HILLER Eugène dit le baron Eugelico DI LIMA

Posté par LA SCALA RETROUVEE le 21 juin 2011

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HILLER Eugène dit « le baron Eugelico DI LIMA » 

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Photo de notre ami Alain HEISSE.(1968, à Saint Tropez)

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Quitte à passer pour un méridional exagérateur ou mythomane, j’affirme qu’ Eugelico DI LIMA fut un personnage inouï à plus d’un titre! De plus, je ne suis pas le seul et de loin à penser cela! D’origine Suisse allemande (de Bâle, exactement), dont il avait le parler rocailleux et un accent indéfinissable, le « baron DI LIMA  promenait, avec une nonchalance qui se voulait aristocratique, un corps maigre et anguleux. Habillé de vêtements colorés, chaussé de bottes façon chevalier, le cheveu en bataille et très long! Il collectionnait avec passion les  cannes à pommeau d’or ou d’argent, qu’ il changeait pratiquement tous les jours. Il avait toujours l’air de recevoir, à la Scala ou ailleurs, « ses sujets », avec une certaine majesté qu’il avait mise au point. Il se partageait entre l’hiver à Paris et l’été à Saint Tropez ou Juan les Pins. De quoi vivait il exactement? On ne l’a jamais vraiment su. C’est, d’ailleurs ce « mystère » qui faisait son charme dont il usait abondamment! On disait qu’il avait hérité d’un confortable magot, grâce à une  baronne beaucoup plus âgée que lui et avec laquelle il avait vécu quelques temps et qui payait, bien sûr, toutes les notes d’hotel de Monsieur et autres dépenses princières! Héritage  qui lui permettait, semble-t-il, d’inviter royalement pas mal de monde, amis ou inconnus. Car il était fort généreux! En fait, sans être certain qu’il en vivait vraiment, DI LIMA, était, parait il, un excellent peintre. (Voir ce qu’en dit plus bas, notre ami  Alain HEISSE). Celui ci, qui l’a bien connu, affirme qu’il avait créé, auparavant, « Expression libre« , une sorte d’école de peinture dont il ne parlait jamais. 

DI LIMA fréquentait, entre autres mondanités parisiennes de la rue, le fameux Aguigui MOUNA, qui, en son temps, eut son heure de gloire. Mouna fut souvent présent au quartier et notamment à la faculté de Jussieu, à deux pas de chez nous. DI LIMA n’allait donc pas très loin pour le rencontrer. Mouna  passa quelques fois à la Scala, perché sur son tricycle orné d’un immense téléphone rouge. Mais ça, c’est une autre histoire!  

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Qu’il me soit permis d’évoquer à nouveau, tous ces gens  uniques qui venaient se fondre dans un esprit typiquement Scala, sans pour autant perdre leur originalité! On peut mettre dans la même catégorie que « le baron », quoique dans des registres différents, Rodolphe KARSENTY, Guy LARRAS, « CHICHOUNE, XHEMIL, DARY et quelques autres, qui ne se sont pas forcément connus, ne venant pas à la même époque. Mais, comme le dit Alain HEISSE, « on se serait cru, parfois, dans un film de Fellini!  »

Pour en revenir à DI LIMA, voici comment Alain le voit et en parle après tant d’années:

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Ah oui, j’allais oublier! DI LIMA se baladait toujours (aussi) avec une multitude de bagues passées à tous les doigts de ses mains. C’est pour cela que je l’avais surnommé « bagouse »! Il ne les fabriquait d’ailleurs pas, mais en faisait, parait-il, un trafic commercial douteux entre l’Afrique et la France. Mais cela, est ce encore une légende? 

Mystère!

En tous les cas, un sacré personnage ce « baron » DI LIMA qui en a marqué plus d’un à la Scala!

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