GRETCH Robert

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 26 novembre 2008

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GRETCH Robert

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Ces derniers temps, une bonne partie des « ex habitués »  et moi même, étions  perplexes, voire inquiets, parce que, depuis les années soixante dix, personne n’était capable de savoir ce qu’était devenu Robert!

On pensait qu’il se trouvait à l’autre bout du monde, dans le midi, qu’il s’était mis en retraite spirituelle, ou, horreur, qu’il n’était plus de celui ci, je parle de ce monde! Après de vains essais négatifs pour le contacter, Denise a eu la bonne idée de me faire concocter une lettre que j’ai expédiée à son nom, aux bons soins de la SACEM.

 Ô miracle! Vendredi, nous recevons un coup de bigo de Robert! Après les premières effusions et l’émotion qu’on imagine, il m’explique qu’il n’a jamais quitté la région parisienne!

Ca, c’est du Robert!!

Ce matin, je reçois une vidéo, Nouvelle émotion! La gueule de Robert plus de trente ans après! Mais, tout de suite, je reconnais le luron facétieux, qui, à l’époque, inventait n’importe quoi pour faire marrer le petit monde de la Scala et qui y arrivait très bien!

Avec Robert, nous eûmes, à l’époque, une réelle complicité et cela dura de nombreuses années! Au départ, nous n’avions pourtant pas la même « culture musicale ». Moi, c’était la vieille chanson fançaise, la tradition Brassens, Ferret, Brêl, le classique etc.. et lui, plus moderne, le country, Chet ATKINS etc..Ca ne nous a pas empêché de collaborer pas mal de fois! On était, tous les deux dingues du REVOX, la « Roll Royce » des magnétophones. On était devenus  les meilleurs clients de la  « boîte »  et les rois du « recording »,  spécialité de l’enregistrement dont pas mal de potes musicos et chanteurs profitèrent à l’époque!

D’ailleurs, les nombreux disques « pour l’image » que Robert produisit au cours de sa longue carrière, il les réalisa tout seul, en « bidouillant » génialement.sur son REVOX! A voir les résultats et les droitsd’auteurs, on ne peut que lui tirer son chapeau!!

Savourons, avec beaucoup de gourmandise, le retour de  Monsieur Robert GRETCH, icône incontesté, s’il en fut, de la Scala!

                                                                      

                                                       roberten2007.jpg  

                                                                                   Toujours ce sourire!

Bonjour, Jacky.

Bonjour, Denise.

Bonjour, Alain.

Bonjour, Manou.

Bonjour, Gabriel.

Bonjour, Sammy.

Bonjour tout le monde!

Hum, une partie de la famille est réunie! Bon, et bien alors, on va parler du passé, évidemment. J’espère que tout le monde va bien…..

Oui, cest bien!

Ah, que de choses on a encore à se dire! Oh là là, ces souvenirs et tout ça! Alors, pour le blog…(de foie gras), je vais te dire verbalement. Tout ce qui t’intéresse, tu l’écriras.

La Scala…que dire sur la Scala! Y’a tellement de choses à dire! C’est même pas croyable! Sais tu, Jacky, comment je suis venu à la Scala, pour la première fois? Ben, c’est grâce à Sammy. C’est le premier de toute la bande que j’ai connu. On allait en classe ensemble, j’avais neuf ans! Alors, tu vois, ça fait une paye! Et après, je l’ai revu au « Vert Galant » en 1955, il jouait déjà, avant que je parte à l’armée. Quand je suis revenu, il m’a parlé de la Scala. Il y avait Alain, Manou, Gabriel, et puis je jouais avec le groupe « Taxi ». Il y avait CARLOS, aussi, qui venait faire le boeuf avec nous.

La première fois que je suis venu à la Scala, c’était en 1960.

Alors, la Scala, quoi dire? C’était un endroit magique. C’était une pépinière qui fabriquait des personnages. Parce que, quand tu entrais à la Scala, tu n’étais rien du tout, puis tu faisais des connaissances et tu devenais un personnage important. tous les gens qui fréquentaient la Scala étaient des personnages. Oui, il y avait une panoplie, un éventail de personnages absolûment ahurissants!

Oh là là! Ce qu’on a pu se marrer, hein, Jacky?

Et le disque avec JIJI, le père Raymond LEGRAND et son bon à rien de fils (le frère de Michel LEGRAND, note de Jacky). On a été à Bruxelles pour enregistrer le disque et tout le tralala!

Et Bernard, « le quépa, le quépa » (intraduisible, note de Jacky), qui s’est fâché pour une connerie, tu te rends compte un peu? Quel idiot! Je l’ai revu, vendant des bouquins sur les quais.

Oh là là, Roger DELVOYE, aussi, je l’ai revu à Chevilly, y’ a pas mal d’années, peu avant sa mort! Son ménage n’allait pas fort. Enfin, c’est la vie!

Que dire encore de la Scala? C’était formidable, quand j’y pense. C’est le seul endroit qui m’a vraiment marqué!!

Tu te souviens, notre  disque avec DELACOUR, Montparnasse 2000, et tout ce qu’on a pu faire ensemble dans le métier!

Ah! Il y a une ou deux petites « choses » qui me tiennent à coeur et que je voudrais te dire!

 Je connaissais Jacques DUTRONC de longue date, ainsi que son copain, Hadi KALAFATE, un bassiste. DUTRONC était sous directeur artistique chez « Vogue »  et nous devions collaborer, avec Jacques, au disque que devait faire KALAFATE! Le jour de l’enregistrement, Adi,complètement aphone, fut remplacé au pied levé par… DUTRONC!! Résultat: « Et moi et moi, 500.000 disques vendus!! Et  KALAFATE oublié! Il faut dire que lui et DUTRONC étaient venus des quantités  de fois à la Scala, où on était aux premières loges pour suivre tout ça!! C’est chez « Vogue » que j’ai rencontré Jiji et l’ai présentée, par la suite à toi, Jacky. On voit que tous ces évènements étaient liés et que la Scala fut un véritable tremplin pour tous ces inconnus de l’époque!  Quant à moi, je vous fais une révélation: je suis un des tous premiers, en Europe, en 1950, à avoir prononcé le mot de « rock and roll », sept ans avant la vague qui allait bouleverser le monde tranquille de la bonne chanson française. Ah oui, aussi! Je suis certainement le premier à avoir cité le nom de Chet ATKINS! Le reste c’est du détail, mais qui a son importance: je découvrais le 25 centimêtres de « Tenesse jamboree, Merle TREVIS (disque « Capitol »), avec « riddin to Santa Fee. Le premier était « Lester POLFUS », au piano « Red PERRYMAN et surtout les « Esquire boys », en 49! Pour la Scala, je n’ai pas de mots à trouver, mais tout ça, c’est tellement présent dans ma tête, mais maintenant qu’on s’est retrouvés, c’est formidable!

Bon,  je vais prendre ma guitare (toujours une GRETCH, note de Jacky), et je vais jouer quelques petits morceaux pour vous, ça va nous remémorer des souvenirs!!

Je vous embrasse tous et, peut-être à bientôt

 Robert. 

                                                                             *

Tiens, Robert, je pense que ça va te faire plaisir!

                                                                                 

                                                          « Cinderella »,

                               paroles J. SCALA, musique R. GRETCH

…et te refaire plaisir.

Tu te rappelles le générique que tu composas pour  une une émission de télé d’Alain PUJOL, émission qui s’appelait: « Prétexte »

                       

                                                                « Prétexte » 

     *             

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          *               

La période « vampire » du sieur  GRETCH. Il y en eut bien d’autres!

Il n’y a aucune raison qu’on ne se marre pas encore un peu! Hein, Robert?

                                                                             *

                                                         

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