MEDA Michel

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 27 mars 2009

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MEDA Michel

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Michel était un dandy, doublé d’un aventurier sympathique. Quand il a rappliqué à la Scala, il a, tout de suite  mis les pendules à l’heure. Malgré la « nostalgie » qu’il disait ressentir du « lointain sud » qu’il venait de quitter, il m’a tout de même dit: «  Je suis venu à Paris,pour réussir. J’épouse la fille d’un industriel, j’emprunte au beau père une somme d’argent pour monter mon affaire. Puis Je rends l’ argent, et vogue, la galère! » Boutade? Peut-être! C’est, tout de même, ce qu’en gros, il a fait, le bougre! C’était dit sans forfanterie aucune, sans le désir de se montrer prétentieux!  Simplement, parce qu’il savait, peut-être,  que ce serait comme cela et pas autrement!  Il a créé une affaire de prêt à porter: « DONOVAN » qui a super bien marché! Il a fabriqué des jeans très tendance qui , à l’époque, ont eu beaucoup de succès et qui lui ont rapporté pas mal d’ argent et de satisfactions, je crois!

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Par la suite, il s’est lancé dans des aventures internationales, de natures différentes, mais il revenait toujours à la Scala, malgré son goût pour les boites « à la mode », style: tu mets une étiquette à mon nom sur une boutanche de whiky, le plus cher de préférence »! Mais chez nous, le « dandy » avait la délicatesse et l’amitié de faire comme tout le monde, d’autant plus, que du whisky, il n’y en avait pas toujours! Il lui arrivait, parfois, de louer un jet et partir deux ou trois jours au Japon ou je ne sais oû, simplement parce qu’il disait « s’emmerder » à Paris, mais, je crois, jamais à la Scala. Lui aussi, même s’il ne faisait pas partie des « baladins », souvent désargentés, il les fréquentait  avec beaucoup de simplicité et d’amitié partagée. C’ était ça, aussi, la Scala, une famille hétéroclite, voire disparate, mais, qui, néanmoins, formait un tout homogène et humain!

Et puis, il faut le dire (mais je crois que je l’ai déjà dit), entre Michel et moi, ainsi qu’avec Christian MARCANTETTI, il y avait cet attachement à notre origine méridionale, un peu bébête, je le concède, mais qui n’a jamais cessé, même après la fermeture de la Scala. La preuve, on se voit toujours!

Ah, j’oubliais: il était et est toujours, un grand tombeur de « nanas » et devant l’ Eternel. Si Michel n’était pas ce personnage qui plaisait tant, à la Scala, il aurait fallu l’inventer!

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Saluti, miou amiqué!

Est ce que ces quelques lignes te conviennent? J’aurai, dans quelques jours, une photo de l’époque et une actuelle.(Aïe aïe aïe!!…)

La Scala retrouvée!

Dans le fond, il n’y a que 42 ans!…Je n’en avais que 23, mais ma vie venait de changer. Après une enfance, une adolescence et une jeunesse joyeuses, à Nice, dans cette région bénie, où le soleil et les copains, avé l’assent, ne m’avaient jamais quitté. 

Je venais de me marier, j’allais avoir un enfant et je devenais « commerçant » à Paris, capitale!

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Même si j’avais de quoi m’occuper , dieu sait comment me manquaient la mer, les cigales, les filles et les déconnades entre amis. J’avais presque envie, parfois, en voyant une voiture immatriculée 06, de dévisser la valve d’un pneu, pour respirer un peu d’air de Nice!

Un soir, j’allais voir le frère de l’un de mes potes niçois, qui lui, habitait Paris depuis quelques années.C’était Didier TRINH DINH; il fabriquait des guitares, dans le Marais. Constatant ma profonde nostalgie, il m’emmena prendre un verre « dans, me dit il, un endroit sympa, où on acceptait même les niçois! »

Sitôt dit, sitôt fait.et la Seine traversée, on arrive dans une rue, en face du Jardin des Plantes, vers Jussieu. Il pousse la porte (sans vitrine) d’un bistro presque clandestin: la Scala! En entrant derrière lui, j’entends un air de guitare et une voix chaleureuse qui dit: » oh, mon petit Didier! » Et puis, m’apercevant, : » Allez les pitchouns, asseyez vous! » Didier me présente à Jacky: « Je t’emmène un copain! Il est niçois », et Jacky: « Nul n’est parfait! »

Ensuite, s’adressant à moi, : »Comment tu t’appelles, gari!? »  « Gari », en niçois, ça veut dire: rat, mais c’est un surnom affectueux qu’on donne aux amis! L’accent me ramène, en une seconde, à mille bornes vers le sud!!

C’était Jacky, c’était la Scala, j’avais trouvé le remède à mon spleen parisien! La Scala devint ma maison, mon coin, mon endroit de rigolades, de tournées et de joyeuses rencontres. Jacky m’adopta et nous partageâmes les fou rires, les blagues et les réparties, qui fusaient  à la Scala! On n’hésitait devant rien et on pouvait rire de tout.

Et Denise, sa femme, vite devenue, aussi, une amie et une confidente. Plutôt réservée, pleine de culture et d’attentions. C’était notre « mama », celle à qui on pouvait confier ses états d’âme, ses peines ou ses joies de coeur, car, à cette époque, les filles, ce n’est pas ce qui manquait! Qu’elles étaient drôles et jolies les filles de la Scala! 

La Scala aurait du s’appeler: »la smala », c’était toute une tribu qui avait trouvé son camp! Le droit d’entrée, c’était le sourire et l’humour!

Merci, Jacky, merci, Denise, merci, les filles, merci, les copains et merci au Paris de l’époque « Scala! »

Michel J. MEDA 

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En octobre 2009, chez Christian MARACANTETTI, à SAINT MAXIMIN, retrouvailles avec Danielle KORB LEMARQUE  (Dominique, une amie de Christian) et derrière, Michel MEDA.

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  Christian charme Denise et Dominique!

 

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