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GOUGEON Bernard dit « Yono »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 30 septembre 2011

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GOUGEON Bernard dit « Yono »

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Tôt ou tard, je me devais de parler de Bernard GOUGEON. C’était un grand garçon, dont la principale activité, à la Scala, était de jouer (très bien) de la guitare et faire des « boeufs », avec à peu près tous les bons guitaristes de la Scala, Claude PRECHAC, Riety de BARGES, Lucien FOUCART et j’en passe. Là oû il était remarquable, c’était dans le style manouche, oû il excellait, notamment  dans le domaine de l’improvisation! Voici, d’ailleurs, comme en parle encore Gabriel ZURINI:

« Bernard GOUGEON dit « Yono », était un fan de guitare manouche!

 Ou Jacques SAMMY:

« …Le guitariste, grand interprète du style manouche, Yono Bernard, à qui je suis toujours resté fidèle. »

 Mais il y avait un hic d’importance, chez Bernard GOUGEON, c’etait,   comment dire, son fichu caractère! Cela l’empéchait de communiquer normalement avec les autres habitués. En avait-il seulement conscience? 

Voici ce qu’en dit Robert GRETCH:

«  …Bernard, le « quépa » (intraduisible, note de Jacky), qui se fâchait pour des conneries futiles. Je l’ai revu, vendant des bouquins sur les quais de la Seine. Il est resté toujours le même! 

Je dois dire qu’ un beau jour, (nous étions en 1966 et Yono venait depuis les débuts de la Scala), nous avions décidé, avec lui, Manou ZURINI et Robert GRETCH, de monter un canular concernant un chanteur hindou, appelé ALACS Ckyja, qui n’était, en réalité, que le nom de votre serviteur, en verlan, Jacky SCALA! Nous avions, avec Robert, traficoté sur le fameux magnétophone « REVOX », dont nous étions acros, un montage, en passant une bande à l’envers, ce qui donnait l’impression de paroles et d’une musique effectivement hindoues! Enfin, c’est ce que nous voulions bien croire!  Nous avions été prendre des photos au « désert de sable » d’ Ermenonville avec Manou. Bref, notre canular s’annonçait réussi. Le « show bis », n’avait qu’à bien se tenir!

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Photo Manou ZURINI

 Malheureusement,  n’étant pas d’accord sur je ne sais plus quoi, Bernard se fâcha tout net! Bref, il partit furieux de la Scala sans jamais y revenir! L’ innocent canular tournait à la tragédie amicale! Ce qui était bien dommage, car nous étions réellement peinés et un peu culpabilisés de n’avoir pu ou su le retenir! Car, en définitive, nous l’aimions bien et avions aussi un certain respect pour son talent évident!   

Ce serait un scoop plutôt heureux, si Bernard, tant d’années après, venait sur ce blog, reprendre le flambeau de l’amitié, qu’au fond, nous n’avons jamais cessé d’avoir pour lui!    

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REINHARDT « Babik »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 24 septembre 2011

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 REINHARDT « Babik »

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Au début des années soixante, arriva une flopée de gitans manouches, amenée par Alex EL MALEH et Claude, eux mêmes gitans et qui m’avaient timidement demandé, quelques mois auparavant, s’ils pouvaient jouer. J’avais dit oui avec enthousiasme! Je rappelle que, pour appâter des artistes musiciens j’avais eu l’idée de dessiner, au « blanc d’espagne », une guitare géante sur la vitrine de la Scala. Les bougres n’avaient pas manqué de la repérer! Avec leur style « Django » et leur talent, ils avaient, très vite, attiré un nombreux public qui ne se démentit jamais. Ils furent, en quelque sorte, les pionniers de la « réussite de la Scala! 

Cet arrivage bruyant de gitans, débarquant, en grand nombre, d’une énorme Buick rose, les mains pleines d’instruments, nous impressionna beaucoup. Quand ils se mirent à jouer, ce fut à la fois un plaisir pour nos oreilles et un malheur pour le voisinage qui, justement, ne l’entendit pas de cette oreille! Mais notre plaisir était si grand, qu’en définitive, nous passâmes outre leurs protestations.Je ne suis pas sûr que ce fut très moral. Mais bon!Tous ces manouches venaient de saint Ouen,.oû foisonnaient des groupes de musiciens gitans, jouant  du Django dans les cafés qui se trouvaient autour du marché aux puces. Presque tous étaient  ferrailleurs!Un certain Paulo semblait être le leader du clan. Parmi les guitaristes se trouvait un adolescent d’environ seize, dix sept ans. Malgré son jeune âge, il ne semblait nullement gêné de se trouver au milieu des autres, pour la plupart adultes. C’était BABIK. Paulo nous le présenta, avec une certaine fierté comme étant le propre fils de Django REINHARDT. Cela fit encore une plus grosse impression sur l’assistance. Le groupe revint souvent pour notre plus grand plaisir et ce, pendant res années. Quant à BABIK, on le revit, mais moins souvent, car très vite, il fut sollicité par des formations professionneles. Comme le père, il joua avec les plus grands! En revanche il s’avéra qu’il était loin d’ avoir suivi les traces de son père dans la tradition musicale des manouches! Au grand dam de ceux ci, il se lança dans la « fusion », sorte de mélange assez complexe de styles musicaux différents. Il enregistra quelques disques dans ce domaine Malheureusement, BABIK, comme son génial père, est mort relativement jeune. C’est souvent la rançon des gens de génie!

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HUSER Jean Pierre

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 21 septembre 2011

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HUSER Jean Pierre

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Suisse, originaire du canton de VAUD, Jean Pierre HUSER était un grand et solide gaillard, quand il rappliqua en 1965. Probablement amené à la Scala par Henri DES, autre suisse légendaire, il venait de sortir un disque chez Philips, avec deux titres, dont l’un était « Lolita ». C’était d’ailleurs, son tout premier disque! Tout de suite, il fut, à la Scala, en pays de connaissance. Qu’on en juge. Sur la pochette du disque, photo de Stan WIESNIAK, direction artistique de Claude DEJACQUES, orchestration de Jean MORLIER! Ce n’était pas mal, pour le baptême d’un « étranger », fut-il suisse de langue française.Très sympathique, le regard franc et viril, il se fit rapidement, parmi les habitués, une place enviable et confortable. Garçon intelligent et sensible, il avait plusieurs cordes à son  arc et principalement la peinture. Artistique, s’entend. Il était diplômé des Beaux Arts en Suisse et en France! Destiné, très vite, à une carrière honorable et diversifiée, entre de nombreux disques de chansons, des orchestrations, de très nombreuses expositons de ses tableaux, (y compris aux Etats Unis) des bouquins sur la poésie et après avoir maintes fois chanté, pour le plus grand plaisir de tous, il disparut au début des années soixante dix, en laissant un souvenir agréable et sympathique. Petit détail en passant, j’avais totalement omis de faire figurer son nom sur mes fameuses « tablettes!!

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Bien plus tard !

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(Photos prises sur le site de Jean Pierre HUSER.)

 

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BAROUH Pierre

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 21 septembre 2011

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BAROUH Pierre

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Une fois n’est pas coutume. J’ai des scrupules concernant Pierre BAROUH. Cela fait plus de trois décennies que son nom figure sur mes tablettes prévisionnelles (environ 500 noms, prénoms ou surnoms) et je ne suis pas arrivé à fixer un seul souvenir, une anecdote ou, ce qui est un comble, la période de sa présence à la Scala.  En 1966-1967, on le vit dans le quartier. Il était déjà auréolé par un succès personnel, grâce à sa participation en tant qu’acteur, auteur et interprête de la chanson du film « Un homme et une femme« , de Claude LELOUCH, Ce film remporta, la même année, la palme d’or du festival de Cannes. En fait, Pierre BAROUH était venu dans le quartier en spectateur, pour voir la pièce de Brigitte FONTAINE, « Maman j’ai peur » qu’elle jouait en compagnie de RUFUS et Jacques HIGELIN, à  »la Vieille Grille« , tenue par l’ami Maurice ALEZRA.  BAROUH avait été littéralement emballé par la pièce et  par ce milieu d’avant garde composé de Brigitte FONTAINE, RUFUS Jacques HIGELIN, ARESKI et, bien sûr, de Maurice qu’il appréciait hautement, en considérant qu’il était le vrai fondateur du café-théâtre! C’était l’époque oû BAROUH  créait « SARAVAH », une maison de disques complètement hors des sentiers battus du « show bisness ». En tant que producteur, il prit sous son aile tous les artistes précités avec une fidélité et une constance qui durèrent longtemps! 

Pour en revenir à mon propos du début, Maurice ALEZRA, ou quelques artistes habitué de la Scala, tels COLUCHE, MARINO, Jacques SERIZIER, ou Annie NOBEL, qui passaient aussi à « la Vieille Grille », avaient certainement parlé de la Scala à BAROUH! Mais est-il venu à ce moment là? Je n’en suis pas sûr! J’avancerai donc une autre thêse. En 1962 le jeune Pierre BAROUH s’essayait dans la chanson, une guitare sous le bras. C’est probablement à ce moment là qu’il est venu. »gratter » à la Scala, comme le firent tant d’autres débutants, à cette époque. Une attitude discrète et une certaine réserve qu’il avait, peut-être, à ce moment là, pourraient  expliquer ma mémoire chancelante. Si, par un heureux hasard, il passait par là, il pourrait lui même la rafraichir!

Au delà de mes « scrupules », nous sommes tout de même heureux de l’accueillir dans ce blog!

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QUIQUI dit « le bonze »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 14 septembre 2011

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QUIQUI dit « le bonze »

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QUIQUI avait deux particularités: la première, c’est que, pour un (très bon) « toucheur de guitare flaminca », il était tout ce qu’il y a de plus français. N’ayant jamais connu son nom, tout le monde l’appelait QUIQUI, il m’est donc impossible de prouver qu’il était vraiment français. D’autant plus qu’il parlait  parfaitement l’espagnol!Mais j’espère que l’on me fera confiance. L’occasion de préciser que notre hexagone n’a jamais été le berceau privilégié de cet art spécifiquement arabo-hispanique. Si c’était le cas, cela se saurait. Mais notre QUIQUI, lui, allez savoir pourquoi, jouait, mangeait, buvait et jurait comme un authentique andalou. Ce ne sont pas les Pedro FORTES, RENATO, Pedro SOLER, Pépé TOVAREl CHATO ou El TORO qui me contrediront! QUIQUI était surtout l’ami de RENATO, avec lequel il jouait préférentiellement. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’était pas admis par les guitaristes espagnols. Bien au contraire! Il faut dire que QUIQUI tomba très tôt dans la marmite du flamenco et, croyez moi, pas celui des opérettes! Je n’en connais d’ailleurs ni la raison ni l’histoire. Il faisait donc partie à part entière (si j’ose dire), de ce milieu fermé, oû l’ancestrale tradition a toujours eu tendance à broyer les médiocres ou les tricheurs! J’espère que l’on a compris que QUIQUI avait un beau talent de flaminquiste et qu’il fit, plus qu’à son tour, certains beaux soirs de la Scala.

La deuxième particularité est que QUIQUI allait, tous les jours, prier sur les montagnes, du moins, le disait-il, afin de  »purifier son âme, sa guitare et son Art ». Au début, un peu rigolard, je lui fis observer qu’il n’y avait pas bésef de montagnes à Paris. Mais il me rétorqua, d’un ton sans réplique, que « le symbole de la montagne était en lui et qu’il pouvait prier n’importe oû »! Roger DELVOYE qui le connaissait bien, (c’est lui qui surnomma QUIQUI « le bonze »), se permettait souvent de le crititiquer amicalement, avec son inimitable accent pied noir:« Poh poh, à quoi ça te sert à toi, toutes ces simagrés à elles. Tu prends une fille et, poh poh, ta sénérité, elle est dix fois plus forte à elle, avec du plaisir à toi, en plus! » Et c’était à la fois touchant et amusant de les entendre, lui Roger, grand et beau garçon, QUIQUI, petit bonhomme, maigre et au physique ascétique, mais à la foi inébranlable! 

QUIQUI fréquenta la Scala de nombreuses années. Nous ne savons pas ce qu’il est devenu. Peut-être rêve-t-il, aujourd’hui, avec sa guitare, sur le Mont du FUJIAMA? Heureusement, il nous reste son souvenir, à la fois vivace et singulier.    

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POTEMKINE Olga

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 11 septembre 2011

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POTEMKINE Olga

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Olga POTEMKINE

« Ne la réveillez pas si tôt »  

Extrait de « BALALAÏKA » chansons russes et tsiganes russes

Production SYSECA

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Au cas ou certains ne le sauraient pas, Olga est la femme de Marc de LOUTCHEK

Ah! Les russes! Hommes ou femmes, on ne s’en lassait jamais! Et même si Marc nous a quittés pour toujours, lui et ses accolytes, Bielka, Igor, Laurent, Pascal, tout jeune, Serge, ne se seraient jamais permis de le faire, pendant toutes les années Scala. Et pourtant, les bougres parcouraient parfois le monde, mais ils revenaient toujours, toujours! Olga, elle, était un peu en retrait, mais jamais trop! Du moins à la Scala, parce qu’il nous arrivait très souvent d’aller finir la nuit dans l’adorable petite maison, située dans le 13e, isolée du monde, surtout celui qui n’était pas musicien, maison qu’elle partageait avec « son »  Marc, oû elle recevait comme une princesse russe, c’est à dire simplement, chaleureusement, mais avec beaucoup de vodka et c’est peu dire! Jolie comme un coeur (je parie qu’elle l’est toujours), douce et gentille, une voix humm!! (mais vous l’avez probablement déjà écoutée en haut de la page), je me demande comment j’ai pu attendre si longtemps avant de la coucher sur ce blog. J’espère que l’on ne me reprochera pas d’en faire un peu trop, alors que je suis nettement au dessous de la vérité!Et ce ne sont pas ceux qui l’ont connue qui me contrediront! 

Mais c’est, peut être l’Amitié qui m’égare (de Lyon, comme dirait Jacques SAMMY!)

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RENATO José

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 11 septembre 2011

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RENATO José

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Ollé flamenco!

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Par téléphone, le 25 09 2012

Mon Dieu, quelle bonne surprise! Bien sûr, Jacky, que je me souviens de la Scala, de toi, de Denise et de vos deux filles! Comment serait ce possible autrement? Pourtant, que de temps passé, depuis. C’est vrai, à cette époque, je jouais tous les soirs du flamenco, à la Scala, oû je n’ai que de bons souvenirs.. Il y avait un bon public qui appréciait. Puis je suis retourné en Espagne, oû j’ai continué à jouer du flamenco. Enfin je suis revenu pour m’installer en France. Là, je me suis recyclé dans la production, en montant une agence d’artistes espagnols et… portugais! Ils viennent chanter en France. Je me débrouille bien et je ne joue presque plus de guitare! Mais je reste tout de même dans le milieu de la musique. 

Puisque tu me le demandes, je te promets d’écrire un beau témoignage sur ces belles années de la Scala. Oh la la, quelle surprise! Il faut absolument qu’on se revoit….

Salut, Jacky, à bientôt!

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C’est uu peu grâce à l’excellent guitariste de flamenco  José RENATO, que je viens, enfin, de « retrouver, (mais aussi, soyons juste, à Pépé TOVAR, El TORO et …Pâris ZURINI, bien sûr), si autant de flaminquistes rappliquèrent à la Scala, dès les premières années soixante. Ce fut  une période très riche, car nous découvriions un art populaire et pourtant souvent méconnu du grand public, art qui était encore  pour nous, mystérieux, voire anachronique! A l’usage, plutôt heureux, nous nous aperçûmes de l’homogénéité des règles ancestrales qui régissaient l’art du flamenco. Le chant noble, appelé « cante jondo » opposé au   »cante chico », les « falsetas des soléas ou de la buleria, à la guitare. la danse oû le zapateado tenait une importance capitale, José RENATO en avait percé les principaux secrets. C’était, par ailleurs, un garçon discret et modeste, à la limite de la timidité! Il  »touchait »  la guitare avec raffinement et délicatesse, à l’image de ce qu’il était dans la vie. Nous l’avons très vite pris « en amitié », comme dirait MOUSTIQUE qui le connaissait bien. Il devint un peu notre mascotte, ainsi que celle de pas mal d’habitués. Combien de fois prit il la guitare et se mit il à jouer, devant un « public » oû chacun racontait sa petite histoire, occasionnant un brouhaha impressionnant? Et le miracle se produisait: soudain un silence attentif. RENATO l’avait obtenu sans effort! (Tout comme son maître qu’il admirait beaucoup, Ramon CUETO, Contrairement à ce dernier, on ne peut affirmer que RENATO fit, par la suite et en dehors de la Scala, une carrière conforme au réel talent qu’il possédait. Et cela est dommageable pour nous qui l’avons bien connu!

Fidèle à lui même, RENATO était aussi discret dans ses amours. Il fréquenta un bon moment notre « barmaid » occasionnelle, prénommée Jacqueline qui, elle, était tout le contraire de lui, un véritable volcan. Mais ils formèrent, tout de même, pendant un bon bout de temps, un couple à la fois charmant et amusant! A la Scala, RENATO n’eut que des amis. Surtout un certain QUIQUI, dit « le bonze » , également bon guitariste de flamenco et Antonio FENOY, avec lesquels il fit les beaux soirs de la Scala et ceci, pour notre plus grand plaisir!

Une petite anecdote pour finir: RENATO appelait notre fille Sylvie: »la fusée ». Ne me demandez pas pourquoi! 

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PUGNAIRE Jean Pierre

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 10 septembre 2011

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PUGNAIRE Jean Pierre

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Si l’on accepte l’idée que la Scala fut en quelque sorte  » une grande famille », c’est à Jean Pierre PUGNAIRE que l’on doit  prioritairement penser. Pourtant, ce dernier n’avait pas, comme on dit, le profil type de la Scala. Il était plus âgé que la plupart des habitués, ne jouait ni de guitare ni aux échecs, ne composait pas et n’était pas comédien!. Presque toujours cravaté, un langage châtié, mais sans pédanterie, marié avec des enfants, la Scala était devenue très vite pour lui un genre de »jardin secret » qu’il cultivait avec une persévérante fidélité, en marge, (peut-être), de sa famille « officielle » (?) Cela fut toujours un secret pour nous.A l’instar du docteur JEKYLL, le jour il était publiciste et tenait une agence assez importante au coeur de Paris et qui marchait assez bien, mais dont il ne parlait jamais! Tel Mister HYDE, le soir, je dirais presque tous les soirs, il arrivait, calme et souriant et sa vie devenait, peut-être, plus riche en amitiés ou rencontres marginales. Car Jean Pierre avait beaucoup de relations amicales à la Scala, Manou et Gabriel ZURINI, Huguette et Pâris, leur père et mère, Philippe NAHON, Claude « le beauf », MOUSTIQUE, les frères Bernard et PhilippeLENGEN et bien d’autres! Par sa gentillesse et son intelligence, il faisait l’unanimité, même parmi les plus récalcitrants (Il y en avait, parfois!). Bref, on peut dire que, pendant plusieurs années, Jean Pierre fut un personnage incontournable  et familier à la fois!

Pour enfoncer le clou de « la grande famille », Jean Pierre fut le parrain de notre plus jeune fille, Sophie en 1962!

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 Ce n’est pas Jean Pierre, mais Sophie!

Nous mêmes furent très attachés à lui et quand, beaucoup plus tard, après la fermeture, nous essayâmes de prendre de ses nouvelles auprès de sa famille,installée dans le midi, nous apprîmes d’abord qu’il était décédé et aussi que nous n’y étions pas apparemment en odeur de sainteté, ce qui ne nous surprit nullement. Et qui ne nous empêche pas, aujourd’hui, de garder un souvenir très fort de l’ami Jean Pierre PUGNAIRE!  

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HUBERT Jean Pierre

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 9 septembre 2011

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HUBERT Jean Pierre

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Jean Pierre HUBERT est le frère de Michelle HUBERT (voir à ce nom), qui fut mariée à Manou ZURINI, vers le début des années soixante. Une petite bande s’était formée à ce moment là, comprenant Claude PICASSO, Lise BELIN, MOUSTIQUEFrance MENINGAND et quelques autres. Paradoxalement, malgré la présence évidente de Manou ZURINI, ce n’était pas de bagnoles ou motos de course qu’on parlait, mais plutôt d’aviation! Enfin presque, car, en fait, on parlait de tout et de rien, comme pouvait le faire tout un chacun à la Scala et à la fleur de sa jeunesse! Jean Pierre faisait des études de pilote de ligne, sa soeur Michelle était (déjà) hotesse de l’air, ainsi que France MENINGAND!  Il y avait aussi Michel GUTH, un sympathique et rigolo, stewart, de son métier, que j’avais surnommé « Air France »! Jean Pierre devint effectivement pilote, mais à cette époque, il ne venait plus à la Scala.

Jean Pierre fut un garçon jovial et charmant et il n’était pas en reste pour entretenir la bonne humeur et l’esprit de la « petite bande » C’est, en effet, le souvenir que je gardais de lui. Pourtant, après trois coups de téléphone récents, plutôt amicaux que je lui adressai, il me sembla absent et avare de mots  sur les souvenirs de la Scala que je tentai de lui remémorer! Bref, je n’ai pu obtenir de lui ni témoignage ni photo. Bien entendu, je ne me permets nullement de porter une quelconque critique, respectant, par principe, la liberté de chacun. Mais je ne peux m’empêcher d’être un peu triste et déçu.

Comme beaucoup d’autres habitués, Jean Pierre HUBERT fait partie de l’histoire de la Scala. Il serait fort dommage de nous priver de sa présence parmi nous! C’est aussi avec un grand et sincère plaisir que nous l’accueillons parmi nous!  

 

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