AUTREL Germaine

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 29 mars 2015

*

AUTREL Germaine

*

AUTREL Madame

La Méthode, aujourd’hui, rue DESCARTES

*

« Vous vous rendez compte, monsieur SCALA, me mettre un revolver sur la tempe! À mon âge! »

Le caractère de Germaine  AUTREL qui tenait le cabaret « LA METHODE », était à géométrie variable. On pourrait le qualifier d’entre ange et démon! C’était selon les circonstances. lesquelles variaient très peu, l’appas du gain étant le premier critère. Et comme elle avait affaire principalement à des artistes, pas toujours facile à manier, les rapports étaient loin d’être toujours harmonieux! Pourtant, peu ou prou, sa tendance naturelle au matérialisme, fit de son cabaret, tout de même, un lieu mythique que l’on reconnait encore aujourd’hui! Curieuse alchimie qu’on a de la peine à comprendre! À l’instar de « la Vieille Grille « , du « Zinzin » et du « Au Port du Salut », nous nous visitions quelques fois, en bons voisins du quartier! GermaineAUTREL, pourtant plus âgée que nous tous, ne cessa jamais de m’appeler « monsieur »! C’était, en quelque sorte, une déférence envers ma personne, par le fait qu’elle considérait qu’il n’y avait, entre nous, aucune concurrence, malgré que presque tous les artistes se produisant à la « Méthode », fréquentassent la Scala!. « Vous, vous êtes un artiste! » me disait-elle souvent! Quant à l’anecdote du revolver, rien de grave pour la morale, mais c’est un exemple du caractère de madame AUTREL, « ange ou démon » qui la suivit tout au long de sa carrière de directrice de « la Méthode »!

Madame AUTREL, pas une habituée de la Scala, bien sûr, mais un personnage tout de même exceptionnel, auquel nous rendons un hommage sincère, malgré les différences,  je dirais « culturelles », qui subsistèrent entre nous!    

Publié dans AUTRELGermaine | Commentaires fermés

CHARLETTE du ZINZIN

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 23 mars 2015

*

CHARLETTE du ZINZIN

*

CHARLETTE n’était pas, à proprement parler, une belle fille, n’était pas très voyante, ne posait pas dans les magazines, comme le dit la chanson, mais elle était mieux que cela: elle « gérait » le ZINZIN, (boite mytique du quartier), discrètement mais avec une efficacité exemplaire! A Etienne, (voir son nom), les mondanités parisiennes, les évocations de souvenirs de rings avec ses amis catcheurs! À CHARLETTE, les corvées matérielles, la gestion des fins de mois difficiles (là, j’exagère un peu, le ZINZIN marchait plutôt bien!) Malgré les apparences, pour les gens qui ne le connaissaient pas bien, le couple CHARLETTE-Étienne n’était ni amoureux ni marié! Si ce n’était l’amitié complice qui les unissait, je pourrais dire qu’ils étaient associés! Plus pour le meilleur que pour le pire. Cette amitié, ils la faisaient partager à tous ceux qui fréquentaient assidûment le ZINZIN, qui, tout comme la Scala, les considérait plus comme des amis, que comme des « clients »! Denise et moi en profitions également, qui faisions, plus ou moins régulièrement, irruption au ZINZIN, souvent accompagnés d’habitués occasionnels ou pas! CHARLETTE et Étienne nous rendaient la pareille en nous visitant à leur tour! Une vrai fraternité de quartier! On était loin des rivalités entre commerçants haineux et  frustrés! Quant à CHARLETTE, malgré ses « tâches » modestes et obscures (je plaisante), elle  avait une grande sensibilité et participait, toujours  avec aisance et spontanéité, à nos discussions tous azimuts, parfois sérieuses, brillantes ou passionnées! Il eut été incongru, qu’ aujourd’hui, nous la laissions sur le bord de la route!

Alors, bienvenue sur le blog, chère CHARLETTE!            

Publié dans CHARLETTE du ZINZIN | Commentaires fermés

GOBY Etienne

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 14 mars 2015

*

GOBY Étienne

GOBY Etienne

Étienne GOBY est à gauche de la photo.

(Source: blog jean-luc/alpra/bob)

Comment ne pas faire figurer, dans nos souvenirs, l’ami Etienne, qui tint, avec Charlette, une boite mythique, le ZINZIN, située rue de la Montagne Sainte Geneviève? Tout comme à la Scala, on y rencontrait des artistes et des personnages hors du commun. C’étaient, d’ailleurs, souvent les mêmes, qui se partageaient la MÉTHODE, LA VIEILLE GRILLE et, bien sûr, la Scala! On aura compris qu’Étienne  (et Charlette), n’était pas un habitué de ces boites, y compris la Scala, puisqu’il tenait lui-même, un « rade »! Il faut dire qu’il y avait une réelle fraternité qui consistait, pour les « patrons » de boites du quartier, à se « visiter » mutuellement, dans la limite de leurs possibilités. Cela se produisait assez souvent! Nous-mêmes, en compagnie de Dédé FITOUSSI, PédroJacqueline AZIM et quelques autres habitués, avons été plusieurs fois casser la croûte au ZINZIN! Avec de franches rigolades à la clef!

Étienne était un personnage attachant. Il avait été catcheur professionnel et, comme Henri COGAN (voir ce nom), il était aussi cascadeur au cinéma. Malgré la rudesse physique de sa profession, il était d’une rare gentillesse et d’une drôlerie proverbiale, également comme HenriNotre amitié remontait loin: Au début des années soixantes, Étienne  avait tourné dans le film de Vicente MINELLI, « Les quatre chevaliers de l’Apocalypse«   (voir photo). Il était venu plusieurs fois à la Scala, pendant le tournage, notamment avec Glen FORD, et je me demande si ce n’est pas Étienne qui nous avait amené à la Scala l’équipe du film!

Oui, un vrai pote dont on se souvient! 

Publié dans GOBY Etienne | Commentaires fermés

CHATELET Michèle

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 9 mars 2015

*

CHATELET Michèle

*

CHATELET Michèle*

Photo publiée tardivement (le 23 11 2015), car nous n’étions pas sûrs qu’ils’agissait de la même personne! Voir, en bas de la page, le commentaire de l’un de ses amis qui nous donne de ses nouvelles et qui, ainsi, nous a aidé à la « retrouver »! 

*

La Scala a toujours été visitée par les « gens du métier » qui venaient y chercher de nouveaux talents: Claude DEJACQUES, directeur artistique chez PHILIPS et ami de MOUSTIQUE, Dominique SAINT PIERRE, qui avait managé les FLINGOU et GERMINAL, Pierre AMEL, Bernard CASTELLI, metteur en scène de « HAIR », qui était venu à la Scala pour chercher des guitaristes-chanteurs-aux-cheveux-longs. (Voir tous ces noms). Sans oublier les patrons de cabarets qui nous téléphonaient en catastrophe, pour remplacer, au « pied levé », un artiste déficient!

 CHATELET Michèle curriculum

Michèle CHATELET ne faillit pas à cette règle car elle était imprésario et, à ce titre, elle venait, comme les autres, à la pêche aux jeunes talents qui se produisaient à la Scala. C’est dire qu’elle était très convoitée par certains de ces derniers, désireux de brûler les étapes. Mais elle était plutôt sévère sur ses choix! Elle venait toujours accompagnée d’un jeune garçon, Romain KIBNIC, (voir son nom). En fait, elle s’occupait surtout de lui. Il faut dire qu’il avait un appréciable talent d’auteur-compositeur-interprète. Michèle avait le même âge que nous et nos rapports amicaux continuaient sovvent en dehors de la Scala où il lui arrivait de nous inviter à partager sa table, en présence, bien sûr, de Romain. Elle était très cultivée et on avait du plaisir à converser avec elle sur des sujets tels que la littérature, la philosophie, le social, voire la politique. Mais elle avait horreur de parler de son métier! Le couple a longtemps fréquenté la Scala, puis un jour, il disparut, sans motif apparent. C’était à l’époque où la Scala changeait de raison sociale en devenant café théâtre. Fut-ce pour cette raison que le couple ne réapparut pas à la Scala? Je ne saurais le dire encore aujourd’hui! Les recherches sur internet n’ont rien donné pour Michèle CHATELET et Romain KIBNIC! C’est assez curieux et surtout décevant! D’autant que nous les aimions et les apprécions beaucoup

-Le 23 11 2015- Nous recevons ce commentaire de Mario LIBERGE, ami de Michèle CHATELET! Grande surprise et émotion! Enfin de ses nouvelles, même si elles ne sont, hélas, pas bonnes. 

À suivre!

CHATELET Michèle email d'un ami de MONTREAL 

   

Publié dans CHATELET Michèle | Commentaires fermés

MARA dite « Que d’os, que d’os! »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 6 mars 2015

*

MARA dite  » Que d’os, que d’os! »

*

C’est bizarre les souv’nirs

Quand ils ont perdu

Leur parfum leur charme leur visage

C’est bizarre mais faut dire

Qu’ils ont disparu

Sans laisser le moindre sillage

*

Je sais, le départ de cette page semble surréaliste! Tout d’abord, ce titre énigmatique: « Que d’os, que d’os « . ensuite ce poème, écrit par Johny RECH dans sa prime jeunesse, au début des années sixties. Ce poème a souvent été cité par pas mal d’habitués qui  y font, peut-être, référence comme pour bien montrer que nos souvenirs à nous, dans ce blog,  sont toujours bien présents et vivants. Denise OLIVIER MARCHETTI(voir ce nom) en parle aussi dans ce blog. 

Enfin, il me faut parler de MARA! C’était le prénom d’une jeune italienne qui parlait avec un fort accent italien et une voix rauque, presque masculine. Tout en étant plutôt vive et sympa. Physiquement, elle n’était ni jolie ni belle mais piquante et très maigre. Je ne sais pas ce qui me prit, un soir, devant une galerie béate! Voulant probablement faire un bon jeu de mot, je décidai de surnommer MARA « que d’os, que d’os« . Je le regrettai presque immédiatement. D’autant, hélas, que Mara avait entendu, certainement sans vraiment comprendre le sens de cette moquerie douteuse et me demanda ce que cela voulait dire. Devant une assistance soudain figée, je m’embrouillai dans une explication plus ou moins vaseuse, en évoquant la phrase historique de MAC MAHON, « Que d’eau, que d’eau! Ce fut une des rares fois où je me retrouvais carrément bête, devant mes propres amis! Lesquels, par solidarité, ne revinrent jamais sur cet épisode malheureux!

Quant à MARA, elle fut une habituée sans histoire et un très bon public pour les chanteurs et guitaristes. Je me suis longtemps trituré l’esprit pour savoir si je devais ou non la publier Comme on le voit, j’ai sauté le pas. En espérant, comme le dit si bien Johny RECHque

« les souvenirs (en tout cas, celui là) disparaissent sans laisser le moindre sillage! »

 

Publié dans MARA dite "Que d'os, que d'os!" | Commentaires fermés

GENET Philippe dit « le toubib »

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 4 mars 2015

GENRT montage 2*

GENET Philippe dit  » le toubib »

*

« Toubib », il l’était vraiment! En plus, il jouait de la guitare! C’est dire qu’il cadrait on ne peut mieux avec l’esprit Scala! Nous avions remarqué depuis belle lurette que les médecins étaient en général plutôt mélomanes. Philippe ne faillit pas à la règle! Mieux, il jouait du classique et ne s’interdisait pas d’aborder le « picking » ( n’est ce pas Robert GRETCH?) ou toute autre forme de styles guitaristiques! Un peu plus âgé que la moyenne des habitués du lieu, il n’avait pas fait des études à la fac de Jussieu, pour la bonne raison qu’elle n’existait pas encore au début des années soixante! Philippe était médecin généraliste le jour et venait le soir tirer la bourre musicale en participant à des « boeufs mémorables. Comment faisait-il, dans la journée pour tenir le coup? Toujours est-il qu’il gardait la forme olympique en permanence!

Je me suis souvent demandé combien d’habitués de la Scala qui n’avaient pas forcément vocation à devenir des « artistes professionnels » se sont retrouvés, une guitare à la main, à donner des petits concerts intimes pour le plaisir des uns et des autres! Ils furent au moins aussi nombreux que les « vrais » professionnels! En tout cas, je pense que ce fut un miracle délicieux qui m’étonne encore!

Hommage à tous ceux qui, en bons « amateurs », comme Philippe Genet et bien d’autres, animèrent les soirées durant de nombreuses années! C’est aussi grâce a eux que la Scala a « marché » si bien et si longtemps!

*

PS. Je ne résiste pas au plaisir de citer quelques uns de ces « purs amateurs »: Pedro AZIM, architecte et chanteur, Bernard LENGEN, marin exeptionnel, Riéty de BARGES, guitariste, Lise BELIN, chant, Jean Pierre BERDIN, chant, banquier, Robert HANNA, piano, entreprise de prêt-à-porter, Pierre Marcel, trompette, monteur cinéma,  Gabriel FARKAS, poète, huissier de Justice, Hagaï PUTTERFLAM et j’en passe.

Publié dans GENET Philippe dit "le toubib" | Commentaires fermés

SIDNEY

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 3 mars 2015

SIDNEY

Sidney affichette

SIDNEY  était un jeune guitariste anglais, venu à la Scala au début des années soixante. Je n’ai jamais connu son nom de famille mais je sais qu’il était un formidable interprète spécialisé dans le baroque anglais. Dans un premier temps, il eut du mal à imposer cette musique auprès des autres « classiques », Roger DELVOYE, Ramon CUETO, José Maria SIERRA, etc.. car il était timide. De plus,  il était nanti d’un fort accent anglais, tout en parlant le français plutôt correctement! Mais, petit à petit, SIDNEY commença à intéresser le petit monde de la Scala, apportant un renouveau à des interprètes habitués à jouer essentiellement des oeuvres de Fernando SOR, Francisco TARREGA, Dionisio AGUADO, Mattéo CARCASSI, Mauro GIULIANI, Isaav ALBENIZ ou Joaquin RODRIGO… Compositeurs tous espagnols, bien sûr! Je ne pense pas me tromper, en disant que SIDNEY fit connaître, à la Scala, les compositeurs anglais, tels que John DOWLAND, John JENKINS, William LAWES, Henry PURCELL! Même si leurs oeuvres étaient  transcrites du luth pour la guitare! Ce qui les obligeait, peut-être, à travailler encore plus durement leurs partitions! Je crois savoir que, depuis, Jean DOMENECH de CELLES, s’est, lui même, spécialisé dans le baroque anglais et a justement quitté sa guitare pour le luth!

Je remercie, une fois de plus, l’ami Gabriel ZURINI, de m’avoir rappelé la présence de Sidney, à la Scala. L’air de rien, il avait ajouté:

« Je crois qu’il a pas mal réussi dans son pays! »          

Publié dans SIDNEY | Commentaires fermés

 

SAUVONS NOS ECOLES ! |
On nous prend pour des cons! |
En construction |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Délices et Saveurs
| La légende de Fecinu
| laroquebrou