LECOMTE Henri

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 12 janvier 2011

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LECOMTE Henri.

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Le quartier en 68 (En attendant une photo d’Henri)

On ne  pourra certainement pas reprocher aux membres de la grande famille de la Scala, d’avoir été uniformes! Pourtant Henri LECOMTE (à ne pas confondre avec le tennisman) en avait un, d’uniforme et pas des moindres! Il était O.P. Pour les ignares, dont vous n’êtes certainement pas, c’étaient les initiales  d’ « Officier de Police »!. Nous nous étions connus, avant la Scala,  dans le cadre d’une association « humaniste ». Que l’on ne ricane pas! Henri était un homme très cultivé, généreux et surtout…poète!

 Un soir, un car de police s’arrête devant la porte. Entre un officier de police  que je reconnais sur le champ, comme étant l’ami Henri LECOMTE! Un peu surpris, je lui demande ce qu’il fait là et en grand uniforme, encore! Après nous avoir embrassés, Denise et moi, (devant tout le monde), il nous dit qu’il a été muté dans le cinquième arrondissement et qu’il a appris que c’était nous qui tenions la Scala. Puis, sans crier gare, il se met  à déclamer à la cantonade des vers de Rimbaud! Je ne raconte pas la  surprise des habitués devant cette intrusion policière mais néanmoins pacifique!

Henri est revenu maintes fois, en « voisin », avec toujours le car stationné devant la porte et « ses hommes » qui attendaient patiemment! On prit l’habitude de l’entendre déclamer de la poésie et même certains habitués lui en redemandaient. Il devint, ainsi, un habitué incontournable, j’oserais dire à part entière.

Des anecdotes le concernant, il y en a pas mal. L’une est particulièrement savoureuse. Un soir qu’il était en congé et donc, habillé en civil, il me demanda de lui prêter notre « mini car » aménagé. Il faisait nuit et comme il n’arrivait pas à démarrer, à ce moment là, se pointe un car de police d’oû en descendent ses propres hommes, qui, ne le reconnaissant pas, ont failli l’embarquer, avec, au final, des « excusez nous, chef, excusez nous, chef  » qui n’en finissaient plus! Et nous, derrière la vitrine de la Scala, on était morts de rire!

En mai 68, il rappliqua souvent à l’improviste, au grand dam des nouveaux venus, mais vite rassurés, quand il se mettait à débiter ses poèmes! Car il en écrivait, aussi! Quand il lui arrivait de venir en civil, cela, curieusement, déplaisait à certains. Il fréquenta la Scala pendant pas mal de temps et se fit des amis parmi des gens très différents, et surtout chez les « artistes »!

Je le disais au début, la « famille Scala » était, au fond, très éclectique! Henri en fut la preuve éclatante!

Nous en gardons un souvenir ému et chaleureux!

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