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SPEZIALE Antonio

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 31 juillet 2011

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SPEZIALE Antonio

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Il me faut parler, une fois de plus, d’un personnage hors du commun qu’a connu la Scala. En effet « spécial », Antonio l’était et pas qu’un peu, mais dans le bon sen!. Il était l’ami, le super copain, le frère  de Gabriel ZURINI En 1965, Celui ci habitait chez Antonio, à Paris et alla même passer des vacances dans le petit village de CANETTO, en Sicile, dont Antonio était originaire. Il chantait des chansons folkloriques de sa Sicile natale. Quand je dis qu’il chantait, le mot est faible:il « tonitruait » très agréablement et littéralement ses textes avec une voix forte qui contrastait avec sa petite taille! Il ne restait jamais en place et avait toujours quelque chose à dire! Il était venu, bien entendu, par ses compatriotes Benito MERLINO et le regretté ténor Luigi LAGNI. dit « Franck VILANO. «  A eux trois, croyez moi, ils faisaient du bruit au sens propre et au sens figuré! Mais aussi, je dois le dire, ils avaient tous le coeur sur la main. Antonio ne se faisait jamais prier pour chanter. Il avait, d’ailleurs, entamé une carrière appréciable, non seulement dans les boites italiennes à pizza, mais également dans les revues pour touristes comme le Casino de Paris!Antonio y interprétait presque toujours des rôles de comique. Il n’avait, certes pas, à se forcer. Je dois dire que la présence des « italiens »à la Scala, qui dura un bon bout de temps, enchantait toujours les autres habitués, qui appréciaient leur bonne humeur, leur joie de vivre et l’ambiance qu’ils apportaient en permanence!

Oui, Antonio fut un personnage « speziale » et je me souviens encore avec délectation de sa vitalité hors du commun, qui marqua durablement la Scala! Ce n’est pas mon ami  Gabriel ZURINI qui me contredira!

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MALZARD Gérard

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 31 juillet 2011

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MALZARD Gérard

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Voila, à peu près, à quoi ressemblait la voiture de Gérard MALZARD, à la fin des années 50! Nous n’avions pas encore ouvert la Scala. C’étaient les vacances d’été et nous faisions du stop à la Porte d’Italie, dans le but de rejoindre la Côte d’Azur, qui était (et est toujours) mon lieu de naissance et de jeunesse. Guitare en bandoulière, Denise et moi, nous avions l’intention de faire « la manche » dans les restaurants chics des environs de Nice et Cannes. Nous n’avions pas attendu cinq minutes, quand s’arrêta à notre hauteur une DS dernier modèle. On n’imagine pas l’effet que produisait, à l’époque, une telle bagnole, inaccessible à qui ne possédait pas une confortable fortune! Rares, d’ailleurs, étaient encore ceux qui en avaient une, de bagnole, Nous fûmes impressionnés, mais fiers comme Artaban, nous ne le montrâmes pas à l’élégant conducteur qui nous invita à prendre place dans sa luxueuse voiture. Le voyage fut agréable et notre convoyeur était sympathique. Il nous invita dans un restaurant de Saulieu et nous amena le plus loin possible, que son temps le lui permettait, car il était en voyage d’affaires »! Pour le remercier nous lui offrîmes une aubade et  échangeâmes nos adresses en jurant de nous revoir!

Pris par l’ouverture de la Scala, nous l’avions presque oublié, quand un jour il rappliqua sans crier gare. Il était toujours aussi « smart » et son langage toujours aussi châtié. Il avait l’air heureux de nous retrouver. Il considéra avec intérêt les murs nus de la Scala et nous demanda pour quelle décoration nous avions opté! Devant notre embarras, (car nos « moyens » étaient ô combien limités), il ne dit rien et prit congé de nous. Quelques jours après, il revint avec une camionnette bourrée d’objets d’antiquité, en nous disant: » Voila pour votre décor!« Nous étions très émus ce jour là! Nos revîmes plusieurs fois Gérard MALZARD, qui nous avait, entre temps, présenté à sa femme Elisabeth, belle et très « classe »!

Si nous avons aujourd’hui, quelque chose à garder en priorité dans nos souvenirs, de Monsieur Gérard MALZARD, c’est bien sa gentillesse et sa générosité, triplées d’une modestie rare, malgré sa « condition sociale » élevée qu’il n’a jamais mise en avant. 

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Inventaire à la MALZARD et à la PREVERT:

des mesures de liquide, une lampe de fiacre, un baromêtre, un moulin à café..

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…un violon..

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des banderilles, un cor de chasse etc etc…

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Tout cela vaut bien la présence de Gérard MALZARD (et sa femme, la belle et classe Elisabeth) parmi nous, non?

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ISNEL Charles

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 30 juillet 2011

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ISNEL Charles

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Charles ISNEL fut un chanteur apprécié et populaire, du moins à la Scala, au début des années soixante! Beau gosse, il faisait impression sur beaucoup d’habitués et surtout auprès de ces demoiselles. Il y avait de quoi, si l’on regarde sa photo. A ce sujet, j’ai longtemps hésité à la reconnaître comme étant celle de Charles! Récemment, un déclic libérateur m’est venu et j’ai enfin la certitude qu’il s’agit bien du portrait de Charles ISNEL, photo qui figura du début à la fin sur les mur de la Scala. Je crois me souvenir que Charles ISNEL avait un sacré talent. S’accompagnant remarquablement à la guitare, il interprétait des chansons poétiques et très fortes à la fois. Une fois de plus, je m’élève devant ce que je crois être une injustice, sur le fait qu’il est  complètement passé à côté d’une carrière qui s’annonçait intéressante. Du moins, c’est mon avis et celui de quelques autres.

Il fréquenta la Scala jusqu’en 64-65 puis  disparut sans que l’on n’entende plus parler de lui! Et c’est, ma foi, fort dommage , car c’était aussi un garçon charmant, modeste et sypmpathique. Qu’est-il devenu? Peut être a-t-il choisi un tout autre chemin que celui que nous espérions. Lui seul le sait. Nous ne nous attendons donc pas à un miracle, mais nous sommes tout de même heureux qu’il figure (enfin) sur ce blog!

Le 30 05 2012- Nous recevons ce commentaire d’un certain « FERRY », qui nous appren le décès de Charles ISNEL. En même temps il nous en apprend un peu plus sur Charles que nous avions perdu de vue!

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SEVRES Christine

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 17 juillet 2011

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SEVRES Christine

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Un beau visage intelligent et sensible!

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Christine SEVRES (aucune parenté avec Jean Paul SEVRES) est venue aux débuts des années soixante, avec Jean FERRAT avec qui elle venait de se marier. Ils étaient tous les deux pratiquement débutants. Néanmoins, c’est Christine qui connaissait mieux le quartier, car elle passait déjà dans des cabarets de la rive gauche, le Vieux Colombier, l’Echelle de Jacob chez Suzy LEBRUN, (oû j’avais moi même auditionné avec Jacques DEBRONCKART), l’Ecluse, de Leo NOEL, et la Colombe (chez l’ami Michel VALETTE). On était vraiment en pays de connaissance.

Comme je l’ai déjà dit, Jean et Christine venaient ensemble, boire du rouge au comptoir, mais cela n’avait rien de vulgaire! Au départ Christine voulait être comédienne, mais, grâce à l’amour de Jean FERRAT, qui lui écrivit de magnifiques chansons, elle devint chanteuse, ce qui n’avait rien d’extraordinaire, car le « métier » de comédienne l’avait familiarisée avec les textes chantés.

Je ne reviens pas sur sa carrière, liée à celle de Jean FERRAT, mais je voudrais préciser que leur destin se dessina en partie sur notre chère « rive gauche ».et , par voie de conséquence, un peu à la Scala. Ce qui nous rend heureux, à défaut d’en être fiers!

Leur amour ne cessa jamais et survécut même après la mort de Christine. C’était dans l’Ardêche, en novembre 1981 et nous venions d’arriver dans le Gard pour y vivre à part entière. Et nous vécûmes sur place la douleur de Jean FERRAT, car l’Ardêche n’est pas loin du Gard !

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FERRAT Jean

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 1 juillet 2011

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FERRAT Jean

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Je mentirais si je disais que Jean FERRAT fut un grand habitué de la Scala! Pourtant il vint pendant quelques temps au début des années soixante, accompagné de la femme qu’il venait d’épouser et qui avait nom Christine SEVRES. Ils avaient pris l’habitude de venir boire un rouge, assis sur les tabourets du  comptoir. Vin rouge qui était, d’ailleurs, excellent, (un cabernet, si j’ai bonne mémoire) et  fourni par le père de Serge LAMA, monsieur CHAUVIER, qui était notre représentant (voir à ce nom). Jean et Christine  discutaient beaucoup entre eux, tout en jetant un oeil et prêtant une oreille attentive aux guitaristes-pionniers, Roger DELVOYE, Robert GRETCH et quelques autres qui jouaient déjà à la Scala. Certes, celle ci n’avait pas encore pris l’envol que nous connûmes par la suite. Mais on sentait le couple intéressé. En fait, c’était Christine SEVRES, habituée de la rive gauche, oû elle « passait » dans plusieurs cabarets, qui avait amené Jean FERRAT dans le quartier. Celui ci n’avait pas encore sa célèbre moustache. ll était grand et mince et son allure était franche et avenante.

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Il n’était pas encore très connu, si ce n’est un 45 tours « ma môme« , qui eut un certain succès et une mélodie qu’il avait composée, aidé par Maurice VANDER, qui avait écrit les harmonies, sur un texte d’ ARAGON, « les yeux d’Elsa« . C’était en 1958 et André CLAVEAU, énorme , vedette à cette époque, en avait fait un succès. Il est amusant de constater qu’ André CLAVEAU habitait rue Lacépède à quelques maisons de la Scala. On l’appercevait, de temps en temps, passant devant la Scala et jetant un coup oeil interrogatif à l’intérieur, sans jamais oser y entrer! 

Même s’il ne fut pas un fidèle habitué, Jean FERRAT, par le biais de ses chansons, accompagna pratiquement toute ma vie. Après la Scala, au cours de mes animations troubadour, je n’oubliais jamais de chanter FERRAT. Nous eûmes l’occasion, plusieurs fois, de nous croiser, dans le Gard, oû il prêtait généreusement sa notoriété à de nombreuses manifestations artistiques, sans pour autant y participer, car il ne chantait plus depuis longtemps, L’homme était aussi merveilleux que ses chansons. A sa mort, plusieurs de nos amis allèrent à Entraygue. Certains me téléphonèrent en me disant: »On a pensé à toi! » Malgré mon chagrin, j’en fus ému et heureux. Cela me permet aussi de boucler la boucle, en publiant Jean FERRAT

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ENTRAIGUE ou « le bonheur de vivre! »

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