• Accueil
  • > Archives pour février 2012

BOCQUET Roland

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 28 février 2012

*

BOCQUET Roland

*

BOCQUET Roland dans BOCQUET Roland bocquet-roland-photo-1

 

Comme pour Catherine EREDEL, (voir ce nom), j’ai eu du mal à « retapisser » Roland BOCQUET! Celui ci figurait sur le pense bête que j’avais établi, après la fermeture de la Scala, de la manière la plus laconique qui soit. A savoir, « BOCQUET, chanteur ». Ce nom, surtout sans prénom, ne me disait pas grand chose, sinon rien! Pourtant, je l’avais écrit!  J’ai donc cherché des BOCQUET sur internet, en y collant plusieurs prénoms. Mais rien n’y a fait, jusqu’au moment où j’ai trouvé un Alain qui semblait correspondre, question curriculum vitae et surtout question d’âge! En effet, homme déjà mûr, Alain BOCQUET venait de gagner un concours de chant, en interprétant une oeuvre, dont l’auteur, Gérard BERLINER, était, à l’époque, très connu sur la rive gauche! Pensant que je tenais la bonne personne, je m’apprêtais à peaufiner ma recherche, quand je reçois un coup de bigophone du pote de toujours, GERMINAL! Incidemment, je lui parle de l’affaire et il me dit: » Ben quoi, Jacky, tu perds la mémoire? Il s’agit, bien sûr, de Roland, Roland BOCQUET! » Et là, il me rafraîchit sérieusement les neurones. Tout s’éclaire! Je revois, soudain, Alain MONIER, (voir ce nom), « la fête foraine« , qu’on a composée ensemble, Francis MOZE et Magma, BLANC FRANCART, « le meilleur preneur de sons du monde », Ezra BOUSKELA et ZABU, des fameux musicos, toutes des têtes chercheuses de la musique! Et puis, bien sûr, GERMINAL! Parmi eux, un mec que je revois, enfin! C’était Roland BOCQUET qui se baladait toujours avec un synthétiseur portable accroché à son dos, instrument nouveau, dont il était l’un des précurseurs. On était au début des années 70, Roland BOCQUET venait de monter un groupe appelé CATHARSIS, très inspiré par les PINK FLOYD, qui, à l’époque, faisaient, comme on dit, un sacré tabac, dans le monde et même en France! C’était aussi le temps où la Scala prenait, sur le tard, des allures d’avant garde, après avoir longtemps flirté avec la chanson traditionnelle, les classiques de la guitare, le flamenco ou le folklore sud américain! 

 bocquet-roland-catharsis-300x276 dans BOCQUET Roland

Roland était très sympathique, mais un peu siphonné.Sa musique, en fait, lui ressemblait. Ce qui était, au fond, une bonne chose, car elle ne manquait pas de qualités, fussent-elles fantasmées ou psychédéliques ! Je crois me rappeler qu’il me dit, un jour, que ma musique électronique était « bidouillée ». Il n’avait, d’ailleurs pas tout à fait tord, car avec mon petit REVOX, c’était souvent le miracle du bricolage!    

bocquet-roland-groupe-catharsis

Le groupe Catharsis en 70. 

J’apprends par internet, que Roland BOCQUET a fait, par la suite, une carrière honorable, touchant un peu à tout, au gré des circonstances. Il fit quelques musiques de film, dont « la balance« , ainsi que des séries télé. Il travailla aussi avec Boris BERGMAN, une connaissance!

S’il vint pendant un certain temps à la Scala, Roland ne fut jamais un habitué à part entière. Il bougeait beaucoup trop! Ce n’est pas une raison suffisante pour justifier mon impardonnable absence de mémoire, heureusement ravivée par l’ami GERMINAL!


Publié dans BOCQUET Roland | Commentaires fermés

AGOSTINI d’ Jean Claude dit »le Boeuf »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 26 février 2012

AGOSTINI d’ Jean Claude dit »le Boeuf »

*

AGOSTINI d' Jean Claude dit

*

Nous étions en 1969. Les fureurs de mai 68 s’étaient estompées et le café théâtre de la Scala n’était plus qu’un souvenir, (pas forcément mauvais). Une nouvelle vague d’artistes se pointait, tels GERMINAL, DARY  ou Gérard THOMAS dit « Joli Coco ». Les « anciens, Ezra BOUSKELA et ZABU ne se démerdaient pas trop mal dans la musique. Quant à Francis MOZE, il lorgnait sur « Magma« ! D’autres revenaient après avoir (un peu) boudé la Scala. Une majorité avait accepté de venir, même à une heure tardive, s’exprimer devant « son » public, en se plaignant, tout de même, du peu de temps qu’elle avait pour le faire! Jean Claude, lui, avait continué, comme si de rien n’était, à faire « le boeuf » avec Lucien FOUCARD, Claude PRECHAC ou Riety de BARGES. Il était, d’ailleurs, malgré son jeune âge, un excellent guitariste, rompu pratiquement à tous les styles!Il était venu à la Scala, bien avant le café théâtre, en compagnie de COLUCHE . Qui avait amené l’autre? Je ne m’en souviens pas. Peut-être étaient-ils venus ensemble, d’abord chez Pâris ZURINI , puis chez nous!  Au début des années 70, on commençait, dans la presse à parler de COLUCHE.

   coluche-le-boeuf-dernier-bon-300x198 dans AGOSTINI d' Jean Claude dit

 La troupe Au vrai chic parisien

Jean Claude « le Boeuf » est au milieu, COLUCHE à droite.

 COLUCHE-le-boeuf-texte-final

Jean Claude semblait vaguement être au courant, sans en dire beaucoup plus. J’ai relaté, par ailleurs, la royale invitation qui nous fut envoyée par COLUCHE, pour la pièce de théâtre, « Thérèse est triste » qu’il avait écrite (totalement à notre insu) et où nous eûmes la grande surprise d’y découvrir, entre autres, la présence de Jean Claude d’AGOSTINI dit « le boeuf »! Cela nous surprit mais nous fit plaisir! Jean Claude, malgré son « changement de statut social », est venu pratiquement jusqu’à la fin en 75. On aimerait bien le revoir! Ne serait ce que pour lui dire le bien que nous pensons de sa belle réussite, qui nous va droit au coeur!          

Publié dans AGOSTINI d' Jean Claude dit"le BOEUF" | Commentaires fermés

DAUMAL Luc

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 24 février 2012

DAUMAL Luc

*

Il m’arrive, parfois, (rarement, il est vrai), d’essuyer une fin de non recevoir de la part d’un ex habitué. C’est le cas de Luc DAUMAL. Sa femme, Marie Hélène (qui est aussi venue à la Scala), m’a appris, par téléphone, qu’il ne tenait pas trop à revenir sur le passé. Quelques  soient les raisons invoquées par chacun et que je respecte d’ailleurs, j’ai aussi le devoir amical d’évoquer la présence à la Scala d’un ex habitué, surtout quand il est venu pendant des années, sans pour autant porter atteinte à l’intégrité de sa personne. Bien sûr, en bien ou en mal, je préfère toujours avoir un témoignage de l’intéressé! J’affirme cela d’autant plus qu’avec Luc, nous avons toujours eu de bons rapports.Comme son frère Denis DAUMAL, (présent sur le blog), il était (et est toujours)  le neveu de René DAUMAL, grand poète reconnu aujourd’hui.

DAUMAL Luc dans DAUMAL Luc dauma-rené2-274x300

René DAUMAL 

Il est intéressant de remarquer, qu’à l’époque de la Scala, Luc, sans se recommander ouvertement de son oncle, avait le désir de s’adonner à la poésie, en écrivant, notamment, des textes de chansons! S’accompagnant honnêtement à la guitare, je crois même qu’il avait un peu « tâté » du métier et gagné un prix. Mais, à l’inverse de tant d’autres, il ne s’est pratiquement jamais exprimé à la Scala! En revanche, nous en parlions beaucoup ensemble et cela nous avait rapprochés.quoique Luc avait un caractère plutôt sauvage! Ce qui n’était pas le cas de Denis, au caractère plus ouvert et de là, plus « brillant » socialement.

Donc, malgré cette réserve, je garde néanmoins un bon souvenir de Luc DAUMAL. Et je revendique fortement et amicalement, le fait qu’il a aujourd’hui sa place dans la petite « histoire » de la Scala! Puisse-t-il, au fond de lui même, en être plutôt satisfait!   

daumal-René-Mont-Analogue-101x150 dans DAUMAL Luc 

*

 

Publié dans DAUMAL Luc | Commentaires fermés

HETCH Raymond

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 22 février 2012

HETCH Raymond

*

HETCH Raymond dans HETCH Raymond HETCH-Raymond2-163x300

En tous temps, à la Scala, il y eut des gens qui n’étaient ni des chanteurs, ni des musiciens, ni des auteurs, ni des journalistes, ni des écrivains, ni des intellectuels, ni des joueurs d’échecs! Et pourtant, s‘ils ne furent pas des personnages « marquants » de la Scala, ils furent, pour la plupart, des habitués à part entière! En un mot, ils existaient comme tout un chacun. Raymond en faisait partie. Il a rappliqué à la Scala au début de 1960 et y est resté un bon bout de temps. Il était venu par Robert GRETCH, Jacques SAMMY, Alain HEISSE et quelques autres. Au temps où la Scala n’était pas encore ouverte, il suivait, comme son ombre, toutes ces « vedettes » qui s’exprimaient déjà au « Vert Galant », sur les bords de la Seine! Il avait une grande admiration pour ces personnages désinvoltes et décontractés qui faisaient ce qu’il ne savait pas faire lui-même! D’où cet attachement viscéral qui ne l’a jamais quitté, même à la Scala.

HEISSE-Alain-craies-au-Pont-des-Arts1-201x300 dans HETCH Raymond

Robert GRETCH, une admiratrice(?) et  Raymond HETCH

admirant Alain HEISSE qui « fait « des craies » au Vert Galant (1959)

*

Aux dires d’Alain HEISSE, on ne savait pas grand chose sur Raymond, si ce n’est qu’il aurait été légionnaire! Récemment nous avons eu avec Alain, un amical litige à son sujet . Sur mon fameux registre, écrit juste après la fermeture définitive de la Scala, j‘ai retrouvé un prénom ainsi libellé: RAYMOND, dit « P.T.T ». Alain m’affirme que Raymond n’a jamais travaillé à la poste! Et que le surnom de P.T.T. s’adresse à un autre. Pourtant, moi, je reconnais bien le Raymond P.T.T.de la photo! (Nous allons porter cela devant le Conseil Constitutionnel!!)

A la Scala, Raymond était plutôt discret, écoutant, sans jamais trop y participer, les conversations, voire le chant ou la musique de ses « gourous », qu’il ne quittait jamais, même pour bavarder avec d’autres habitués!Aujourd’hui, je regrette un peu de ne pas avoir approfondi davantage, ce personnage, dont, en fait, je n’ai pratiquement rien connu !

Cela ne m’enlève pas, bien sûr, le plaisir de le voir figurer ici!    

Publié dans HETCH Raymond | Commentaires fermés

VINCENT Roselyne

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 20 février 2012

*

VINCENT Roselyne

*

VINCENT Roselyne dans VINCENT Roselyne VINCENT-Roselyne-seule-220x300

*

Oserais je avouer, sans que cela puisse passer pour une certaine inconvenance de ma part, que Roselyne fut le grand amour d’Alain HEISSE, qui, pourtant, avait sur le sujet, une certaine expérience! Au cours des années soixante, on voyait Roselyne, parfois, à la Scala ou chez eux, dans une petite mansarde, vers le quartier du Palais Royal, oû le couple nous invitait à partager son repas. Mais Alain, sans que l’on puisse pour autant penser à un désir systématique de rupture de contrat, venait souvent seul à la Scala. Il est vrai que, beau et charmant (voir photos par ailleurs), il avait beaucoup de mal à garder intacte l’harmonie de son « foyer », tant il était sollicité par la gente féminine de la Scala, de « la Méthode » ou d’ailleurs!

Mannequin-fille-300x236 dans VINCENT Roselyne

Photo Alain HEISSE 

Roselyne était une belle fille intelligente et entreprenante. Elle travaillait dans une boite de prestations de service, dans le domaine de la télévision et du cinéma. Elle prit très vite du galon, devint directrice et le resta pendant longtemps. Alain continua sa vie de bohème, étant tour à tour, photographe, peintre ou voyageant aux Etats Unis! La Scala ne fut donc pas et on peut le comprendre, un lieu de prédilection pour Roselyne, mais nos rapports furent toujours très amicaux. Quand, beaucoup plus tard, Alain décida d’acquérir une maison, quelque part dans le Lubéron, Roselyne, trop attachée à sa (brillante) carrière parisienne, ne le suivit pas dans ce qu’elle considérait comme une galère! Toutefois, bonne âme qu’elle était, elle aida Alain à déménager, avec Denise et moi-même.Pour finir, on l’a peut-être remarqué, pour publier ou pas certaines personnes, nous ne tenons pas compte de la durée de leur fréquentation à la Scala. La qualité de leur présence peut pallier cela!Ce fut le cas de Roselyne VINCENT! Et puis on en parlait souvent avec Alain!

 Fille-à-vélo-couleur1-260x300

  *

Publié dans VINCENT Roselyne | Commentaires fermés

TOUNSI Hocine dit « Jésus »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 19 février 2012

*

TOUNSI Hocine dit »Jésus »

*

TOUNSI Hocine dit  

*

A la Scala, on ne l’a toujours connu que sous le sobriquet de « Jésus » ! Mais ce n’était pas une moquerie. Il confectionnait des bijoux qu’il vendait, l’été dans une galerie de Saint Tropez et l’hiver dans une boutique du quartier latin, à Paris. A l’image du baron Eugelico DI LIMA, dit « bagouse », (voir à ce nom) qu’il connaissait bien, il cultivait une sacré dose de marginalité. Mais lui, ce n’était pas dans la tenue vestimentaire ou la longueur des cheveux. Il avait l’art de se partager entre les mondanités tropéziennes et le « folklore » du quartier, (y compris la Scala), qui n’en manquait pas, de folklore! (Quoique ce fut par périodes!) « Jésus » savait gérer son bisness et gagner pas mal d’argent, qu’il dépensait en invitant généreusement, au gré du hasard, des inconnus rencontrés la veille ou quelques minutes avant.Tout comme à Saint Trop ou ailleurs, il était, à la Scala, comme un poisson dans l’eau. Tout le monde le connaissait et réciproquement, il connaissait tout le monde, Surtout les filles, son péché mignon, à qui il racontait ses exploits estivaux et méditerranéens. Notre grand pote Alain HEISSE, aussi fervent habitué de Saint Tropez, a souvent partagé avec « Jésus » boutique et galerie, en exposant ses propres peintures. C’est d’ailleurs lui qui nous a fourni les présentes photos, un vrai trésor pour nous!

Jésus-et-Alain-HEISSE-à-St-Trop-300x226 dans TOUNSI Hocine dit   

« Jésus », Alain HEISSE et une jolie sirène, à St Trop!

« Jésus », personnage dont il est permis d’être fier de l’avoir connu, a parfaitement illustré la diversité « familiale » de la Scala. C’est un plaisir, aujourd’hui, de l’accueillir sur ce blog. Je le dois en grande partie à Alain HEISSEami fidèle et éternel, qui m’a sérieusement rafraîchi la mémoire sur « Jésus »!

Jésu-avec-Alain-boutique-St-Trop-300x226

Les copains d’alors!           

Publié dans TOUNSI Hocine dit "Jésus" | Commentaires fermés

LEGRAND Raymond

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 12 février 2012

LEGRAND Raymond

*

LEGRAND Raymond dans LEGRAND Raymond LEGRAND-Raymond-2

*

Raymond LEGRAND avait une soixantaine d’années quand il est venu à la Scala, en 1967. Il était donc d’une génération au dessus de la notre. Pourtant, il paraissait, à nos yeux, encore plus âgé, peut-être parce qu’il avait un problème d’ouie, qui rendait nos rapports plutôt difficiles! Au delà de cela, c’était un homme plutôt charmant et sympathique. Robert GRETCH l’avait rencontré dans une maison de production et l’avait amené à la Scala, au moment oû nous nous occupions de la « carrière » de la chanteuse Nadia VOYEWODA, dite JIJI. (Voir ce nom). Je ne m’étendrai pas sur les déboires et la déception de ne pas être arrivés au bout de notre projet, je les ai décrits par ailleurs. Je dirai plutôt, qu’au moment de notre rencontre, Raymond LEGRAND avait, derrière lui, un brilland parcours de musicien. Elève du grand compositeur Gabriel Fauré, il avait écrit des ouvrages sur l’harmonisation, l’instrumentation et l’orchestration. Il fut aussi l’auteurs de nombreuses musiques de film. Il était normal que nous en soyons admiratif! Pourtant, il était passé très vite à la variété, en réalisant des arrangements pour l’orchestre de Ray Ventura et formant, un peu plus tard, son propre orchestre qui accompagna les plus grandes « vedettes » du moment, tels Maurice Chevalier, Georges Guétary, Tino Rossi, Francis LEMARQUE et Colette Renard, qui deviendra plus tard, sa femme. 

legrand-raymond-31-300x300 dans LEGRAND Raymond

Il est curieux de constater que la Scala eut, à cette époque, une accointance réelle avec la famille LEGRAND. Christiane, la plus âgée de ses enfants, fut la conteuse (on dit comme ça?) dans l’opéra rock, d’Alain MONIER, oeuvre à laquelle  j’eus le plaisir de  participer, en composant la musique électronique. Puis Patrick, dont Robert GRETCH disait de lui, pas très charitablement   « son bon à rien de fils », lequel Patrick qui fit la voix off du disque de « JIJI« ! J’en écrivis, d’ailleurs,  les paroles et Robert GRETCH la musique. Enfin, Michel, qui, avec sa soeur, avaient, à ce moment là, dépassé la notoriété de leur père! 

Quand Raymand LEGRAND est décédé en 1974, la Scala n’avait pas encore fermé définitivement. Malgré l’échec de notre collaboration, je garde, tout de même, un bon souvenir de l’homme!

Et qu’il soit présent sur ce blog me parait juste et équitable!

*

legrand-raymond1-300x300 

Publié dans LEGRAND Raymond | Commentaires fermés

YVONNET Pierre

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 10 février 2012

*

YVONNET Pierre

YVONNET Pierre  photo portrait

Le 25 09 2015-Reçu de Pierre ce massage qui nous va droit au coeur:

YVONNET Pierre Témoignage

Le 22 09 2015- Le fils de Pierre et Maryem, Gilles, nous a obligeamment procuré une photo de Pierre, ainsi que celle de Maryem!

Merci!

*

YVONNET Pierre dans YVONNET Pierre YVONNET-Pierre-la-guerre-dalgerie-1-283x300

3e RCP en opérations en Algérie

Pourquoi, diable, une photo de militaires, au début de l’article consacré à Pierre YVONNET? J’avoue que cela vient d’assez loin. D’abord, je n’ai pas trouvé de photo de Pierre. (Cela esr réparé. Voir plus haut) Raison insuffisante, je l’avoue. Ensuite, j’ai essayé de me souvenir si, parfois, la politique, avec un grand P, avait jamais existé au sein de la communauté scalaesque, dont on sait que les principales préoccupations étaient la chanson, la musique, les échecs et l’Amitié! Certes, côté politique, il y eut Hubert SERVAT et son complice Bob, tous deux fervents communistes, qui allaient « faire le coup de poing » contre les « fafs » (je cite) des Sociétés Savantes, au boulevard Saint Germain. Nous en avions le compte rendu à leur retour, mais cela restait, pour nous, très lointain. Il y eut, aussi, le prénommé Frantz, qui pérorait intellectuellement sur les bienfaits du communisme stalinien. Mais cela restait anecdotique et ne créait aucun débat susceptible de troubler l’ordre public. Il y eut, également, le sud américain Ricardo, qui vantait, en chanson et avec beaucoup d’humour, la « réforme agraire » de son pays, je ne me souviens plus lequel! Puis, il y eut la cohorte des chanteurs-à-message-rive- gauche, qui eux, tiraient à boulets rouges, avec leur guitare, sur les flics, les bourgeois et les riches, sans, pour autant, déclencher une guerre civile ou une révolution! Enfin et j’arrive à mon raisonnement, il y eut Pierre YVONNET. Nous étions en 1962. C’était la fin de la guerre d’Algérie. Quelques appelés du contingent en revenaient, plutôt meurtris, fatigués et déprimés, tel notre ami Robert SERPOLLET. A la Scala, ils en parlaient forcément. Alors, Pierre YVONNET s’interposait toujours. Sans violence, mais avec fermeté, il disait en gros que l’Algérie devait rester française et que c’était un honneur et un devoir de servir la France pour la garder! Bien sûr, certains de ceux qui en revenaient n’étaient pas d’accord. Il est vrai que le raisonnement droitier de Pierre se cristalisait surtout sur la guerre d’Algérie, sujet qui divisait les français! Car il avait toujours en réserve d’autres sujets provoquants, comme le drapeau, la nation ou la religion! Il arrivait alors que ça chauffe un peu, même à la Scala! Mais, comme le dit Marc Léopold LEVY, sur le blog,  »Jacky veillais toujours au grain » et cela n’allait jamais bien loin. De là à ce que Pierre YVONNET passe pour un « facho », il n’y eut qu’un pas, allègrement  franchi  par quelques  habitués. Mais Pierre continua pendant longtemps, comme si de rien n’était, à fréquenter la Scala, ayant des amis parmi les habitués et des relations avec les chanteurs et guitaristes qui se produisaient à la Scala. Car, malgré  l’apparence, c’était un garçon sensible et intelligent, qui appréciait beaucoup les artistes. J’avais, moi-même, d’excellents rapports avec lui et sa femme, la charmante Maryem,

YVONNET Maryem

qui venait régulièrement. Anecdote touchante et quelque part contradictoire, je crois qu’elle était d’origine « levantine »! C’était aussi ça, la Scala, un judicieux et harmonieux mélange des genres, dans un esprit de famille! 

Un petit espoir, pour « retrouver’ Pierre YVONNET. (C’est fait! Voir plus haut)

Voila ce que j’ai glané sur internet! Gilles, le fils de Pierre, s’adresse (en 2010) à un certain « Claude », rédacteur du site « Cuk.ch ». 

YVONNET-Pierre-commentaire-du-fils-Gilles dans YVONNET Pierre

Publié dans YVONNET Pierre | Commentaires fermés

ROUSSEAU Claude

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 6 février 2012

ROUSSEAU Claude

*

ROUSSEAU Claude dans ROUSSEAU Claude ROUSSEAU-Claude-216x300

Nous n’avons, pour l’instant, sur Claude, que ce document!

Celui que l’on voit en entier est Alex ELMALEH, son complice de toujours

Le 13 09 2012.

Chers Jacky et Denise.

Quelle bonne idée d’avoir fait ce blog sur la Scala, qui permet aux anciens, après de longues années, de se retrouver!

Je garde un bon souvenir du temps passé avec Alex à la Scala, endroit oû nous aimions jouer et finir la nuit après avoir gratté la guitare un peu partout dans Paris. (Le temps de nos vingt ans!). A présent, j’ai soixante seize ans, je viens d’acquérir un ordi et c’est très dur! J’ai deux vieilles photos d’Alex et moi, que je tenverrai lorsque ma fille passera à la maison, car je ne sais pas encore bien manipuler l’ordi! 

Actuellement, je vis dans ma maison, à LEZIGNAN-CORBIERES (Aude). J’occupe mes journées à peindre et à faire des promenades au bord de la mer avec mon épouse. Bref, c’est la vie de retraîté!

A bientôt, je vous envoie mes amitiés à tous deux.

PS.Je préfère le téléphone à l’ordi . (04 68 93 68 60)

Claude ROUSSEAU.

*

(Je sais ce qui me reste à faire:va pour le bigophone!

Et merci à Rachel ELMALEH (fille d’Alex) de nous avoir permis de retrouver Claude.)

***

Si Claude ROUSSEAU est à moitié présent sur la photo, il fut loin d’être une demi portion en tant que guitariste! On était au début de l’année soixante. Claude est arrivé à la Scala un après midi, flanqué de son compère Alex ELMALEH. Les deux portaient une guitare en bandoulière. J’attendais avec anxiété des clients qui ne venaient pas. J’ai expliqué par ailleurs, que j’avais dessiné, le jour même, avec du blanc d’Espagne, une guitare sur la vitrine de la Scala, à des fins d’attirer d’éventuels musiciens! Cette guitare n’avait pas échappé à leur attention. D’un air timide, Claude m’a demandé :« Pardon, monsieur, est ce qu’on peut jouer? » Ravi, j’ai dit oui, sans hésiter! A quoi tient le destin! Le soir même ils ont littéralement enflammé les premiers « clients » qu’ils avaient, d’ailleurs, eux mêmes amenés, venus de je ne savais oû! (J’ai fait l’inventaire de ces « clients », dans l’article consacré à Alex ELMALEH, ces « clients » sont devenus, par la suite, de vrais habitués). A partir de ce moment, la Scala n’a plus désempli! Indiscutablement, ce soir là,  Alex et Claude ont été les artisans, probablement, sans en être conscients, de la réussite future de la Scala! Denise et moi ne l’avons jamais oublié! Quand il m’arrivait de le rappeler à Claude, il prenait un air contrit, presque  malheureux, comme si ce compliment était trop lourd pour lui! Cette modestie non feinte m’a toujours étonné et séduit à la fois. Il avait la même réaction quand on le complimentait sur son jeu musical. Comme tous les gitans du monde, il avait appris à jouer de la guitare sur le tas, aussi naturellement que marcher ou respirer. Il ne connaissait pas la théorie musicale, mais il la sentait d’instinct. Inutile de lui dire que l’accord qu’il jouait était une quinte diminuée ou une septième majeure, il vous aurait pris pour un martien! Bien sûr, comme tous ses frères, il « faisait » du Django et quand il lui arrivait de composer un morceau, c’était du Django, comme monsieur Jourdain faisait de la prose!

ROUSSEAU-Claude-Django dans ROUSSEAU Claude

Django REINHARDT 

Il ne faut pas oublier qu’à cette époque, Django était un véritable Dieu pour tous ces manouches qui jouaient dans les bistros de la Porte de Saint Ouen! Claude et Alex y participaient de temps en temps pour « faire le boeuf ». (Gabriel ZURINI, Bernard GOUGEON et quelques autres, les accompagnaient parfois). Mais je crois que c’était à la Scala, qu’il s’exprimaient le mieux! Claude calquait sa vie sur celle d’Alex et on ne voyait jamais l’un sans l’autre. Quand il ne jouait pas, Claude était d’une discrétion exemplaire. Autant Alex était exubérant et drôle, autant lui ne parlait pas beaucoup. Ce qui ne l’empêchait pas d’avoir un perpétuel et discret sourire qui en disait plus long qu’un grand discours. Ce n’était un secret pour personne, j’aimais beaucoup Claude, sans pour autant mésestimer Alex! Son calme, sa discrétion, sa gentillesse (et son talent) n’empêchaient pas une certaine vision de la vie qu’il me faisait parfois partager!

Sarah, la fille d’Alex, m’a dit, avec une certaine émotion, toute l’amitié que son père avait portée, toute sa vie, à Claude! Amitié d’ailleurs partagée. C’est pour cela qu’ils jouaient si bien ensemble! 

          ROUSSEAU-Claude-manouches-300x200

Jeunes gitans prenant la relève!

Publié dans ROUSSEAU Claude | Commentaires fermés

KLATT Jürgen

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 4 février 2012

KLATT Jürgen

KLATT Jürgen dans KLATT Jürgen klatt-ürgen-et-OSAKA-2-plus-grand-300x294

*

Si j’ai tardé à publier Jürgen KLATT, alors qu’ il fut un personnage exceptionnel à plus d’un titre et marqua durablement la Scala, c’est que je manquais d’infos, voire de photos, pour pouvoir étayer mon propos. Par bonheur, internet m’a, pour une fois, facilié la tàche! 

Jürgen fréquenta la Scala dès le début des années soixante. Il faisait partie des concertistes de guitare, Ramon CUETO, José Maria SIERRA, Kléber BESSON, Roger DELVOYE, Jean François MASSON et bien d’autres, qui se produisaient régulièrement à l’ Académie de Guitare, situéé 42, rue Descartes, près de chez nous. Pourquoi dis je que Jürgen KLATT fut un personnage exceptionnel? D’abord, en tant que musicien. Guitariste classique remarquable, il était capable de chanter la partition intégrale de « la flute enchantée » de MOZART, sans oublier une seule note, tout en s’accompagnant à la guitare! Aussi, parce qu’il possédait une solide culture musicale, que n’avaient pas forcément les guitaristes classiques, limités par le répertoire relativement récent des compositeurs pour guitare, tels PUJOL, PONS, CARCASSI, SOR ou ALBENIZ. Au point que cette « imposante culture musicale » que je trouvais chez Jürgen, m’a toujours fait  penser qu’un jour, il deviendrait un grand chef d’orchestre international!  En tant qu’homme, il était d’une drôlerie irrésistible, parodiant ou caricaturisant, jusqu’à l’excès, les grandes oeuvres écrites pour la guitare, tout en gardant dans son jeu une juste et profonde musicalité! Il était, aussi, très sociable et quoique de « culture » allemande, il s’était totalement adapté à l’esprit hexagonal et de là, à celui de la Scala. Il ne se faisait jamais prier pour jouer, mais comme à la Scala il se sentait en parfaite liberté, il commentait avec humour les morceaux qu’il interprétait. Ce qu’il n’aurait jamais fait en concert « officiel ». A la Scala cela procura de belles soirées oû l’on se cultivait tout en s’amusant beaucoup! Cette tendance à l’humour de Jürgen avait d’ailleurs déteint sur José Maria SIERRA et Jean DOMENECH DE CELLES qui ne se privérent pas de le copier, avec, d’ailleurs, un certain succès!

KLATT-Jürgen-pochette-guitare1 dans KLATT Jürgen

Jürgen KLATT a quitté la Scala, le quartier et la France au milieu des années soixante. Nous pensions, jusqu’à aujourd’hui, qu’il était rentré en Allemagne. Or, surprise! Il semble, si j’en crois internet, qu’il ait continué la guitare et fait une honorable carrière au Japon! Pourquoi pas, après  tout? Ce pays a une véritable vénération pour la musique classique européenne, produisant de talentueux et grands interprètes. Et peut-être que le génial Jürgen KLATT aura trouvé, dans le Pays du Soleil Levant, le nirvana musical, ainsi que le succès qu’il méritait et que nous lui souhaitions alors!

*

Publié dans KLATT Jürgen | Commentaires fermés

12
 

SAUVONS NOS ECOLES ! |
On nous prend pour des cons! |
En construction |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Délices et Saveurs
| La légende de Fecinu
| laroquebrou