencontres, de rêve et surtout d’amitié.

Tout cela, grâce à Denise et Jacky, mes parents.

Puisse ce blog vous faire revivre, à tous, de super moments passés et surtout, à venir. 

A tous, de gros bisous et à bientôt.

Sylvie

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ICHTCHENKO Fabienne et Geo

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 15 octobre 2008

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ICHTCHENKO Fabienne et Geo

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Nous avons une particulière tendresse pour ce couple discret et pourtant, très présent, fidèle et créatif, durant les nombreuses années où il fréquenta la Scala. Fabienne était professeur d’Arts Appliqués. Geo, était chercheur dans « l’accélération des particules »! Ouille, ouille!! Mais leurs activités ne s’arrêtaient pas là, comme on va le constater!

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                                                  Geo et Fabienne, années 60

 Jacky et Denise,

Je pense, suite au premier mail de Jacky, répondre, pour participer au blog, en me disant: « Je leur dois bien ça! » C’était notre plus belle époque, Paris, la jeunesse, les études, alors….Puis, à la lecture du blog, en cette rentrée grisaille, à beaucoup de points de vue, je vois que cela revient pour tous, en leitmotivs: nos plus belles années, nous aussi! Comment avons nous connu la Scala? C’était facile, nous ne pouvions pas la louper, nous étions voisins et habitions à l’ »hôtel du labyrinthe », chambre minable, tout à côté. Et ceci, rattrapant cela, la porte du Jardin des Plantes s’ouvrait juste en face. Nous n’étions ni acteurs ni chanteurs, juste voisins. Et bien, nous avons vécu et ressenti la Scala, comme vous tous: une famille cheveulue, fantasque, pleine de bruits, de fureurs mesurées et sympathiques, et si nous ne mettions pas de noms sur les visages, rencontrés à ce moment, maintenant, les noms sont là et nous les redécouvrons! Néanmoins, notre « époque » Scala, fut, surtout, celle du café théatre, comme « l’Impermanence », trois petites pièces de Clara MALRAUX, sur la toute petite scène de la SCALA. Le metteur en scène, était Yves LAURENT .Sa charmante et mélancolique amie, fille de Louis GUILLOUX(« sang noir »), etait bretonne, si je me souviens bien. J’étais très fière, à l’époque, d’avoir créé un petit décor noir et blanc pour cette pièce, et Geo avait toujours son super magnétophone, pour enregistrer, immortaliser la voix de Frida BOCCARA, chantant la nostalgique chanson de la pièce: « Je suis seule », qui est ressortie, plus tard, par je ne sais quel tour de passe passe, sous le titre de « mille fontaines »! Enregistement, aussi, de MIREILLE  (du « petit conservatoire de la chanson »), qui accompagnait Frida au piano. Tout cela, irremplaçable, parce que nous étions en plein quartier latin, à Paris, pleins de possibilités et ouverts à un monde que nous cherchions à petits pas.

 

Actuellement, Geo tient un photo-son à  Saint Pierre de Chartreuse, où il monte des vidéos. Moi même, je dessine et grave des chevaux, puisque ceux ci nous entourent depuis bientôt vingt ans, grâce à notre fille, Irène,qui a du rencontrer, à l’époque, vos filles, Sylvie et Sophie. Alors, merci à vous deux, Denise et Jacky, et aussi, à tous les autres qui ont « fait » la Scala, cet endroit de liberté, où, dans une lumière bleue des cigarettes, pouvait toujours surgir un nouveau visage, porteur de quelque mystère, si différent et si pareil pourtant! Oui, il y a eu tout cela, en 68, après l’effervescence et la désillusion, ce projet fou d’un café théatre, le bricolage invraisemblable des rhéostats et des lumières, le magnétophone que j’avais construit et qui a, tout de même, marché pour tous les spectacles! On était fauchés encore plus, après qu’avant, le public ne se pressait pas toujours à la porte, mais on a fait de merveilleuses rencontres. Je me souviens, entre autres, de Maurice BENICHOU et Anne CLEMENT. C’était le temps des cabarets de la rive gauche, où chanteurs et musiciens allaient de l’un à l’autre, dans des soirées interminables! On aimait tant y passer la soirée et finir à la Scala, ou l’inverse!

Il y a eu, aussi, Jacky et Denise, votre participation à nos modestes créations, diaporamas, sonorisations et films, (c’était plus tard, à Gentilly), et récemment, votre accueil , à Vézénobres!

 

                                                          Fabienne et Geo ICHTCHENKO

                                                                                         

                                       

   

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LENGEN Bernard

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 6 octobre 2008

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 LENGEN Bernard

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Les frères LENGEN, c’était quelque chose dans l’amitié! Le plus âgé, Philippe,  était le plus « éffacé ».  Mais ne nous y trompons pas, il a laissé, à sa façon, une marque non négligeable à la Scala ! Quant à Bernard, il y chantait (souvent ).Ce qui pourrait faire penser qu’il était plus en « avant » que son frère. Mais il n’en était rien!

lls avaient toutefois deux points communs: ils étaient infiniment  sympathiques et ils faisaient, l’un et l’autre, de la plongée sous-marine!

Et même sous l’eau, aux quatre coins du monde et de longues années après, ils sont toujours restés fidèles à la Scala!

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Bernard LENGEN 

et Sylvie, notre première fille, en 62

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A la Scala!!

En septembre 1960, je n’avais pas encore dix huit ans et un soir, en passant la porte de la Scala, je n’imaginais pas le bouleversement que cet endroit allait entraîner, dans ma jeune vie.

 C’était encore le début, mais le style était là, Jacky et Denise officiaient, avec la gentillesse et l’intelligence qui les caractérisaient. Jacky chantait son répertoire.

 Rapidement, l’endroit est devenu le temple de la guitare classique, jazz, manouche, russe, flamenco…! Les plus grands guitaristes venaient prendre un verre et, à la demande générale, acceptaient souvent de « jouer un petit air ». Les joueurs d’échecs, de haut niveau, y vivaient, en parallèle, leur passion et je regardais avec intérêt ce monde qui, peu à peu, me transformait!

J’aimais le contact de ces poètes, de ces musiciens, de ces chanteurs, mais aussi des gens un peu à la marge, voyageurs, aventuriers et même plongeurs sous marins, qui hantaient le lieu.

 La chanson me plaisait, et, encouragé par Jacky et Denise, j’ai chanté à la Scala, en m’inspirant de tous ces professionnels, qui, après leurs passages en cabaret, venaient y finir la soirée.

Quelle ambiance!Jacky, toujours sur la brêche, faisait hurler de rire le public, avec ses jeux de mots célèbres. Denise avait toujours les mots justes et les bons conseils à prodiguer à tous. Je ne pense pas, qu’à Paris, à l’époque, ait existé un endroit pareil!! On y passait des soirées merveilleuses, pour le prix normal d’un demi ou d’un café!

C’était, aussi, une grande famille, je pense à Pâris ZURINI, l’ami de toujours, grand joueur d’échecs, qui a ouvert, plus tard, « l’Inca », restaurant végétarien, situé juste à côté de la Scala. je pense, aussi, au « beauf » et à Huguette et, bien sûr, à Manou et à Gabriel, à Roger DELVOYE, le guitariste taciturne et grand tombeur de filles, à Dédé FITOUSSI, à Robert GRETCH et à beaucoup d’autres, dont j’ai oublié les noms. Et puis des personnages comme Vitold, ou Charlie Vittman, le « peintre maudit ».

                                          

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                                                                Dédé FITOUSSI un ami fidèle

A la Scala, j’ai partagé, avec Bernard LAVILLIERS, une réelle passion pour Léo Ferré. Cest à cette occasion que nous avons sympathisé. Nous avons eu, aussi, l’occasion de chanter, au cours d’un spectacle, dans la cave de la Scala.                               

     

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                                                Les deux Bernard: LENGEN, LAVILLIERS  à la Scala, en 1967           

Paradoxalement, c’est dans ce monde d’artistes, que j’ai trouvé des amis passionnés, comme moi, d’aventures, de plongées, de bateaux à voiles et d’un baptême de plongée à la piscine de la rue de Pontoise. Je suis rapidement passé à la plongée professionnelle, j’ai donc du quitter Paris, au cours de l’ année 71, pour m’installer à Marseille. Une nouvelle vie commençait, au début, comme scaphandrier, puis comme pilote de sous marin, enfin comme navigateur.

De ces onze ans passés dans l’envoûtement de la Scala, Jacky et Denise tiennent une place essentielle, qui a profondément marqué ma vie et dans ces temps tourmentés, je souhaite à tous les jeunes, de trouver, un jour, leur « Scala »!

                                                                                         Amicalement,

Bernard LENGEN.    

*

     Cher Bernard, tu oublies de dire que tu chantais avec beaucoup de sensibilité et que, à tout « public »confondu, tu plaisais énormément, surtout en interprétant FERRE, Pierre LOUCAS, Félix LECLERC et autres auteurs talentueux, bien en phase avec l’esprit du « quartier »!

Même si tu te considérais comme un « amateur », à nos yeux et surtout nos oreilles, tu as fait partie des « artistes » marquants de la Scala! 

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