MARCELITO

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 30 janvier 2014

MARCELITO

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MARCELITO

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Dans la première partie des années soixante, Pâris ZURINI (voir à ce nom), après avoir ouvert, à côté de chez nous, l’ « Inca », restaurant de spécialités végétariennes, y avait attiré pas mal de sud-américains, notamment des chanteurs-guitaristes. Ces derniers  étaient, pour la plupart, originaires de la Cordillière des Andes, qui, comme on le sait, sont riches d’un folklore fait de rythmes endiablés et de mélodies exceptionnelles! Après avoir dégusté, chez Pâris, un bon « falafel » ou un « couscous sans viande », ces artistes ne manquèrent pas de débarquer, tôt ou tard » à la Scala! Ce fut le cas de MARCELITO, chanteur guitariste décidé et plutôt original. Dès son arrivée, il se mit à entonner, d’une voix forte et convaincue, des chansons, dont le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles ne parlaient pas spécialement d’amour ou de romantisme! On s’aperçut très vite que le thème de ses chansons se limitait à un seul sujet: la réforme agraire! Si le thème de ses chansons était toujours le même, la musique variait d’une chanson à l’autre. MARCELITO y mettait tellement d’ardeur et de passion contestataire, jusqu’à la caricature, pestant contre les riches responsables de tous les malheurs, (ce qui n’était certes pas totalement faux), qu’à la longue, cela devint, à la Scala, une raison, bonne ou mauvaise, d’en rire! Surtout que MARCELITO semblait ne pas s’apercevoir que ces moqueries, plus bébêtes que méchantes, s’adressaient à lui! Cette « réforme agraire », très politico-sociale, consistait à redistribuer à des pauvres gens, des terres cultivables. Cela venait à la suite du colonialisme et de la révolution industrielle. En fait, le sujet n’avait rien de drôle. Pourtant, à la Scala, cela devint une habitude! Chaque fois que MARCELITO y mettait les pieds, il y avait toujours un Manou ZURINI, son frère Gabriel, Jacques GODREUIL dit « Béru », Jean Michel GIORGI, Rodolphe KARSENTY  dit « Bouboule », ou autre François KELLER, dit « la gonfle », pour lui demander de chanter la « Réforme agraire ». Et l’assistance de rire sous cape! Pour tous, ce n’était qu’un jeu propice à s’amuser aux dépens d’autrui! MARCELITO en souffrit-il? Rien n’est moins sûr! Il est arrivé quelques fois que la Scala accueille des personnages originaux et hors du commun, voire un peu naïfs! Certains devenaient vite des « têtes de turc ». Mais cela ne durait jamais longtemps! En tous les cas, cela ne nous empêche pas de garder de MARCELITO (et de quelques autres), un souvenir à la fois ému et amusé!


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