COLOMBO Carla

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 26 avril 2012

COLOMBO Carla

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COLOMBO Carla dans COLOMBO Carla COLOMBO-Carla-groupe

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Parmi les personnages les plus originaux, les plus exceptionnels, voire les plus excentriques qui ont défilé à la Scala, il me faut immanquablement et sans hésitation, mentionner le nom de Carla  COLOMBO! Je dois préalablement préciser que, comme dans toute « société » microcosmique, comme l’était la Scala, celle ci  était composée de personnages divers, mais  dont le dénominateur commun était l’amour de la musique, des arts en général et ..l’Amitié. Sans, d’ailleurs, que tous les participants soient forcéments des « artistes »! Carla en fut un exemple. D’origine sud américaine, le verbe haut et assuré, frisant constamment les excès en tous genres, au risque d’être traîtée de personne vulgaire, elle était, néanmoins, une intellectuelle à l’âme sensible. Mais il fallait approfondir sérieusement le regard que l’on portait sur elle, pour s’en rendre compte! Il faut dire qu’elle ne faisait rien pour changer le regard d’autrui! En femme libre qu’elle était, elle s’en moquait éperdument! Cela n’empêchait pas les habitués de l’époque, surtout les garçons, de l’aimer bien. Car là, aussi, sur ce sujet, elle possédait un tempérament de feu, qui la mettait, parfois, ainsi que son partenaire du moment, dans des situations à la fois drôlatiques et désagréables! C’était à  l’époque où elle « fréquentait » Guy LARRAS, (autre phénomène notoire, voir à son nom). Une nuit, (il est trois heures du matin), elle vient taper à notre porte. Elle est en chemise de nuit (alors qu’il fait un froid de canard) et me demande de venir enfoncer la porte de l’appartement, rue Linné, tout près de chez nous, qu’elle partage avec Guy, « Celui ci, me dit-elle, l’a poussée dehors en se barricadant et ne veut pas la laisser rentrer’ ! » Bonne pomme, me voila dans la rue, en pleine nuit, au risque de tomber sur un car de police et d’essayer de leur expliquer ce que je fais, avec un pied de biche à la main. Inutile de préciser que « l’enfoncement » de la porte fut bruyante et que Guy, complètement rond, se mit à hurler, en mettant une bonne partie des voisins aux fenêtres! Mais cela s’arrangea, comme toujours!

Le caractère tumultueux de Carla fut toujours compensé par l’amitié, que nous lui avions  toujours portée, dès le premier jour de son arrivée. Car, au fond, elle fut une personne bonne et généreuse!  De plus, comme je le dis au début, elle aimait beaucoup la musique, sud américaine, ou classique, la chanson rive gauche, les chanteurs et les artistes. Bref, une parfaite habituée qui eut sa place à la Scala!

Elle nou a rendu visite à Vézénobres, au début des années 80, après la fermeture définitive. C’est dire que notre amitié perdurait! Elle était en compagnie des deux filles qu’elle avait eues avec son dernier mari, un dessinateur humoristique qui n’est jamais venu à la Scala. Récemment, il nous a appris la mort de Carla. Cela nous a attristés.Toutefois, il ne nous a pas envoyé la photo de Carla que nous lui demandions instamment et amicalement!

Notre peine est double!   

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FERRE « Boulou »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 25 avril 2012

FERRE « Boulou »

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FERRE

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« Boulou » ne fut jamais un réel habitué de la Scala, pour la simple raison qu’il avait  10 ans, quand la Scala commençait à prendre sa vitesse de croisière, en 1961! En revanche, quelques gitans tels Alex ELMALEH ou Claude ROUSSEAU quand ce n’était pas Paulo, dit le gitan et ferrailleur de son état, commençaient à nous en parler comme d’un génie précoce! Bien entendu, de la guitare manouche! Boulou  avait, d’ailleurs, de qui tenir! Son père, Matelot FERRET (avec un T!) s’était génialement illustré, en accompagnant Django REINHARDT, Stephane GRAPELLI et le Hot Club de France. Par la suite, vers 1970, Boulou vint quelquefois à la Scala, amené, je crois, par Alex ELMALEH? Boulou avait, entretemps, accompagné Jean FERRAT et joué en première partie de John COLTRANE, à Antibes! Puis deux ou trois disques avec des gros calibres, comme Maurice VANDER, Pierre MICHELOT, Kenny CLARKE et j’en passe! Cela en avait fait, à nos yeux, une vedette dont on parlait beaucoup à la Scala. En fait, l’âge de Boulou, son génie précoce et son succès naissant, nous impréssionnèrent plus que sa présence physique! Car il était plutôt réservé et discret Honnêtement je ne crois pas l’avoir entendu jouer à la Scala! Certains disent que oui. Peu après, si je me souviens bien, Boulou rencontra Sveltana, la soeur de Marc de LOUTCHEK, qui  m’a confirmé récemment qu’elle n’était, elle même, jamais venue à la Scala.(Nous avions du la voir chez Marc, avec Boulou!) En revanche, le fait que Boulou se soit rapproché de la famille de LOUTCHEK, surtout Marc et Pascal, nous permit de nous tenir constamment au courant d’une brillante carrière qui, aujourd’hui, dure encore!

C’est dire que la présence, ici, de Boulou FERRE, même s’il ne fut pas un habitué à part entière de la Scala, se justifie amplement!

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MOURON-BRIGANTI Marie Martine

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 25 avril 2012

MOURON-BRIGANTI Marie Martine

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MOURON-BRIGANTI Marie Martine dans MOURON-BRIGANTI Marie Martine MOURON-BRIGANTI-Marie-Martine-huile-peinture-300x227

Photo tirée du site de Marie Martine MOURON-BRIGANTI

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Marie Martine fit partie, au début des années soixante, des toutes premières « égéries » qui fréquentèrent la Scala. Je citerai, entre autres, Denise OLIVIER-MARCHETTI, Pierra CERVI, « Bérengère » ZARAMELLA et sa soeur Anne Marie. Et n’en déplaise à d’éventuels machos, elles s’entendaient comme larrons en foire. Jamais l’ombre d’une rivalité amoureuse ou autre, n’effleura leur esprit, au demeurant frais et juvénile. Ce qui ne veut pas dire qu’elles ne possédaient pas cette complicité souvent critique, dans le regard qu’elles avaient en général sur le monde et en particulier sur la Scala! C’était souvent l’apanage des jeunes filles dites « de bonne famille, qui, justement, découvraient ce « monde »! Etudiantes en arts, dont Denise et Marie Martine, qui « séchaient les cours de l’ Ecole dArts Appliqués DUPERRE pour venir s’encanailler à la Scala« , elles démontraient déjà la diversité sociale  de ce lieu naissant. Marie Martine, à la beauté naturelle, possédait un charme discret qui, toutefois, ne passait pas inaperçu. Quand on la rencontrait pour la première fois, on était immédiatement séduit, mais Martine, si je me souviens bien, avait la faculté déconcertante d’ éloigner gentiment certaines  avances un peu trop  « bouillantes » Et miracle, tout en restant copain-copine! Nous avons appris, par Denise, qu’après sa période de la Scala, Marie Martine s’était mariée en Italie et avait réalisé, avec bonheur, sa vie professionnelle dans la décoration d’intérieur et la peinture à l’huile! (Photo d’une de ses toiles,  en haut de la page). Comme quoi, bon sang ne saurait mentir! Aujourd’hui, elle vit en Corse, oû elle continue à peindre. Nous allons bientôt la contacter, grâce à Denise et nous nous ferons une joie de publier sa photo et le  »commentaire » sur son passage à la Scala. 

Belle occasion de se retrouver des années après!

  

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MINELLI Vincente

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 12 avril 2012

MINELLI Vincente

MINELLI Vincente dans MINELLI Vicente minelli-V-2 

Je n’aurais jamais pensé à publier Vincente MINELLI et une (petite) partie de son équipe cinématographique, si notre amie Denise OLIVIER-MARCHETTI (voir à  son nom) ne m’avait mis, récemment, « la puce à l’oreille »! En effet, dans son brillant témoignage, elle a retenu curieusement, parmi beaucoup d’autres, ces personnages (déjà) célèbres, qui firent un bref passage à la Scala et que j’avais, je l’avoue, presque oubliés! Cela m’a d’abord surpris, puis j’ai pensé qu’il était bon, parfois, de n’être pas le seul à faire le tri pour décider qui devait figurer ou non dans nos fameux « souvenirs »!  

Nous sommes à l’automne de 1960, première année de la Scala. Préoccupé par le vague agencement d’un lieu pas encore à mon goût et sans moyen financier, je cherche surtout à attirer une « clientèle ». Et pour ce faire, « j’ouvre » dans la journée. Quelques étudiants de la nouvelle Fac de Sciences et de la post-cure, commencent à rappliquer. Un début d’après midi, entrent trois hommes plutôt grands. Avec un fort accent américain, ils commandent trois cafés. A ma grande surprise, le plus « petit » m’annonce qu’il tourne un film dans le bistro qui se trouve au coin de la rue Lacépède et de la rue Geoffroy Saint Hilaire. Soucieux de mon avenir, j’avoue que je n’ai pas encore pris le temps de m’intéresser à ce qui se passe dans le quartier, hors de la Scala! A ma plus grande surprise, Vincente MINELLI, (car c’était lui), m’annonce  que « ce french bistro nommé la Scala, dégage un charme et une ambiance exceptionnelle ». (Il faut  dire que Roger DELVOYE, déjà présent à la Scala, est en train de répéter, dans un coin, les morceaux classiques, qu’il jouera le soir au « Club Plein Vent« ! En exagérant un peu, je propose, alors,  à ces messieurs, de venir le soir, « oû l’ambiance est vraiment formidable! » 

Je ne croyais pas si bien dire: le soir, ils rappliquèrent avec une grande, très belle et blonde  américaine! Par bonheur, Alex ELMALEH et Claude ROUSSEAU étaient présents! Ils mirent immédiatement une ambiance manouche vraiment formidable. Cerise sur le gateau, José Maria SIERRA, Ramon CUETO et Roger, vînrent, après leur concert, prendre la relêve! Inutile de dire que Vicente MINELLI, un certain Kenneth, probablement son chef  de la photo et Glenn FORD, l’acteur principal du film  Les quatre Cavaliers de l’Apocalypse, qui, pourtant, devaient en avoir vu d’autres, furent enchantés de cette soirée, pour eux, inédite, voire  dépaysante et qu’ils revinrent plusieurs fois, pendant le mois que dura le tournage. Et toujours avec autant de sympathie et d’étonnement!

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Nous fûmes conviés à assister à quelques scènes du film. Inutile de dire notre joie et notre fierté de côtoyer d’illustres personnages, très connus à l’époque!  Et heureux de leur avoir montré « a very and nice mood of Paris, France! »

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Un scène du film (les rues étaient encore pavées, à cette époque!) 

Le bistro, (dont je ne me souviens pas du nom), où se tourna une bonne partie du film, fut, quelques temps après, remplacé par une …clinique qui existe toujours! 

Merci à Denise OLIVIER-MARCHETTI de nous avoir permis de nous rappeler cet épisode, malgré tout, pas banal, de la SCALA!

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OLIVIER-MARCHETTI Denise

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 4 avril 2012

OLIVIER-MARCHETTI Denise

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Denise en 1962

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Denise en 2010

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« C’est bizarre les souvenirs.. » est une belle chanson de notre ami Johny RECH, qu’il composa au début des années soixante et qui reste inoubliable dans nos souvenirs! 

Grâce à Arlette ZARAMELLA, dite « Bérangère », nous sommes heureux d’avoir (enfin)  retrouvé  Denise MARCHETTI. Elle est venue aux tout débuts des années soixante et y a rencontré Roger DELVOYE, garçon atypique, s’il en fut et l’un des habitués les plus représentatifs (et les plus appréciés) de la Scala!

Denise MARCHETTI était une belle et toute jeune fille, qui ne s’exprimait pas beaucoup, plus par réserve naturelle que par manque de vivacité d’esprit. (Ô combien!) Il faut dire que Roger, pied noir d’origine, avait l’art de capter naturellement sur lui l’attention des autres « habitués » et qu’en plus, il était d’une jalousie sans bornes, d’ailleurs souvent non justifiée. Ce qui ne nous empéchait pas de l’aimer beaucoup! Mais la belle Denise, d’origine corse, au caractère bien trempé, ne s’en laissait pas conter. Ce qui fait que Roger, (sympathique) macho devant l’éternel, capitulait la plupart du temps, sans en avoir l’air et sans pour autant changer sa façon de faire.

Tout cela, sous le regard attendri de leurs amis, dont nous faisions partie! Ainsi allait la Scala, (en tout cas, à ses débuts), où la moindre idylle prenait  des allures de tragédie comique, qui ne durait jamais bien longtemps. 

       

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