SAMMY Jacques

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 16 juillet 2008

 *

 SAMMY Jacques

*

sammyjacques2.jpg

*

« AGNES DU PASSE » de et par Jacques SAMMY

*

Un des nombreux soirs où SAMMY chantait, arrive Johny HALLIDAY, qui n’avait pourtant pas le profil du lieu, mais qui était amené par un de ses musiciens, l’ami Ezra, qui  lui, en revanche, était un habitué de la Scala. Etait ce le fait de l’ambiance confidentielle, probablement inhabituelle pour lui, pendant une bonne partie de la soirée,  Johny sembla fasciné par la « prestation » de Sammy, qui, imperturbable, continua à chanter comme si de rien n’était! C’était tout Sammy: l’art de se donner en spectacle et en même temps une réelle authenticité qui rendait le personnage  attachant et unique. N’est ce pas, les « libellules »?

Voilà ce qu’il a pondu pour le blog:

*

Après tant et tant d’années d’une vie menée tambour battant, pleine de hauts et de bas, de rencontres avec des hommes et des femmes, des animaux, des pays qui m’ont apporté le plaisir d’être sur terre, d’apprécier la vie avec tout ce qui la caractérise, la musique, la peinture, l’amitié, l’amour, la belle nature…les bonnes tables, les bons vins…

En cette année 2008, les souvenires défilent en moi…

Quelques fils d’argent se sont glissés en douceur dans ma toison blonde. J’ai toujours, d’après mes amis, « bon pied bon oeil » et ma voix est toujours là, calme et posée, accrochée aux cordes de ma guitare. Mes chansons, qu’on dit belles, sont toujours empreintes d’une nostalgie indélibile qui m’aident à tenir mon rôle de Troubadour des temps modernes…

En ce beau matin de juillet, une pensée me revient. Sur la terrasse de la maison briarde qui me voit  et m’entend vivre actuellement, tout en regardant les vieux murs et leurs belles pierres, sous le regard attentif de ma petite chienne, je repense en fermant les yeux à ce petit bistro, lieu magique, s’il en fut, niché au coeur du quartier Latin, à deux pas du Jardin des Plantes et de la place de la Contrescarpe.

« La Scala », c’était son nom, fut témoin d’une tranche de ma vie, bohème, aventureuse, pleine d’impérvus, où l’insouciance du lendemain prédominait.

C’était un petit bistro avec une devanture vitrée. Quand on ouvrait la porte, on trouvait le comptoir, pouvant tenir 5 à 6 personnes, où se tenait amarré, debout et tous les soirs, Dédé FITOUSSI, qui parlait peu mais scrutait entendait tout, riait de tout, son éternelle cigarette au bec, un des plus fidèles habitués!

Sur la droite du comptoir, une rangée de tables en bois, qui n’étaient plus de la première jeunesse! Dans le fond, la petite salle s’élargissait, témoin de parties d’échecs ou de « boeufs » mémorables, le tout éclairé en demi teinte, mais suffisamment pour que l’on puisse se voir d’un bout à l’autre de la salle.

Toujours en fermant les yeux, je revois Denise et Jacky SCALA, les maîtres du lieu  et aussi l’âme de cet endroit chaleureux et convivial, où les artistes débutants ou confirmés, se retrouvaient pour recharger leurs accus, se refaire une santé morales et physique, se restaurer à côté, pour pas cher, chez Pâris à « l’Inca », restaurant original et végétarien.

Le défilé est très long , de toutes ces filles et ces garçons, dont je revois aujourd’ hui les visages, tous croyaient en eux, en la gloire…  Autour d’eux, plein d’envie et d’admiration, se tenait une faune de jeunes gens, car c’était toujours plein comme un oeuf à la Scala, amateurs de chansons, de poésie,  voire d’échecs ou simplement d’amitié…

Et de guitare classique! Ah! mon ami , Roger DELVOYE, qui avait le talent d’un concertiste, mais qui était propriétaire d’un trac maladif!

Et Jean François MASSON, ceinture noire de judo, à la taille d’un rugbyman, qui jouait de belles études de Villa Lobos et beaucoup d’autres oeuvres, avec ses grosses mains, j’en restais rêveur! 

Les guitaristes flamenco ou sud américains, différents de notre musique, qui nous ravissaient de leur son et de leurs chansons…

Pépé TOVAR et son refrain préféré: « Yacky, oun pitit cougnac ou yé né you plous! »

Les frères ZURINI se déchaînaient sur leurs guitares. Manou, et surtout Gabriel, étaient imbibés de folklore de musique latine et se défendaient bien dans cette discipline. Quelquefois,une « quéna » (petite flûte des Andes) ou un « charango » (petite guitare en peau de tatou) venaient soutenir les guitares!

Je pense aussi à mes deux complices et amis, Lucien FOUCARD et Claude PRECHAC, dit « petit Claude »,  merveilleux guitaristes de jazz!

                karsentyrodolphe.jpg                            

                       Rodolphe avec Sylvie et la fille de la concierge

Rodolphe, petit et rond par la taille mais grand coeur, que nous avons « sorti » de Montparnasse (avec mon frère de galère Charly dit « le genevois »), Rodolphe, qui a aterri un soir à la Scala et qui m’imitait si bien, tout en faisant généreusement boire et manger plus d’un copain, en déliant souvent sa bourse!

Et les étudiants de la fac de médecine qui faisaient, o combien, partie de notre « public »et qui n’étaient pas avares d’applaudissements!

La Scala était pleine de gens talentueux, et ce, dans diverses branches et styles, mais tous étaient amis!

Après avoir chanté dans différents cabarets, pour assurer  »la matérielle », je me retrouvais chez Denise et Jacky qui m’accueillaient toujours le sourire aux lèvres, dans une ambiance fraternelle. Là, je prenais place au milieu de joueurs d’échecs, comme  » le beauf« , Vitold, Robert HANNA ou le guitariste Yono BERNARD, avec lesquels je suis resté ami au fil des années.

Gràce à tout cela, on peut dire que la Scala était beaucoup plus chaleureuse que les cabarets « officiels »!

Les années passées dans ce lieu magique sont à jamais gravées dans ma mémoire, indélibiles…

Aujourd’hui, quand je repasse devant l’endroit où se tenait la Scala qui fut un des témoins de ma folle jeunesse, mon coeur bat la chamade et, en fermant les yeux, respirant très fort, je me remémore les bruits de fond, d’ambiance, de guitares, et je m’écoute chanter, entouré d’une foule d’amis, « file la laine »reprise en choeur par tous…….

 sammyjacques1.jpg 

Jacques SAMMY

L’or n’était pas que dans ses cheveux!

*

sammyjacquespochettedisque.jpg

« LE RENDEZVOUS DES AMOURS MORTES » de et par Jacques SAMMY

Extrait du CD « Paris rive gauche

*

 SAMMY Jacques dans SAMMY Jacques SAMMY-Décès

  SAMMY-Jacques-Article-nécro-le-vantar dans SAMMY Jacques

Publié dans SAMMY Jacques | Commentaires fermés

 

SAUVONS NOS ECOLES ! |
On nous prend pour des cons! |
En construction |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Délices et Saveurs
| La légende de Fecinu
| laroquebrou