DUCHESNE MOUSTIQUE

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 5 septembre 2008

 

Chanson de Normand BAILLARGEON, interprétée par Jean CUSTEAU

Artistes québéquois, Auteurs, Compositeurs et Interprètes.

En hommage à notre Moustique

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      DUCHENE Moustique         

                              

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Nous recevons, pour notre plus grande joie, un témoignage, et pas n’importe lequel, de  Moustique!

Du fin fond de son Canada natal, pardon, de son Québec natal, elle nous rapporte, après tant d’années, un parfum d’accent et un énergique tempérament de fonceuse, qu’apparemment elle n’a pas perdu!

Alors, ouvrons bien nos écoutilles: Moustique est revenue!

*

C’était en octobre 1961. Alors que j’habitais et fréquentais Montmartre, Bénito MERLINO, 1m90, cheveux hirsutes et charbonneux, est venu me faire la bise. Nous avions fait, tous les deux, l’école de Jacques CANETTI. Il fréquentait la Scala et, m’en parlant avec tant de chaleur, je lui demandai de m’y emmener!

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Bénito MERLINO 

                                                          Un sacré tempérament de sicilien,

                                          chanteur du folklore de sa région, tombeur de filles…etc

Nous poussons la porte. Une brume pas possible, que dis je, un « smog », un monde fou, entre dix huit et trente ans.Juste à gauche, en entrant, une petite lampe qui diffusait une lumière dorée et un homme de trente cinq ans, Jacky. Au coin du bar, un ancien: Pâris ZURINI.

C’était la première fois de mes dix années à venir, dans cet endroit où j’allais découvrir des créateurs, des poètes, des musiciens, des peintres et une place d’artiste.

A la Scala, Jacky nous reçoit avec un sourire et une chaleur formidables.J’avais déjà un petit nom: »Moustique », grâce à un premier rôle dans une série télévisée à l’ ORTF.

Jacky, auteur, compositeur, interprète, chantait et tout ce petit monde écoutait religieusement. Puis il cédait sa place à tous ces jeunes talents qui s’essayaient et débutaient.

Tous des petits génies, bien sùr! J’en faisais partie, évidemment!

Je venais de trouver le milieu propice et formidable, une famille, en somme, des jeunes de mon âge, sur le sol français et à Paris! Nous vivions tous ensemble, nous chantions, sous l’aile de Jacky.

Denise, à l’époque, descendait passer quelques soirées avec nous, elle écrivait des textes de chansons que Jacky mettait en musique.

Je me suis installée dans ce confort d’amour et d’affection, même si j’avais une famille adoptive, chez Ginny,  Francis LEMARQUE et leurs enfants Danielle, Stéphane et Michel.

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Francis LEMARQUE

A la Scala, je ne me suis jamais sentie ni seule ni « importée » du Québec.

On aimait la vie, on vivait nos peines d’amour, bien sùr, sous la coupe de Jacky! 

En mai 68, la Scala était devenue un point de chûte oû nous nous cachions pour éviter les poursuites des CRS. Une nuit, Jacky fut embarqué. L’inquiétude s’installa. Puis il est revenu deux jours après.

Pas mal de nos copains se sont fait massacrer pendant cette période de notre vie!A l’époque, pour venir à la Scala, on marchait vingt  kilomètres par jour!

Quelques années auparavant, une petite escapade, que j’appellerai « l’exode de Jacky », s’est produite, en plein milieu de mes dix années de Scala. C’était entre 64- 65. C’est alors que nous sommes devenus des orphelins et orphelines de notre « gourou ». Il y avait, à la Scala, un bordel pas possible. Nous avions perdu nos repères. Denise me demanda de la seconder pour essayer de remettre les choses en place, mais jamais nous n’avons pu remplacer Jacky. A cette époque, je faisais la première partie de Francis LEMARQUE à Pacra. Mon premier grand spectacle dans une grande salle parisienne! Je me souviens qu’ un soir, tous les copains et copines de la Scala sont venus m’encourager.C’était aussi une surprise, que Jacky, à son retour, avait gentiment organisée pour moi! C’était aussi la mort d’Edith PIAF, mon idole, elle était partie pour le pays des baladins                                                 

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                              Ma chère Denise, mon cher Jacky, voici, sans poésie, sans littérature et en toute simplicité, ce que je retiens de la période la plus importante de ma vie à Paris, et vous en êtes, tous les deux, responsables!

J’ai, de cette époque et de notre amitié, retiré toute la poésie et l’amour essentiels qui m’ont permis de continuer et d’avancer.

 C’est en pensant à vous que j’ai , quelques années plus tard, ouvert au Québec, une boîte à chansons, qui s’appelait « la boîte à Mousse »,en essayant de reproduire cet esprit de fraternité unique qu’était la Scala! 

Ai je réussi à faire aussi bien, je l’espère, car j’avais été à bonne école.J’avais ainsi permis d’offrir aux jeunes artistes du Québec, un hâvre chaleureux, à l’image de la Scala.

Je me sens, aujourd’hui , faire partie, pour toujours, de votre grande famille.

Je vous aime pour l’éternité!

Moustique.Mousse.

*

Reçu de notre Mousse, ce charmant message du 22 09 2009!!!  C’est-y-pas mignon ça??

 moustiquereule22092009.jpg 

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Et puis tiens! Un beau cadeau de Moustique:

« Je serai ton rivage »

Elle a écrit les paroles, la musique et elle chante! (Pour nous)

 

 

 

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