MEDA Michel

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 27 mars 2009

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MEDA Michel

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Michel était un dandy, doublé d’un aventurier sympathique. Quand il a rappliqué à la Scala, il a, tout de suite  mis les pendules à l’heure. Malgré la « nostalgie » qu’il disait ressentir du « lointain sud » qu’il venait de quitter, il m’a tout de même dit: «  Je suis venu à Paris,pour réussir. J’épouse la fille d’un industriel, j’emprunte au beau père une somme d’argent pour monter mon affaire. Puis Je rends l’ argent, et vogue, la galère! » Boutade? Peut-être! C’est, tout de même, ce qu’en gros, il a fait, le bougre! C’était dit sans forfanterie aucune, sans le désir de se montrer prétentieux!  Simplement, parce qu’il savait, peut-être,  que ce serait comme cela et pas autrement!  Il a créé une affaire de prêt à porter: « DONOVAN » qui a super bien marché! Il a fabriqué des jeans très tendance qui , à l’époque, ont eu beaucoup de succès et qui lui ont rapporté pas mal d’ argent et de satisfactions, je crois!

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Par la suite, il s’est lancé dans des aventures internationales, de natures différentes, mais il revenait toujours à la Scala, malgré son goût pour les boites « à la mode », style: tu mets une étiquette à mon nom sur une boutanche de whiky, le plus cher de préférence »! Mais chez nous, le « dandy » avait la délicatesse et l’amitié de faire comme tout le monde, d’autant plus, que du whisky, il n’y en avait pas toujours! Il lui arrivait, parfois, de louer un jet et partir deux ou trois jours au Japon ou je ne sais oû, simplement parce qu’il disait « s’emmerder » à Paris, mais, je crois, jamais à la Scala. Lui aussi, même s’il ne faisait pas partie des « baladins », souvent désargentés, il les fréquentait  avec beaucoup de simplicité et d’amitié partagée. C’ était ça, aussi, la Scala, une famille hétéroclite, voire disparate, mais, qui, néanmoins, formait un tout homogène et humain!

Et puis, il faut le dire (mais je crois que je l’ai déjà dit), entre Michel et moi, ainsi qu’avec Christian MARCANTETTI, il y avait cet attachement à notre origine méridionale, un peu bébête, je le concède, mais qui n’a jamais cessé, même après la fermeture de la Scala. La preuve, on se voit toujours!

Ah, j’oubliais: il était et est toujours, un grand tombeur de « nanas » et devant l’ Eternel. Si Michel n’était pas ce personnage qui plaisait tant, à la Scala, il aurait fallu l’inventer!

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Saluti, miou amiqué!

Est ce que ces quelques lignes te conviennent? J’aurai, dans quelques jours, une photo de l’époque et une actuelle.(Aïe aïe aïe!!…)

La Scala retrouvée!

Dans le fond, il n’y a que 42 ans!…Je n’en avais que 23, mais ma vie venait de changer. Après une enfance, une adolescence et une jeunesse joyeuses, à Nice, dans cette région bénie, où le soleil et les copains, avé l’assent, ne m’avaient jamais quitté. 

Je venais de me marier, j’allais avoir un enfant et je devenais « commerçant » à Paris, capitale!

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Même si j’avais de quoi m’occuper , dieu sait comment me manquaient la mer, les cigales, les filles et les déconnades entre amis. J’avais presque envie, parfois, en voyant une voiture immatriculée 06, de dévisser la valve d’un pneu, pour respirer un peu d’air de Nice!

Un soir, j’allais voir le frère de l’un de mes potes niçois, qui lui, habitait Paris depuis quelques années.C’était Didier TRINH DINH; il fabriquait des guitares, dans le Marais. Constatant ma profonde nostalgie, il m’emmena prendre un verre « dans, me dit il, un endroit sympa, où on acceptait même les niçois! »

Sitôt dit, sitôt fait.et la Seine traversée, on arrive dans une rue, en face du Jardin des Plantes, vers Jussieu. Il pousse la porte (sans vitrine) d’un bistro presque clandestin: la Scala! En entrant derrière lui, j’entends un air de guitare et une voix chaleureuse qui dit: » oh, mon petit Didier! » Et puis, m’apercevant, : » Allez les pitchouns, asseyez vous! » Didier me présente à Jacky: « Je t’emmène un copain! Il est niçois », et Jacky: « Nul n’est parfait! »

Ensuite, s’adressant à moi, : »Comment tu t’appelles, gari!? »  « Gari », en niçois, ça veut dire: rat, mais c’est un surnom affectueux qu’on donne aux amis! L’accent me ramène, en une seconde, à mille bornes vers le sud!!

C’était Jacky, c’était la Scala, j’avais trouvé le remède à mon spleen parisien! La Scala devint ma maison, mon coin, mon endroit de rigolades, de tournées et de joyeuses rencontres. Jacky m’adopta et nous partageâmes les fou rires, les blagues et les réparties, qui fusaient  à la Scala! On n’hésitait devant rien et on pouvait rire de tout.

Et Denise, sa femme, vite devenue, aussi, une amie et une confidente. Plutôt réservée, pleine de culture et d’attentions. C’était notre « mama », celle à qui on pouvait confier ses états d’âme, ses peines ou ses joies de coeur, car, à cette époque, les filles, ce n’est pas ce qui manquait! Qu’elles étaient drôles et jolies les filles de la Scala! 

La Scala aurait du s’appeler: »la smala », c’était toute une tribu qui avait trouvé son camp! Le droit d’entrée, c’était le sourire et l’humour!

Merci, Jacky, merci, Denise, merci, les filles, merci, les copains et merci au Paris de l’époque « Scala! »

Michel J. MEDA 

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En octobre 2009, chez Christian MARACANTETTI, à SAINT MAXIMIN, retrouvailles avec Danielle KORB LEMARQUE  (Dominique, une amie de Christian) et derrière, Michel MEDA.

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  Christian charme Denise et Dominique!

 

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DUVAL Aimé (le père)

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 25 mars 2009

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DUVAL Aimé (le Père)

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En une fin d’après midi de 1966, Denise était toute seule au comptoir.

Entre un monsieur entre deux âges,  assez pauvrement vêtu, les bords de son chandail élimés, qui s’asseoit au comptoir et demande une bière.Tout en buvant , il regarde autour de lui, d’un air intéressé, les photos, les affiches et les objets hétéroclites qui sont accrochés aux murs. Ses yeux, qu’il a, d’ailleurs  très vifs, se posent sur la pochette d’un disque qui se trouve derrière le comptoir, à côté du vieux « phono » de service,  Il s’agit du fameux « Good Book » de Louis ARMSTRONG. Curieusement, le monsieur demande à Denise si elle ne veut pas lui vendre ce disque. Elle lui dit qu’il peut l’acheter n’importe oû, à la FNAC, par exemple.Il répond qu’il n’a pas le temps, car, il doit partir dans quelques heures, pour les Etats Unis, oû il va donner un concert au CARNEGIE HALL! Puis son  regard se pose sur une guitare qui traîne en permanence, appuyée sur le dossier d’une banquette. Denise lui demande s’il en joue. Il répond: « Un peu » . Tout de même assez intriguée, Denise lui demande qui il est. Il montre, alors une affiche de Georges BRASSENS et de Juliette GRECO, qui passent présentement à « Bobino » et il a cette curieuse réponse:

 » Georges BRASSENS parle de moi dans une de ses chansons! » 

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                Extrait de la chanson « Les trompettes de la renommée » de Georges BRASSENS                       

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Denise qui a l’esprit vif et à qui on ne la fait pas, réagit au quart de tour:

« Vous êtes le père DUVAL! »

A l’époque, le père Aimé DUVAL est une vedette internationale, il a fait de nombreux disques, vendus dans le monde entier !Bien sûr, il a réellement chanté, le lendemain, au CARNEGIE HALL!

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Quand il est revenu des Etats Unis, il a fréquenté la Scala régulièrement, et je dois avouer, moi qui n’ai pas une croyance dogmatique excessive, que nous avons pris, Denise et moi, un grand plaisir à deviser avec lui!  Quand il nous parlait de TEILHARD DE CHARDIN ou du manque de spiritualité du peuple américain (malgré que la religion soit à toutes les sauces, y compris dans les milieux boursiers….), ou d’une quelconque théorie de théologie, on n’avait pas l’impression d’être devant un curé « prechi precha »! Il buvait sec et quand il s’enflammait un peu sur sa propre obédience, qui était loin d’apprécier  ses pratiques « marginales » et sa façon de vivre, y compris le chant, tout cela considéré comme  révolutionnaire, c’était grandiose et instructif! Cette liberté, ce manque d’hypocrisie et surtout, cette grande érudition, nous enchantaient toujours.

Pendant ses concerts, à Paris, quand il reconnaissait des habitués de la Scala, (il arrivait qu’ il y en ait), il ne manquait jamais de leur demander, haut et fort, et très naturellement, de transmettre  le bonjour d’Aimé, à Denise et Jacky!,

Oui, le père Aimé DUVAL était un grand personnage, en tout cas, à nos yeux et aux yeux de ceux qui l’ont  approché! 

Nous en gardons un souvenir, à la fois profond et amical! 

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Le 14 10 2012- Reçu un témoignage d’un fan d’Aimé DUVAL, Charles GHILAIN:

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CHAUVIER Georges

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 19 mars 2009

                                                                                                                                     *   

CHAUVIER Georges

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Photo téléchargée sur le site de Serge LAMA

Monsieur Chauvier fut, pendant de longues années, notre représentant en bière « EKLA » , ainsi qu’ en  « vins et spiritueux », selon la formule consacrée. 

Après les commandes faites, nous avions coutume de parler chansons et musique. On sentait que monsieur Chauvier aimait l’ambiance de la Scala et il m’avoua, avec une certaine nostalgie, qu’il avait été chanteur lyrique du côté de Toulouse et Bordeaux et qu’ il  avait été obligé de quitter ce métier,en devenant représentant en bières, pour nourrir sa famille. Un jour, il me parla de son fils, Serge, qui voulait faire une carrière dans la chanson. Il me demanda de bien vouloir l’auditionner. Je lui répondis que je n’étais nullement qualifié pour cela. Mais devant sa touchante insistance, j’acceptai! 

Il arriva un soir, accompagné d’un garçon à l’air plutôt renfrogné et pas forcément heureux d’être là. Lequel se mit à chanter, à capella, d’une voix forte, deux ou trois chansons de Jacques Brel, devant les habitués plutôt médusés. Un peu anxieux, monsieur Chauvier me demanda ce que j’en pensais. Je répondis quelque chose comme:

« C’est du Brel tout crâché! S’il persiste dans cette voie, il ne réussira jamais! »

Par la suite, non seulement monsieur Chauvier n’eut pas l’air de m’en vouloir, mais nos conversations sur la chanson continuèrent de plus belle. Il m’informa, même, régulièrement de la progression de la « carrière » de son fils, y compris les détails sur son fameux accident, en 65, où Serge échappa miraculeusement à la mort. Puis de sa lente guérison et, finalement de son succès. Son fils, voulant, peut-être, réparer l’injustice du passé,  essaya bien, un temps, de le « remettre en selle », mais en vain! Dans les dernières années de la Scala, on ne revit plus monsieur Chauvier. Parti à la retraite? On apprit, plus tard, avec tristesse, sa mort et celle de sa femme, dans un accident de voiture! Destin familial? 

Détail important, Denise et moi n’avons jamais oublié qu’au début de la Scala, comme nous étions pécunièrement, un peu dans la m…, monsieur Chauvier nous avait personnellement et spontanément avancé  de l’argent!

Nous sommes heureux qu’il soit, aujourd’hui, dans ce blog, parmi les « habitués », car il en était devenu un!

Serge Lama n’est jamais revenu à la Scala! S’ il tombe, un jour, sur ce blog,  j’espère qu’il ne nous en voudra pas, d’ avoir relaté l’anecdote de son « audition »!    

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(Je pense, en définitive, que Serge LAMA, ne nous en veut nullement. Car il a reproduit cet article sur son propre blog!)

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ALEDO Pedro

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 17 mars 2009

ALEDO Pedro

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                                                                           Pédro ALEDO, années 60!! 

« Qu’elle était jolie, ma soeur… »

C’est bête, Pedro, à l’époque de la Scala, en avait certainement beaucoup d’autres, de chansons, qu’il chantait, avec une chaleur, une ferveur, une douceur toutes méditerranéennes ! Mais c’est celle là que j’ai retenue, allez savoir pourquoi.

Peut-être, et même sùrement, en a-t-il écrit et chanté beaucoup d’autres, au cours de ses longues et talentueuses périgrinations artistiques?  Mais ce que nous constations, au travers de ce que nous apprenions par les médias, (car nous nous étions perdus de vue fort longtemps), c’est qu’il était resté fidèle à  la « méridionalité » qui perçait en lui et que l’on appréciait déjà,  forcément, à la Scala, quand on était un gars du midi et c’était, bien sùr, mon cas !

« Qu’elle était jolie, ma soeur »..Oui, elles étaient déjà fort jolies, les chansons de Pedro, qu’il chantait avec une authenticité et simplicité, qui faisaient (déjà)  son charme! Alors, de le retrouver presque intact, après toutes ces années passées, ça fait plutôt plaisir, non? 

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Fidèle à lui même, parce qu’il  est devenu le troubadour de la culture spécifique de cette mer Méditerranée qu’il a, à sa façon, glorifiée, au point d’en avoir fait le centre, le coeur de ses chansons et de sa carrière! 

Aussi, bien sùr, des chants traditionnels de son pays et, voyageur infatigable, des chants du monde, en général, (On ne peut les citer tous!), révélant ainsi, un remarquable éclectisme universel! 

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….Et, aussi, fidèle à son passé et, de là, à la Scala! Car nous avions, il y a quelques temps, envoyé un email à une adresse récupérée dans internet, sans trop d’espoir que cela arrive à bon port (si l’on peut dire!)

C’est vrai, nous commençons à être habitués aux miracles, sans nous y faire vraiment! Voilà ce que nous recevons de Pedro:

                                                                                               *

16/03/2009 à 13:33

Cher Jacques.

Je suis sincèrement très heureux d’avoir reçu de tes, de vos nouvelles…!

Le temps est très vite passé sous notre nez et même, depuis que tu m’as envoyé le mail, je suis dans une période de bousculade entre l’Espagne et Marseille. Je ne voulais pas laisser passer plus de temps et, consacrer quelques minutes à ma réponse, c’est aussi la moindre des choses…Bref!

Je vais entrer dans votre blog avec plaisir. Je vois, en plus, que vous êtes dans le Gard, tout près, alors, une visite, début avril, vous ferait elle plaisir?

D’ici là, je suis sur les routes..!

Bon, voilà un premier contact… Suivons nous, n’est ce pas?

J’espère que tout va bien pour vous et, bientôt, nous pourrons en savoir davantage sur les uns et les autres.

Recevez, aussi, tous les deux, mes très amicales pensées.

Pedro.

                                                                                                            *

  16/03/2009 14:03

J’ajoute…..!!

Bravo pour le blog… C’est super de revoir tout ce monde…Quelle bonne idée… Et je vous en suis très reconnaissant..!

Merci…!

Amitiés.

Pedro.

ALEDO Pedro dans ALEDO Pedro ALEDO-Pedro-Voeux-2012

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                Pour finir (façon de parler, car tout (re) commence), une toile de Pedro, car il peint, aussi!!

                                         Pedro, nous te retournons le compliment: Bravo pour ton parcours!!

                                                                                       Denise et Jacky

Et puis…..

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……Et madame, à la Scala!

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ZURINI Pâris

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 16 mars 2009

ZURINI Pâris

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                      Pâris, Antonella, sa femme et leur fille, 63 64

Pàris, fut, bien avant la Scala, mon parrain spirituel. Seuls, les initiés comprendront!

Personnage hors du commun, parlant  je ne sais combien de langues, une imposante érudition, grand amateur de musiques sud américaines, des amis, dans le monde entier, peintre de talent, tel était notre Pâris! Il était originaire de LIVOURNE, en Italie et avait navigué sur toutes les mers en tant que capitaine au long cours de la marine marchande! 

Il fit plus que de nous aider à « monter » la Scala, lui et toute sa famille, en faisant, auprès de ses nombreuses relations, un monumental battage, dès l’ouverture. Beaucoup d’entre eux devînrent de fidèles habitués.

Après avoir été lui-même un pilier de la Scala, il racheta, en 63, le fonds de la teinturerie, qui jouxtait la Scala, et le tranforma en celui de restaurant végétarien, « l’ Inca ». C’est dire que « la famille »se soudait encore un peu plus! Au début, il nous proposa, de faire une ouverture dans le mur mitoyen, afin d’ y installer un passe plats! Mais le Trésor Public ne l’entendit pas de cette oreille! Cela n’affecta, d’ailleurs pas notre amicale et étroite relation, les clients de l’une et de l’autre « boîte », y faisant un perpétuel ballet de va-et-vient!

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Nous nous devions de présenter à notre grand frère, l’hommage qui lui est dû, car si quelqu’ un a marqué incontestablement ces années dites « sixties » , ce quartier et la Scala,  

                                                                                                                                     

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                                               « Maître » Pâris et sa cour

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                                                    Peinture de Pâris ZURINI. Collection Scala

                                                                  *                            

                                                    

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LOUTCHEK Pascal de

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 15 mars 2009

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  LOUTCHEK Pascal de

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Pascal dans les années 60

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Bon sang ne saurait mentir!

Comme il le dit, Pascal,  tout jeune, suivait son père dans ses périgrinations nocturnes! Si ce n’était pas très moral, cela a, au moins, ensemencé une graine de musicien qui s’est concrétisée et développée par la suite. Autant Marc fut « branché » (avec génie) dans l’expression de la musique russe, autant Pascal a touché (avec talent et bonheur) à plusieurs disciplines, notamment, en dehors de celle de son père,  le jazz, ou le « manouche »,  Aucun mérite, ni surprise, à cela, car lui et sa tante Svetlana ont plus que connu « Boulou FERRET, qui n’était pas mal, merci, dans ce domaine! 

Quand on a un monstre (musicien) de pére, ce n’est pas toujours évident de continuer dans le même sillage! Oui, vraiment, bon sang ne saurait mentir, en tout cas, pour la famille de LOUTCHEK! En plus, quel plaisir , pour nous, de réunir Marc et Pascal dans nos souvenirs scalaesques!! 

                                                                                              *

Chers tous deux!

Merci de ce gentil message et je vous donne mes coordonnées. J’ habite maintenant, dans les Hautes Alpes,  lieu que je partage avec Paris, pour des questions professionnelles. Si vous êtes roujours à VEZENOBRES, je serais ravi de vous voir! Les souvenirs de notre Amitié restent toujours bien vivants!

A un âge où, sortir le soir, était une aventure que je ne pouvais tenter qu’en compagnie de mon père, celui ci me fit découvrir la Scala, l’ »échelle » vers le nirvana des rencontres musicales de tous bords! Cette « échelle » était fermement tenue par Jacky et Denise et se dressait  aux abords du Jardin des Plantes, endroit mythique, s’il en est, où l’on pouvait encore croiser le fantôme de LAVOISIER, (rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme…) et même d’autres humanistes, du même acabit (!!)

La qualité de « l’escalade » (de la Scala) était toujours égale et nous atteigniions les sommets aux premières lueurs de l’aube! Les notes de musique résonnant encore dans nos têtes, nous sortions et sans encore prêter attention au vacarme naissant de la ville et de ses camions poubelles, nous continuiions, dehors, sur le trottoir, à échanger nos impressions sur cette course nocturne qui nous avait emmenés si loin, si bien…Que de belles rencontres!!! Merci à vous deux pour tout cela!

Pascal de LOUTCHEK.

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       Le trio « ARBAT », créé en 1989 par Pascal

          avec Lilia ROOS-DALSKAÏA, et Petia LOUTCHEKO

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Qu’est ce que je disais?… ah, oui! Il n’a pas mal réussi, le petit!

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DEBRONCKART Jacques

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 13 mars 2009

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DEBRONCKART Jacques

(13 01 1934 – 25 03 1983)

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En 1955,  je recherchais un pianiste pour m’ accompagner dans un numéro qui s’appelait « les Escales de Scala ». Il consistait à faire un tour du monde musical. J’ interprétais à l’harmonica, un air de chaque pays visité, tout en « transformant » devant le public, un costume censé représenter chacun de ces pays! A l’époque, un certain FREGOLI, « tranformiste » italien de génie, faisait un vrai « tabac » dans cette discipline.  Mais, au lieu de cela, Jacques et moi, nous décidâmes de monter un numéro de duettistes, car il se trouvait que nous écrivions  tous les deux des chansons. Après quelques galères de début, cela n’a pas trop mal marché pour nous. En ce temps là, il ne manquait pas d’endroits, à Paris, pour des artistes débutants. De nombreuses brasseries ou cafés-concerts, oû l’on passait trois ou quatre fois, dans la même journée du dimanche! Pas mal de cabarets, aussi  et les inévitables music halls, tels Pacra, Bobino et l’Olympia, pour la consécration! Nous sommes même passés à l’ Olympia, dans le cadre de l’émission  »Nouvelles Têtes », en gagnant le deuxième prix derrière une certaine Pauline JULLIEN. Cette émission était dirigée par Jacques CANETTI, impresario et découvreur de talents, très influant à l’époque, qui nous prit, un temps, sous sa coupe! Durant cette période, nous avons  écrit des chansons plutôt  fantaisistes , voire burlesques, adaptées à notre statut de duettistes, Jacques au piano et moi, plus « visuel ».

                                            L’ une de ces chansons était « Monsieur Dudule ».

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Jacques DEBRONCKART  et Jacky SCALA, à « la Comédie de Paris », interprétant la chanson « Monsieur Dudule!  (1956?)                 

« et sur le rebord d’une chaise Qu’il a posée sur le trapèze

Il se maintient en équilibre

Tandis qu’en bas la foule vibre! »……….

Et oui, le zigoto qui fait l’équilibre, c’ est moi!

Notre numéro a duré jusqu’ au milieu de l’année 59, date à laquelle  Jacques m’annonça qu’il désirait l’arrêter, afin de s’occuper de la carrière de sa future femme, Jacqueline, une artiste lyrique! Peut être, de la sienne, aussi! Mais puis je, aujourd’hui, lui en vouloir? L’avenir m’a appris qu’il avait raison!

Nous avons honoré nos derniers contrats et je me suis retrouvé, comme on dit, « un peu bête », ne sachant trop quoi faire! Alors, l’idée nous est venue, à Denise et à moi, aidés par l’ami Pâris et sa famille, de créer la Scala! On peut donc dire, aussi, que c’est un peu grâce à Jacques et à Jacqueline, si la Scala a vu le jour!

Dans cette dernière, Jacques est venu quelques fois, quand il passait dans les boîtes du quartier. Je pensais  que n’avait jamais été mentionné par quiconque, notre collaboration et le fait que Jacques avait vraiment débuté avec moi! C’est chose faite! (Voir plus bas).

Quoiqu’il en soit,  ça ne m’empêche pas de penser et de dire que Jacques DEBRONCKART a été un grand de la chanson, même si, aujourd’hui, il reste, en partie, injustement méconnu du « grand » public !

                                                                       *                                   

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                                                        *                                               

Il y a quelques temps, j’avais noté:

PS. Il nous serait agréable et utile de rencontrer Jacqueline, la femme de Jacques, que nous avons, bien sûr, connue!

                                                         C’EST FAIT!!!

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Grande émotion! Nous avons reçu, ces jours ci, un coup de téléphone de Jacqueline Rudel -Debronckart, la femme de Jacques, suivi de l’envoi du numéro 26 (juin 2000) du magazine de la chanson « Je chante« , consacré à Jacques DEBRONCKART!

Jacqueline, qui fit une carrière de chanteuse, sous le nom de Janet Clair, a contribué, avec leur fille, à l’élaboration très achevée de cet hommage à Jacques. (Il y a, aussi, un site « Jacques de BRONCKART »)

Janet a rappelé, à mon grand plaisir, le fait que Jacques avait débuté avec moi, dans les années 55!:                

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                             Extrait de la revue « Je chante« , no 26.  juin 2000

                                                                                                         *

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                                   Janet dans « un violon sur le toit », avec Yvan Rebroff

                                    Au théâtre Marigny et « les aventures de Tom Jones »

                                                                  Au théâtre de Paris

                                                   (cliquer sur la photo pour agrandir) 

                                     Extrait de la revue  » Je chante » no 26, juin 2000 .

                                                                            *

Pour la mémoire de Jacques et une meilleure connaissance  de son oeuvre, je signale à tous ceux qui l’ont connu et aux autres, que l’éditeur  Christian PIROT a publié un livre, intitulé

« Dans les bars d’Adélaïde  »

sorti en 2001 et concernant 90 textes de

Jacques DEBRONCKART.

Jacky

                                                                      *                                       

                                                          

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LES GRANDS DE LA GUITARE A LA SCALA

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 4 mars 2009

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LES GRANDS DE LA GUITARE A LA SCALA

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                                              Ah, la guitare!

Elle fut l’emblème de la Scala. Je n’ eus que ce  que je méritais, en dessinant, au début,  une guitare au blanc d’ Espagne sur la vitrine de la Scala! Autre symbole: l’Espagne, où la guitare est l’instrument de musique le plus populaire. Rien d’étonnant à cela, la guitare est d’origine arabe. Bref, j’avais tout pour en être envahi, à mon corps consentant, oh combien! J’avais l’habitude de dire  qu’à la Scala, il y avait autant de guitares que de clients. C’était presque vrai, certains soirs.

Et les styles? Classique, flamenco, jazz, country, picking, pop, blues, blue grass, folk, sud américain, russe, tzigane, israélien, fado de Coimbra, musette, guitare d’accompagnement! J’en passe et j’en oublie!

Et puisque j’évoquais l’Espagne, voici quelques uns de ses enfant, et pas des moindres:

                                                                                                   

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                                                    CUETO Ramon

Remarquable interprète et perfectionniste. Il fit la transcription pour guitare, de la « Chacone » de Jean Sebastien Bach, ce qui  techniquement  n’était pas une mince affaire! (N’est ce pas Roger DELVOYE?) En bon espagnol, il pouvait tout jouer des musiques traditionnelles de son pays, flamenco compris, mais préférait manifestement le classique et surtout, les compositions de ses concitoyens, Tarrega, Pujol, Torroba, Carcassi, Sor etc, qui apportèrent à la guitare ce qui lui avait manquée, pendants des siècles, un répertoire « classique ». Ramon  se produisait surtout au club « plein vent », haut lieu de la guitare classique, dirigé de main de maître par Gilbert IMBAR, Ramon CUETO était un personnage toujours poli et discret et qui fut longtemps fidèle à la Scala, ce dont nous sommes très fiers!   

                                                                     *

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                                                  SIERRA José Maria

A la différence de Ramon, SIERRA jouait avec la « pulpe » des doigts et non avec les ongles! Ce qui lui donnait un velouté exceptionnel, et où la force de l’attaque restait tout de même présente, car il était, aussi, un remarquable interprète! Il avait adopté la méthode dite « Pujol ». Il y avait, d’ailleurs, à l’époque, une certaine rivalité, pour ne pas dire une guéguerre entre les pulpeurs et les « ongleurs », chacun revendiquant avec force, les vertus qu’il donnait à sa « méthode »! 

Comme Ramon, José Maria était prof dans plusieurs conservatoires municipaux de la capitale. et malgré leur personnalité différente, ils étaient très amis! 

                                                                  *     

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                                                     TOVAR Pépé

Encore un espagnol!

A la Scala (et ailleurs), il est resté célèbre par ses coups de gueules! Ce qui ne l’empêchait pas de jouer divinement, alors que ses rapports avec les autres flamenquistes n’étaient pas toujours harmonieux, loin s’en faut, car il avait, comme on dit, un sacré caractère! Mais, bon an mal an, il s’est fait une bonne place parmi les « toucheurs » de flamenco, surtout dans le « cante jondo », le chant le plus pur du flamenco.

                                                                      *

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                                                 EL GRANAÏNO Roman

Alors, là, comment dire?…Une grande date de l’histoire de la Scala! Pas sur le moment, car je vois entrer un petit bonhomme plutôt âgé, amené par Pâris et accompagné d’un autre petit bonhomme plutôt âgé, qui me demandent, avec un fort accent espagnol, deux verres de vin rouge, (deux « tchatos », si ma mémoire est bonne!)

Quelqu’un me dit:

« Tu sais qui sont ces gars? »

Nous sommes au début de la Scala et ma pratique des  « artistes » n’est pas encore bien rodée! Je réponds:

« Non ».

A l’énoncé du nom des deux inconnus (de moi, en tout cas), à savoir: Roman EL GRANAÏNO et Pépé de la MATRONA  je ne réalise pas encore que je suis en face de deux monuments du flamenco! D’autant plus que « Roman » s’empare soudain d’une modeste guitare de service que je mets, (déjà), à la disposition de qui veut bien s’en servir.et se met à jouer, alors que « Pépé », le rejoint peu après en chantant!

Bref, je confirme: moment historique! Mon seul regret,c’est, à l’époque, de ne pas posséder encore le mythique REVOX!!

Mais bah! Le souvenir est toujours dans ma tête et je suppose, dans celles des privilégiés, présents ce soir là! 

                                                                  *

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                                                       SOLER Pedro

Pedro est venu en 1961 avec sa soeur Isabelle SOLER, danseuse de flamenco, qu’il accompagnait, d’ailleurs, très bien! Joueur très fin et puriste, il se spécialisa dans l’accompagnement des danseuses les plus éminentes. Comme Carmen AMAYA ou la CHUNGA. Cela demandait une parfaite connaissance des rythmes flamencos. Ce qui ne l’empêcha pas de jouer aux côtés d’ Atahualpa YUPANQUI, dont l’exigeance musicale était connue . Il accompagna également le « cantaore » Pépé de la MATRONA. Eclectique, il n’hésita pas à mélanger les genres: musique grecque ou élecroacoustique. Qui dit mieux?

Le frère et la soeur se produisirent (amicalement), quelques fois à la Scala!

                                                                    *

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                                                               FENOY Antonio,

dit: « le boxeur, parce qu’il en fut un! D’ailleurs, sa figure et ses mains en faisaient foi. Mais le plus gentil des garçons! Du statut de flamenquiste amateur, il s’était, lui, aussi imposé dans le milieu des « toucheurs de guitare », à Paris. Il nous a fait plaisir pendant pas mal de temps.

Merci à lui.

                                                                      *

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                                                   Atahualpa YUPANQUI

Grand, grand poète et guitariste argentin et ami de Pâris.ZURINI. C’est ce dernier qui nous le fit connaître et nous ne le remercierons jamais assez!

Quoi dire d’Atahualpa?  Il était, une institution, un symbole, un modèle dans son pays. Quand je pense qu’il a joué pour nous…..!

                                                                   *

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                                                       BESSON Kléber

Kléber, tout jeune, venait à la Scala avec son frère, encore plus jeune que lui. Plutôt réservé, mais pas timide, il se produisait déjà avec beaucoup d’autorité devant un public connaisseur et ravi. Par la suite, Kléber a fait une immense carrière!(voir, par ailleurs l’article sur lui)

                                                                        

                                                                    *

Les premiers « gratteurs » qui furent attirés par la guitare au blanc d’espagne étaient gitans. Ils s’appelaient 

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                                     Alex ELMALEH et Claude ROUSSEAU.

Ils passaient dans de rares boîtes du quartier et faisaient surtout la « manche ». Bien entendu, ils faisaient du Django! Je peux dire que c’est grâce à eux que la Scala s’est emplie dès les premiers jours. Car ils jouaient avec talent et attirèrent pas mal de monde!

Par la suite la Scala eut des rapports privilégiés avec les gitans. Pendant des années,  de bouches à oreilles, il en est venu de partout, surtout de Saint Ouen. Certains étaient ferrailleurs, d’autres vanniers ou simplement…musiciens. Parmi eux, il y avait

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                                                         Boulou FERRE,

un génie précoce, qui vivait avec Svetlana, la soeur de Marc de LOUTCHEK,

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                                                             guitare2.jpg 

                           Il y avait, aussi, Matelot FERRET, le père de Boulou

                     * 

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                                                        Babik REINHARDT,

le fils de Django REINHARDT, Babik, lui, avait adopté, par la suite, le style « fusion »  grosse incartade à la tradition manouche, qu’il connaissait d’ailleurs et pour cause, très bien! A la Scala, il devait avoir seize ans et respectait encore le style « familial! 

                                                                      *

Ces derniers ne sont pas venus souvent, vu qu’ils étaient déjà connus et de ce fait, assez « occupés » ailleurs. Mais ils ont marqué la Scala à leur façon! Ils donnaient l’exemple à d’autres moins connus, tel

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                                                             Paulo le gitan

qui rappliquait régulièrement dans une Buick rose (au grand dam du voisinage), accompagné d’une floppée de manouches, avcc lesquels il anima des soirées grandioses et ce, pendant des années! 

J’ai tellement admiré ce type, que j’en ai fait une chanson afin de lui rendre un fraternel hommage:

                                                                                          

 

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                                                   RENATO José

Un fidèle habitué du lieu. Il faisait , à longueur de soiré, la sérénade à sa petite amie, Jacqueline, qui fut, un temps notre « barmaid ». Toute la Scala profitait donc du grand talent de Renato, remarquable « toucheur » de guitare flamenca et qui (petit détail en passant), appelait sylvie, notre fille, « la fusée »!

                                                               *

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                                                           KIKI,

dit: « le bonze, car il allait prier sur les collines, lesquelles? Mystère! Copain de Renato, il s’était mis, très tôt, au flamenco, vivait et parlait espagnol, ce qui fait qu »on avait de la peine  à croire qu’il était français! 

                                                               *

                                                            guitare2.jpg 

                                                     Aaron SKITRI,

un turc, spécialiste de musique ancienne, joueur de guitare, luth et théorbe. Il vit actuellement à Toronto et enseigne à l’université de Queen’s Kingstone et dirige un groupe « le Collesium Musicum » .

Déjà, à la Scala, c’était un sacré client à la guitare classique. Il jouait aussi au «  club plein vent ».

                                                                   *

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                                            Jean DOMENECH DE CELLES

De père français, de mère chinoise, on l’appelait « la mitrailleuse », car il jouait plus vite que son ombre! Grand virtuose, il s’attaquait aux morceaux les plus difficiles. Fidèle habitué de la Scala durant des années

                                                                                                 *

Betho DAVEZAC

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Un des plus doués de sa génération!!

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*

                                                               guitare2.jpg

Qu’il me soit permis de faire figurer ici Roger DELVOYE, Même s’il n’était pas, à proprement parler, un « concertiste », je lui attribue néanmoins ce mérite, car grâce  à sa ténacité et à son charisme, ayant commencé fort tard dans la dure pratique de la guitare, il a réussi à s’imposer dans ce milieu difficile. De plus, il était un très bon professeur. Alors, voila, c’est mon petit hommage au grand pôte qui eut aussi sa « place » à la Scala!  

                                                                  *

Et  Jürgen KLATT? On s’e souvient comme quelqu’un de très facécieux et comme  d’un  génie de la musique! Il pouvait jouer de n’importe quel instrument! Il passait au « club plein vent » et il était capable de chanter « la flûte enchantée », en s’accompagnant à la guitare, sans oublier une note! Je crois qu’il a fini chef d’orchestre à Berlin, c’est ce qui pouvait lui arriver de plus banal!

Je n’oublie pas, bien sùr, Jean François MASSON, Robert GRETCH, Lucien FOUCART, Claude PRECHAC, ils sont « traîtés par ailleurs, ce qui n’empêche pas ma reconnaissance et celle d’une bonne partie des habitués,  de leur talent, mais on ne peut pas être partout!

 

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