WIEZNIAK Stan

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 15 février 2010

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WIEZNIAK Stan

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Stan fut, dans les années 60-70,  un grand photographe spécialisé dans les pochettes de disques, notamment chez Philips. Il tira le portrait de la plupart des vedettes de l’époque, mais là n’est pas le sujet!  Il fréquenta surtout la Scala un bon bout de temps et nous y eûmes des amis communs: Michel NOIRRET, Claude DEJACQUES, Moustique, qui, eux, bien sûr, fréquentaient aussi la Scala! 

Michel NOIRRET eut droit, en 1963, pour la pochette de son deuxième disque, chez Philips, à une photo prise devant la Scala! (C’était au début del a Scala et le décor laissait encore à désirer!) 

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Et le même jour, Michel, avec Sophie, notre plus jeune fille, qui avait  dix huit mois. Photo prise, bien sûr, par Stan WIEZNIAX!

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Aujourd’hui, Stan WIEZNIAK poursuit toujours sa carrière de grand photographe et je ne désespère pas d’avoir bientôt de ses nouvvelles et, pourquoi pas, un petit témoignage de sa part!

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Chers Jacky et Denise!

Vous ne pouvez savoir à quel point c’est un bonheur pour moi de vous retrouver tant d’années après! Il faut vous dire que, quand je suis arrivé à la Scala en 1961, amené par mon ami Michel NOIRRET, je sortais d’une multitude d’ennuis de santé qui ne voulaient pas me quitter! Au point de rester prostré dans un lit des mois durant et ne voulant voir personne! Il se passa alors une chose étonnante.A la Scala je fus acueilli avec une tel naturel, une telle spontanéité, comme si j’avais toujours été un habitué, que j’y trouvai, sans encore m’en rendre compte, une vraie thérapie! Il y avait une ambiance que je qualifierai de familiale, oû la classe sociale, oû la course à l’argent, voire les rivalités professionnelles, ne semblaient pas exister. On avait l’impression que chacun avait laissé au vestiaire les soucis de sa vie ordinaire. C’est peut être incroyable, mais à la Scala, on rencontrait pas mal de gens géniaux! Pourtant, les habitués venaient de milieux différents, avec, je pense, une majoritéd’artistes, chanteurs, musiciens ou peintres. D’autres étaient étudiants, cadres ou fonctionnaires. Mais tous se mélangeaient dans une mystérieuse harmonie! Il faut dire que vous aviez , Jacky et Denise, une certaine liberté de comportement et d’expression, une considération pour chacun  qui déteignaient probablement sur le petit monde de la Scala! En fait, ici chacun était valorisé ou devenait quelqu’un au bout d’un certain temps

Pas mal de gens de la Scala m’ont impressionné. Je citerai d’abord Denise, derrière le comptoir, toujours souriante, le mot gentil  et attentive pour chacun, au caractère toujours égal mais ferme pour la moralité du lieu!

 Je me souviens de l’ »Ehtman de Jitomir » (Vitold, note de Jacky)., personnage époustouflant, grand seigneur, cultivé, polyglotte, qui vivait  dans une ruine (classée par les Beaux Arts, note de Jacky). Genre de clochard de luxe, il fumait avec distiction et tirait des bouffées dans un élégant porte cigarette. Un soir, il nous reçut « chez lui » et nous offrit un whisky rare qui se trouvait là au milieu d’autres bouteilles d’alcool! On parla de tout et surtout de danse classique, comme s’il avait été lui même danseur.Il me conseilla finement sur un cadeau que j’avais l’intention d’offrir à un ami. ‘(Michel NOIRRET, note de Jacky). Bref, on avait l’impression d’être dans un milieu mondain et friqué, alors qu’il vivait d’une manière précaire et qu’un énorme rat se baladait à nos pieds sans la moindre gêne.

J’ai été aussi marqué par Rodolphe, même si je n’appréciais pas forcément le « voyou »qu’il était en partie. Mais lui était attachant à plusieurs titres. Il était drôle et avait le coeur sur la main.Un soir, il fit un « casse » dans la caisse du centre qui l’hébergeait parfois. Le lendemain il arrosait généreusement tout le quartier ou prêtait de l’argent avec le fruit de son larcin. C’était tout Rodolphe!

Aussi Michel NOIRRET qui était (et est toujours) mon ami et dont j’appréciais le talent injustement oublié par le milieu du show bis parisien et exilé en Belgique!

Bien sûr, toi aussi Jacky, inlassable animateur et toujours souriant et tellement présent!

Un mot chaleureux pour Claude DEJACQUES, remarquable directeur artistique de chez Philips et que j’appréciais beaucoup dans le travail, mais aussi à la Scala oû l’on se fréquentait « autrement »!

Aussi notre amie commune, la remarquable  Moustique qui faisait partie des espoirs de la chanson, au caractère vif, mais à l’amitié indestructible.

Je n’oublie pas, non plus, François DANTAN, un ingénieur du son que j’avais amené à la Scala et avec lequel j’ai écrit quelques chansons, lui la musique et moi les paroles. Entre parenthèses, mon métier de photographe ne m’a rapporté qu’une relative aisance pécuniaire. Ce qui m’a toujours intéressé dans ce métier, c’est la LUMIERE! J’ose penser que tout photographe devrait, à la longue, finir comme poète, acteur ou écrivain!

Et puis, bien d’autres « phénomènes » aux quels je pense et qui m’ont également marqué! Mais je ne veux pas être trop pesant!

Jacky et Denise, je vais vous faire un aveu: quand j’ai mis les pieds à la Scala pour la première fois, j’étais persuadé que je ne vivrais pas longtemps. (Deux ou trois ans!) Vous voyez l’âge que j’ai aujourd’hui et ce, malgré ma santé toujours vacillante.

Je pense sincèrement que c’est à vous et à la Scala que je le dois. Effet thérapeutique, je vous le disais!

Pour cela, je vous en remercie du fond du coeur!

Stan WIESNIAK. 

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